Accueil -> Actualité -> Récentes mises à jour

Les récentes mises à jour

  • Parution d'un nouvel ouvrage



  • nouveausite.JPG Nouveau site internet de la société
    Cliquez sur ci-dessous pour accéder au lien

    Retrouvez nous sur notre nouveau site internet :

    [lien url=\"http://histoirecompiegne.fr/"]http://histoirecompiegne.fr/[/lien] 2020, 0p.

    0.00€

  • Décès de Pierre Arches [1931-2020]
  • L'historien Pierre Arches, ancien président de la Fédération des sociétés savantes et culturelles des Deux- Sèvres, s’est éteint le mardi 2 juin 2020 dans sa 89e année. Ancien professeur d’histoire-géographie au lycée Ernest-Pérochon à Parthenay, Pierre Arches a été président de la Société historique de Parthenay et du Pays de Gâtine, de 2004 à 2014, et de la Fédération des sociétés savantes et culturelles des Deux-Sèvres, de 1999 à 2009.?On lui doit de nombreux travaux notamment sur Parthenay et les Deux-Sèvres, son département d’adoption. Il est l’auteur d'une thèse intitulée Les Deux-Sèvres (XVIIIe-XIXe siècles) : société, économie, vie politique.

    Son décès nous a été annoncé par le professeur Jean-Marc MORICEAU, Président de l’Association d’Histoire des Sociétés Rurales (AHSR), dont il avait été un des premiers membres. Pierre Arches était aussi de longue date un correspondant assidu de notre Société d’Histoire de Compiègne et abonné à notre revue, qui a rendu compte des publications qu’il nous a fait régulièrement parvenir.

    Bibliographie indicative de Pierre Arches

    La Garde nationale de Montauban aux débuts de la Révolution, 22 juillet 1789 – mai 1790, DES Toulouse, dir. par Jacques Godechot, 1954. « Etude sociale d’un bataillon contre-révolutionnaire de la Garde nationale de Montauban, avril à mai 1790 », Actes du 80e congrès national des Sociétés savantes, Lille, 1955, Paris, CTHS, p. 163-169.

    « La Garde Nationale de Saint-Antonin et les fédérations du Rouergue et du Bas-Quercy (juillet 1789-juillet 1790) », Annales du Midi, 1956, tome 68, n°36, p. 376-390. « La garde nationale d’Albi et l’échauffourée montalbanaise du 10 mai 1790 », Actes du 11e congrès de la FSAS Languedoc-Pyrénées-Gascogne (Albi, 1955), Albi, 1956, p. 82-85.

    « La fête de la fédération en 1790 dans la commune de Montauban », Actes du 79e congrès des Sociétés savantes (Alger, 1954), Paris, CTHS, p. 93-102. « Révolution et contre-révolution à Saint-Paul (Pays de Foix) à la fin de 1789 », Annales du Midi, 1970, tome 82, n°96, p. 45-59.

    « Les origines du conventionnel toulousain Jacques-Marie Rouzet (1743-1820) », Annales du Midi, 1971, tome 83, n°104, p. 431-439. « La franc-maçonnerie à Montech à la veille de la Révolution », Montauban et le Bas-Quercy : actes du XXVIIe Congrès d'études de la FSAS Languedoc-Pyrénées-Gascogne et du XXIVe Congrès d'études de la Fédération historique du Sud-Ouest (Montauban, 1972), Albi, 1972, p. 260-270.

    « Parthenay au début de 1789 : problèmes politiques et économiques, la franc-maçonnerie », Bulletin de la Société historique et scientifique des Deux-Sèvres, 2e série, t. V, 1972, n°2-3, p. 98-127. « Parthenay en 1872. Une ville et son maire », Bulletin de la Société historique et scientifique des Deux- Sèvres, 8, n°124, 1975, p. 99-174.

    « La ligue des droits de l’homme et du citoyen à Parthenay et dans les Deux-Sèvres (1935-1936), Bulletin de la Société historique et scientifique des Deux-Sèvres, 1977, tome X, n°2-3, p. 353-395. « Champedeniers et les « réfugiés » sous la Révolution », Bulletin de la Société historique et scientifique des Deux-Sèvres, 2e série, t. X, 1977, n°2-3, p. 289-310.

