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Les récentes mises à jour

  • Société d’Histoire locale moderne et contemporaine de Compiègne Statuts après modifications de l’AG extraordinaire du 12/10/2019
  • Article 1

    La Société d’Histoire locale moderne et contemporaine de Compiègne a pour buts :

    - l’encouragement aux recherches historiques locales et régionales.

    - L’organisation de débats donnant l’occasion à des historiens d’exposer les résultats de leurs recherches.

    - La publication d’un bulletin.

    Article 2

    La société a son siège au domicile de M. Jacques Bernet, 82 bis rue de Paris, Compiègne.

    Article 3

    Sont membres de la Société toutes les personnes qui en font la demande au bureau et paient une cotisation. Les membres majeurs et mineurs bénéficient de toutes les activités de la société et du droit de vote à l’assemblée générale annuelle.

    Article 4

    La société est dirigée par un bureau. Le bureau est élu chaque année par une assemblée générale des membres majeurs ou mineurs. Le bureau comprend un président, un secrétaire, un trésorier et au maximum neuf membres. Le bureau est responsable des réunions et travaux de la société et de la publication du bulletin.

    Article 5

    Le taux des cotisations est fixé chaque année par l’Assemblée générale.

    Article 6

    En cas de dissolution de la société, la répartition de ses actifs sera décidée par l’assemblée générale. Ses archives et documents seront transmis aux Archives départementales de l’Oise à Beauvais.

    par le Président, Jacques BERNET, publié le 14/10/2019




  • Assemblée générale extraordinaire du 12 octobre 2019
  • L’Assemblée générale extraordinaire de la Société d’Histoire moderne et contemporaine de Compiègne, convoquée par billets en date du 26 août 2019, s’est réunie le 12 octobre 2019 à 15 H 30, à la suite de l’assemblée générale ordinaire, à la BM Saint-Corneille, sous la présidence de Jacques BERNET.

    Le Président a proposé les modifications suivantes des statuts de l’Association datant de sa création en février 1978.

    1) Suppression pure et simple de l’article 3, devenu depuis longtemps caduc :

    « La Société est affiliée à la Société des Etudes Robespierristes fondée par A. Mathiez, reconnue d’utilité publique en 1936, dont le siège est situé à Paris. Elle rend compte de ses travaux à la Société nationale et lui assure un service gracieux de toutes les publications. Les membres de la Société des Etudes Robespierristes peuvent participer à toutes les activités de la Société d’histoire locale moderne et contemporaine de Compiègne ».

    2) Modification de l’article 7 : « En cas de dissolution de la Société, son avoir sera remis à la Société des Etudes Robespierristes de Paris et ses documents déposés à la Bibliothèque Municipale de Compiègne »

    remplacé par :

    « En cas de dissolution de la Société, la répartition de ses actifs sera décidée par l’Assemblée générale. Ses archives et documents seront transmis aux Archives départementales de l’Oise à Beauvais ».

    Après un débat approfondi, cette suppression de l’article 3 et la nouvelle rédaction de l’article 7 ont été adoptées par 21 des 22 présents et une abstention.

    Présents : Alain JM BERNARD, Jacques BERNET, Bertrand BRASSENS, Marie-Hélène CORDINA, Evelyne FIZE, Margaux GUILBERT, Hervé GURDEBEKE, Frédéric GUYON, Rémi HEBERT, Morgan HINARD, Olivier KOVAL, Céline LAURENT-REIG, Danielle LEFEBVRE, Christian MAX, Jeanine MAX, Marc PILOT, Catherine PINEL, Didier PLACET, Jean POLAK, Vincent REIG, Sophie SCHWARTZ, Antoine TORRENS.

    Absents excusés : Monique BESSE, Didier DUMAY, Simone MEYSSONNIER.

    par le Président, Jacques BERNET, publié le 14/10/2019




  • Assemblée générale ordinaire annuelle du 12 octobre 2019
  • La 43ème assemblée générale ordinaire annuelle de la Société d’Histoire moderne et contemporaine de Compiègne s’est tenue dans la salle le Chatelier de la Bibliothèque Municipale de Compiègne, samedi 12 octobre à 14 H 30, en présence de 22 membres, sous la présidence de Jacques BERNET.

    La séance s’est ouverte par un hommage à nos membres ou proches disparus la saison dernière : Christian GUT, Alain PILOT, Corinne LEROUGE, Claude GOUIGOUX, Paul-Emmanuel DESIRE et Emile HERISSON.