    Grands notables du Premier Empire. Tome 17. Deux Sèvres, Paris, éd. du CNRS, 1988, 130 p. « La mort à Parthenay (1750-1780) : le problème des sépultures », Clepsydre, 1994, 1, p. 8-17.?« Au cœur d'une famille de notables parthenaisiens avec le Dr Hyacinthe Ledain (1795-1872) et l'historien Bélisaire Ledain (1832-1897) », Bulletin de la Société historique de Parthenay et du Pays de Gâtine, 2004, n°1, p. 15-52. Les Deux-Sèvres (XVIIIe-XXe siècles) : société, économie, vie politique, thèse, Tours, sous la direction de Claude Petitfrère, 2005, 2 vol., 124 f.


    par Jacques Bernet, Président d’honneur , publié le 08/07/2020




  • Notre nouveau numéro des AHC est disponible

  •  
    157-158 La Seconde Guerre mondiale dans l'Oise

    - Les évacuations

    - Récits d'Exode, mai-juin 1940

    - Souvenirs de Jean-Louis Morvan Compiègne/Gournay-sur-Aronde 1940

    - L'Oise au début de l'Occupation à travers les rapports du préfet Paul Vacquier

    - Les dossiers de la Cour civique de l'Oise (décembre 1944-septembre 1945)

    - Les troupes américaines dans le Compiégnois après la libération (1945-1947)


    N°157-158, Printemps 2020

    10€ + port 2€
    157-158


  • Samedi 04 juillet 2020 : Samedi 4 juillet 2020 à 14H, report de l'excursion prévue en mai
  • Visite de la Faisanderie sous la conduite de Jean-François Wattier, directeur de l’IME. Attention, le nombre de places étant limité, inscription obligatoire par mail à l'adresse shmcompiegne@gmail.com. Rendez-vous sur place.





  • La rafle des notables, Anne Sinclair, 18 mars 2020, Grasset
  • Le camp de Compiègne-Royallieu est familier des spécialistes et historiens mais reste inconnu du grand public. Outre la rareté des archives disponibles (la plupart des documents ayant été brûlés par les responsables allemands à leur départ), la plupart des publications est constituée de témoignages d’anciens détenus dont les souvenirs sont parfois influencés par les autres camps où ils ont été internés ensuite, Compiègne n’étant qu’une première étape d’une descente aux enfers . La première étude scientifique de ce camp est incontestablement l’ouvrage Frontstalag 122, Compiègne-Royallieu, Un camp d’internement allemand dans l’Oise, 1941-1944 de Jean-Pierre Besse, Beate Husser et Françoise Leclère-Rosenzweig.

    Le point de départ du La Rafle des notables d’Anne Sinclair est d’abord une enquête familiale sur son grand-père paternel, Léonce Schwartz. Il est l’un des 743 juifs français, chefs d’entreprise, avocats, écrivains ou magistrats, arrêtés par la Feldgendarmerie à Paris le 12 décembre 1941. 300 juifs étrangers prisonniers à Drancy complètent ces arrestations pour parvenir au quota du millier de prisonniers exigé par Berlin. Cette rafle « inaugurera » le secteur C du camp de Royallieu. Ces hommes devaient être déportés sans tarder, mais des problèmes de transports purement matériels (trains remplis de permissionnaires en cette période de fin d’année) retardent le convoi qui est repoussés à plusieurs reprises. Le « camp des juifs » commence à s’organiser et est officialisé le 10 février 1942. Les conditions de vie déjà initialement très insuffisantes se dégradent rapidement. Trois mois plus tard, le premier convoi de déportation emporte 1112 hommes à Auschwitz le 27 mars 1942. N’ayant que peu de documents ni de récits familiaux, Anne Sinclair s’appuie sur les témoignages des déportés et les dernières recherches pour faire revivre cette tragédie et l’enquête familiale se transforme en enquête historique. Elle se concentre sur ces trois mois de calvaire où la faim, le froid et la maladie sont omniprésents dans ces témoignages mais également la solidarité et la force pour survivre via l’organisation de conférences ou de concerts. Mais elle n’élude pas aussi les faiblesses humaines qui provoquent des vols et des bagarres et une certaine « lutte des classes » qui s’instaure entre les notables parisiens qui se voient avant tout français et laïcs et qui ne comprennent pas leur sort et les juifs étrangers moins favorisés résignés aux persécutions.

    Au cours de cette période, le « camp juif » voit néanmoins certaines libérations : 35 détenus juifs le 18 décembre 1941, 38 le 20 décembre et 58 le 13 mars 1942 considérés comme grands malades ; 178 détenus âgés de moins de 18 ans et de plus de 55 ans sont transférés à Drancy le 19 mars 1942 car jugés « inaptes au travail » mais déportés plus tard. Léonce est transféré à l’hôpital du Val-de-Grâce pour une « tachycardie ». Anne Sinclair ne sait pas comment il est arrivé avec sa femme Margot à en sortir et se cacher jusqu’à sa mort en 1945. Son enquête s’achève avec la ferme volonté de voir inscrit le nom de son grand-père sur la stèle de verre à l’entrée du mémorial de l'internement et de la déportation de Compiègne et d’honorer ainsi sa mémoire et de celle de tous ses camarades.


    par Céline Laurent-Reig, publié le 14/06/2020




  • Samedi 18 janvier, visite des archives municipales de l'ARC
  • Le samedi 18 janvier 2020, Frédéric Guyon, directeur des Archives municipales de Compiègne, de Margny-les-Compiègne et de l’ARC, nous a ouvert les portes du bâtiment implanté sur les Hauts de Margny.

    Nous avons suivi le chemin que prennent les documents, de leur arrivée à leur communication au public. Nous avons été amenés à mieux comprendre le travail de l’archiviste dont la première mission est le tri. La loi lui impose en effet de conserver un temps déterminé des archives dont certaines seront détruites en respectant une procédure minutieuse. Il en va ainsi de tous les supports, qu’ils soient papiers ou numériques. Certaines archives échapperont à la destruction, soit sous forme d’un échantillon représentatif soit en totalité. C’est un choix mûrement réfléchi car il ne permet pas de revenir en arrière.

    La présentation des fonds anciens a mis en lumière l’exceptionnelle richesse de Compiègne. Quelques chartes et leurs sceaux magnifiquement conservés ont suscité un vif intérêt tout comme un magnifique atlas de plans d’alignement de 1865, récemment restauré. Parmi les récentes acquisitions, on relève l’exceptionnel fonds Lecuru qui occupe à lui seul les rayonnages d’une pièce. Un rapide aperçu des legs des fonds Guillaume et Pillet Will suffit pour mesure l’importance des relations avec les particuliers pour accueillir dans les meilleures conditions les trésors des familles.

    Il reste ensuite à inventorier les liasses et les cartons, c’est une véritable course contre la montre qui obsède les archivistes, un tonneau des danaïdes capable de perturber le sommeil…

    La production exponentielle d’archives au XXe et XXIe siècles conduit à une saturation des magasins à l’horizon 2028 ! Le choix du bâtiment s’est révélé judicieux car jusqu’ici seule une moitié de sa surface a été aménagée.

    Nous remercions, une fois encore, Frédéric Guillon pour sa disponibilité et ses précieux éclairages. N’oublions pas, lorsque nous sommes en salle de lecture, le travail de ceux qui dans l’ombre donnent le meilleur pour que nous puissions effectuer nos recherches dans des conditions optimales.

    par Marc Pilot, publié le 08/02/2020




  • Points de vente de notre revue les Annales historiques compiégnoises
  • Notre nouvelle revue est en vente dans les endroits suivants :

    - à Compiègne : Office du Tourisme et Librairie des Signes en centre ville

    Tabac presse le 421, 104 Boulevard des États Unis

    Tabac presse le Lutécia, 173 Rue de Paris

    Maison de la presse la Civette de la Victoire, 2 Rue de Normandie

    Mag presse la Tabatière, 20 Rue Bernard Morancais

    - à Choisy au bac : Maison de la Presse, 7 rue du Général Leclerc

    - à Vieux-Moulin : La Popote, 20 rue Saint Jean

    - à Crepy en Valois : Librairie Majuscule, 1 rue Thiers

    - à La Croix-Saint-Ouen : Maison de la presse du Centre Leclerc .

    - à Noyon : librairie Dallongeville , 16 Place Bertrand Labarre


    par Webmaster, publié le 18/01/2020




  • Compte-Rendu de la réunion de bureau du 21 décembre 2019
  • Présents : Marc Pilot, Jacques Bernet, Margaux Guilbert, Rémi Hébert, Morgan Hinard, Céline Laurent-Reig, Christian Max, Jean Polak, Vincent Reig.