    Le président a présenté le rapport d’activités de la saison 2018-2019, marquée par notre participation active à l’organisation du colloque du centenaire de la fin de la Grande Guerre, 1918, Finir la guerre dans l’Oise, tenu les 2-3 novembre 2018 aux salles Saint-Nicolas à Compiègne. Nous avons par ailleurs proposé à notre public 7 conférences mensuelles d’octobre 2018 à septembre 2019, dont trois communes avec la Société Historique de Compiègne, deux excursions les 12 et 25 mai à Creil et Haramont (02). Au titre des publications, deux livraisons des Annales Historiques Compiégnoises n° 151-152 sur le thème de l’Education, paru à l’automne 2018 et n° 153-154, « Acteurs politiques de l’Oise au XX° siècle », au printemps 2019. Nous avons aussi contribué à l’édition des Actes du colloque de Clermont de 2016, Etre en guerre dans l’Oise, sorti en novembre 2018. La Société a aussi présenté une communication au XV° colloque de la Fédération des Sociétés Savantes de Paris et d’Ile de France, à Villeneuve-la-Garenne et participé à une table ronde sur le rôle des Sociétés d’histoire locale à Bar-sur-Aube en mars 2019. Elle a rendu compte de ses travaux et de l’actualité historique locale par la tenue régulière de son site Internet annales-historiques-compiegnoises.fr.

    Le trésorier Jean POLAK a présenté le rapport financier pour la même période (voir le document joint). Les deux rapports ont été adoptés par l’unanimité des présents.

    Suite à la démission du Président, après 10 ans dans ses fonctions et 42 ans d’animation de la Société, ainsi que du trésorier à son poste depuis 18 ans, il a été procédé à l’élection à bulletins secrets des nouveaux Conseil d’Administration et bureau, par l’unanimité des 22 présents :

    Président d’Honneur : Jacques BERNET ; Président : Marc PILOT ; Vice-président : Vincent REIG ; Secrétaire général : Rémi HEBERT ; Trésorier honoraire : Jean POLAK ; Trésorière et gestionnaire du site Internet : Céline LAURENT-REIG.

    Autres membres : Alain JM BERNARD, Bertrand BRASSENS, Margaux GUILBERT, Frédéric GUYON, Morgan HINARD, Olivier KOVAL, Françoise LECLERE-ROSENZWEIG, Christian MAX, Antoine TORRENS.

    Présents : Alain JM BERNARD, Jacques BERNET, Bertrand BRASSENS, Marie-Hélène CORDINA, Evelyne FIZE, Margaux GUILBERT, Hervé GURDEBEKE, Frédéric GUYON, Rémi HEBERT, Morgan HINARD, Olivier KOVAL, Céline LAURENT-REIG, Danielle LEFEBVRE, Christian MAX, Jeanine MAX, Marc PILOT, Catherine PINEL, Didier PLACET, Jean POLAK, Vincent REIG, Sophie SCHWARTZ, Antoine TORRENS.

    Absents excusés : Monique BESSE, Didier DUMAY, Simone MEYSSONNIER.


    par le Président, Jacques BERNET, publié le 14/10/2019




  • Ismaïl FERHAT (dir.), Les foulards de la discorde. Retours sur l’affaire de Creil, 1989, Editions de l’Aube – Fondation Jean Jaurès, 2019, 170 p., 19 €.
  • La publication de cet ouvrage, qui en propose les communications, a coïncidé avec la journée d’études tenue le 4 octobre 2019 à Amiens, à l’initiative du Centre amiénois de recherches en éducation et formation (CAREF) rattaché à l’Université de Picardie Jules Verne.

    Il y a trente ans, survenait « l’affaire du foulard » au collège Gabriel-Havez de Creil, établissement situé sur le plateau Rouher, quartier populaire de la ville, scolarisant quelque 800 élèves de plus de 25 nationalités. Comment trois voiles de collégiennes d’origine marocaine dans un quartier déshérité d’une commune pauvre de l’Oise ont-ils pu susciter autant de réactions, de prises de positions et de polémiques au niveau national et même international ? Les auteurs de l’ouvrage reviennent sur le contexte local et les circonstances nationales de cette affaire, s’efforçant d’expliciter les raisons d’un conflit qui n’a cessé depuis d’occuper le devant de l’actualité, concernant les questions de l’immigration, l’Islam, la laïcité et le statut des femmes. Par ailleurs 1989, année de célébration du bicentenaire de la Révolution française, mais aussi et surtout de la chute du mur de Berlin, une rupture géopolitique majeure, représente à cet égard un tournant dans l’histoire récente de notre pays.