    Absents excusés : Olivier Koval, Frédéric Guyon, Alain Bernard, Bertrand Brassens, Antoine Torrens.

    Conformément à l’ordre du jour, les points suivants ont été examinés :

    • Situation administrative consécutive à la récente A.G. : les modifications ont été enregistrées et le conseil d’administration est au complet. Demande agréée de Christian Laude pour assister aux réunions du bureau à titre uniquement consultatif.

    Reste à opérer après délibération adoptée, la modification du directeur de la publication.

    Un stock d’exemplaires de notre revue est à récupérer chez le Jacques Bernet. Celui-ci indique que les cartons d’archives vont être versés aux A. D. de l’Oise après la fin de leur recensement.

    • Le point financier à la date du 14 décembre est fait par la Trésorière. Les pouvoirs bancaires sont en cours d’établissement. Dès que possible, les comptes seront regroupés dans un seul établissement.

    Par ailleurs, la déclaration de TVA sera à faire avant le 21 janvier courant.

    Des actions ont été entreprises pour minorer les charges d’impression (rabais de près de 10% venant d’être obtenu) et la diminution des frais postaux grâce au portage de plus de la moitié des revues par des membres du bureau. Ainsi, à peine la moitié des exemplaires sera-t-il désormais confié au service postal.

    Le legs Vallée sera affecté prioritairement, si besoin était, à la publication consacrée aux architectes de Compiègne.

    Le fichier des adhérents est à jour et comporte 135 adhérents et/ou abonnés

    • Toujours dans le souci d’allégement des charges, la liste des destinataires de la revue à titre gracieux a été réexaminée de manière restrictive. Certains bénéficiaires seront exclus de la liste tandis que d’autres ne recevront plus que l’édition numérique en haute définition. Ainsi, seules les sociétés historiques de la Picardie continueront-elles à recevoir l’édition papier.

    • La partie magazine de la revue (1/4 de l’espace) sera elle aussi allégée mais sera consultable intégralement sur le site internet.

    • Enfin, il est considéré que la revue n’est plus qu’un vecteur parmi d’autres pour faire connaitre les travaux et la vie d’une association comme la nôtre. De ce fait, l’utilisation de Facebook sera développée et améliorée tandis que le site internet est appelé à être refondu dans un prochain avenir. Une solution avantageuse financièrement est envisagée grâce à un concours bénévole.

    • Abordant les questions diverses, le Président propose une nouvelle gestion des abonnements. Après débats, il est convenu de reporter la décision à la prochaine réunion de conseil afin de permettre à l’ensemble des membres du bureau d’exprimer sa position.


    par Webmaster, publié le 11/01/2020




  • Voeux nouvelle année 2020
  • En ce début d’année 2020, le bureau de la Société d’Histoire moderne et contemporaine de Compiègne présente ses meilleurs voeux à ses fidèles adhérents et lecteurs.


    par Webmaster, publié le 06/01/2020




  • Mémoires de la Fédération des Sociétés de Paris et d’Ile-de-France, Tome 70, Paris, 2019, 318 p., 30 €
  • Cette dernière livraison reprend l’ensemble des communications du XV° colloque d’histoire régionale de la Fédération, tenu les 22-23 mars 2019 à Villeneuve La Garenne, dont le thème était « L’Ile-de-France dans la formation de la nation France ». Le sujet paraissant a priori aller de soi autorisait des lectures multiples, ayant donné une grande liberté de choix pour la petite centaine de sociétés composant la Fédération francilienne. Introduites par Judith FORSTEL, dix-huit communications ont apporté chacune leur éclairage spécifique, en privilégiant plus particulièrement le Moyen-Âge et surtout la période contemporaine. Paris n’est pas absent évidemment, avec le Palais des Tuileries au XIX° siècle, la défense nationale en 1914-1918, ou encore comme capitale du marché de l’art depuis le XVIII° siècle ; mais une place éminente et justifiée a été accordée à de vieilles cités ou espaces franciliens : Montmorency, Meaux, Corbeil, Versailles, Rueil, Compiègne ville des armistices de 1918 et 1940, les Yvelines, berceau de l’industrie sucrière et de l’agronomie françaises, Auvers-sur-Oise, lieu de rencontre du Dr Gachet et des peintres impressionnistes. Il en résulte un beau volume particulièrement varié et original, accompagné d’une remarquable et copieuse iconographie, témoignant de l’heureuse évolution de nos Mémoires, devenus plus attrayants et accessibles à de nouveaux publics, sans pour autant sacrifier à la rigueur et au sérieux scientifique qui sont leur marque de fabrique depuis maintenant 70 ans.


    par Jacques BERNET, publié le 05/01/2020




  • Dimanche 22 décembre 2019, 15 H, conférence Vincent Reig, la Saint-Napoléon dans l'Oise sous le second empire, bibliothèque Saint Corneille
  • Vincent Reig, historien et vice-président de notre société, nous a magistralement présenté ses dernières recherches à partir des fonds d'archives de l'Oise, ainsi qu'à travers les récents travaux à propos des fêtes politiques.

    Sa conférence sur le sujet inédit de la Saint-Napoléon dans l'Oise nous a permis d'explorer une fête aujourd'hui oubliée de nos mémoires collectives alors que celles-ci étaient devenues fête nationale le 15 août 1806. Réinventée sous le second empire, notre conférencier a pu décrire la mise en scène politique de ces festivités en faisant la part belle aux vétérans des guerres révolutionnaires et impériales.

    Il démontre également comment la fête de la Saint-Napoléon peut être un baromètre des relations entre la société militaire et civile et le pouvoir politique.

    Retrouvez l'intégralité du contenu de la conférence et des documents d'archives dans son article dans notre nouveau numéro des Annales historiques compiègnoise.


    par Webmaster, publié le 23/12/2019




  • Dimanche 15 décembre 2019, 14 H 30, Cercle Archéologique et Historique de Valenciennes, Palais des Beaux Arts, conférence de Jacques BERNET, Président d’Honneur de la Société d’Histoire moderne et contemporaine de Compiègne : Pierre-Marie Desmarest
  • Né à Compiègne en 1764, fils d’un artisan peaussier de la ville, Pierre-Marie Desmarest fit de bonnes études au collège Louis le Grand de Paris, en vue d’une prometteuse carrière ecclésiastique, qui fut brutalement interrompue par la Révolution. Pensionné à 27 ans comme ex-chanoine de Tours, il revint à Compiègne, où, « patriote ardent », il fut reçu le 18 septembre 1791 dans la Société des Amis de la Constitution, première version du club de Jacobins de la ville, qu’il fréquenta et anima jusqu’à sa suspension en mars 1792. Séjournant à Paris en 1792, revenu à Compiègne l’année suivante, il s’engagea le 5 mars 1793 comme volontaire dans le cadre de la levée des 300 000 hommes, enrôlé avec d’autres Compiégnois, dans le premier bataillon de la Charente de passage dans la ville, qui partit un mois plus tard vers le front tenu par l’Armée du Nord. Son unité fut affectée à la garnison de Valenciennes investie puis assiégée par les armées de la première coalition, de mai à juillet 1793.

    Ardent défenseur et actif militant jacobin dans la ville durement bombardée jusqu’à sa reddition, le 28 juillet 1793, Pierre-Marie Desmarest quitta Valenciennes occupée par les Autrichiens, avec la garnison rescapée et désarmée le 1er août 1793, pour revenir à Compiègne. De cette rude et forte expérience, il tira un précieux Précis historique du siège de Valenciennes par un soldat de la Charente, qu’il lut devant la Société populaire de Compiègne puis publia à Paris en octobre 1793. Ce récit très vivant et circonstancié, s’efforçant de tirer les leçons militaires et politiques d’un siège mémorable et controversé, apporte le regard acéré d’un acteur engagé et constitue une intéressante contribution au débat sur les conditions d’une reddition, vécue alors comme un revers majeur pour la République. Le style et le contenu du discours du leader jacobin de l’an II, annoncent déjà son ralliement à la grande Nation et à Bonaparte, puis sa brillante carrière d’homme d’Etat dans la Haute Police de Napoléon sous le Consulat et l’Empire.

    Cette communication, qui a aussi permis de comparer les situations bien différentes de Compiègne et de Valenciennes en la période révolutionnaire, a suscité de vifs et intéressants débats, débouchant sur le souhait de voir publier à nouveau par le Cercle valenciennois l’intégralité du Précis historique de Valenciennes, qui n’a pas été réédité depuis 1900.


    par Jacques BERNET, publié le 22/12/2019