    Ismaïl Ferhat et Julien Cahon exposent la situation de Creil à cette époque et décryptent l’embarras de l’exécutif socialiste d’alors, sous la deuxième présidence de François Mitterrand, le ministère de Michel Rocard avec Lionel Jospin à l’Education nationale. Sont ensuite étudiés les positions et les clivages des partis socialiste et communiste, des organisations laïques (Bruno Poucet), de l’Eglise catholique (Xavier Boniface) des représentants des communautés juive et musulmane (Olivier Rota, Sébastien Vida), ou des milieux intellectuels. Avec le recul historique et grâce à l’exploitation de nouvelles sources, les auteurs nous aident ainsi à mieux comprendre les origines, les dessous et les enjeux d’un débat public toujours d’actualité, qui a trouvé sa première cristallisation dans l’affaire du foulard de Creil en 1989.


    par Jacques BERNET, publié le 14/10/2019




  • Samedi 5 octobre 2019, 15 H, B.M. Saint-Corneille, salle le Chatelier, présentation et projection-débat du film « Ces traces qui restent », par son réalisateur, Olivier FELY-BIOLET
  • Cette séance commune avec la Société Historique de Compiègne, suivie par un nombreux public et particulièrement chargée d’émotion, a apporté un vif et salutaire éclairage sur le système de répression du régime nazi pendant la Seconde guerre mondiale, à partir de la reconstitution du destin singulier, resté longtemps mal élucidé, d’un jeune Compiégnois, propre cousin du réalisateur, dont il a su retrouver « les traces qui restent » dans les archives et sur les lieux successifs de son tragique parcours en 1942-1943.

    Jacques Lamotte, alors âgé de 15 ans, fut arrêté à Compiègne par la Feldgendarmerie le 14 février 1942, avec son copain de Choisy-au-Bac Maurice Bredin, pour détention illégale d’armes. Ne pouvant être jugé ni condamné en l’absence de preuves d’entrée en Résistance, mais considéré comme ennemi potentiel du Reich, il tomba sous le coup de la législation Nacht und Nebel instaurée par Hitler en 1941 pour terrifier plus efficacement les populations occupées, consistant à faire disparaître les opposants sans aucunes traces, laissant leurs proches dans une mortelle incertitude et une vaine attente. Ainsi Emilia, mère de Jacques, grande tante du réalisateur, chercha les traces de son fils et espéra son retour tout le reste de sa vie.

    Jacques Lamotte fut d’abord emprisonné hors écrou à Compiègne, à la citadelle d’Amiens puis à la Santé à Paris, avant d’être déporté le 18 juin 1942 vers le camp dit de rééducation d’Hinzert, près de Trèves, tenu par la SS, qui fut de mai 1942 à septembre 1943 un lieu de transit pour de nombreux Résistants luxembourgeois et pour quelque 1 500 déportés français placés sous le régime Nacht und Nebel. La famille de Jacques n’avait jamais pu connaître sa destination ultérieure. Les minutieuses recherches conduites dans les archives françaises, allemandes et polonaises ont permis à Olivier Fély-Brulet de reconstituer les étapes de son terrible parcours de déporté Nacht un Nebel, qui l’ont mené jusqu’en Silésie, dans l’actuelle Pologne, à proximité de Breslau, aujourd’hui Wroclav, où Jacques employé dans une sucrerie, succomba à la maladie et aux mauvais traitements en 1943.

    Si son corps inhumé en Pologne, peut-être transféré anonymement dans le cimetière français de Gdansk, n’a pour l’heure pu être retrouvé ni formellement identifié, sa mémoire a été opportunément ravivée et mise en lumière, en ajoutant son nom, aux côtés de celui de son ami Maurice Bredin, mort en déportation en mars 1945, sur le monument aux morts de Choisy-au-Bac. Le beau film documentaire d’Olivier Fély-Biolet, à la fois si personnel et pédagogique, se termine par l’évocation de l’émouvante cérémonie, où le nom de Jacques Lamotte a été dévoilé l’an passé sur le monument aux morts de Choisy-au-Bac, redonnant une nouvelle vie et toute son humanité à une jeune victime de la barbarie nazie, que son effrayante machine avait prétendu effacer.


    par Jacques BERNET, publié le 14/10/2019




  • Samedi 7 septembre, à 15 H. à la BM Saint-Corneille, salle le Chatelier, conférence de Jacques Bernet sur les architectes Jean Philippot (1901-1988) et André-Louis Guillaume (1903-1982)
  • La conférence prévue en janvier 2018 sur l’architecte Jean Philippot ayant dû être reportée, l’inauguration de l’exposition consacrée à l’œuvre de photographe de son confrère, ami et contemporain André-Louis Guillaume a été l’occasion d’évoquer la carrière parallèle de ces deux architectes compiégnois d’origine pour le premier, d’adoption pour le second, dont la fructueuse rencontre eut lieu en 1941 dans une ville sinistrée à la suite des bombardements de mai-juin 1940. La reconstruction de la ville fut confiée à l’architecte-urbaniste Jean Philippot qui en établit le plan sous l’Occupation mais ne put le mener à bien qu’après la Libération. Photographe confirmé dès avant la guerre, l’architecte André-Louis Guillaume fut chargé par le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme dirigé en 1944-1946 par Raoul Dautry, beau-père de Jean Philippot, de photographier les destructions de la guerre et la reconstruction d’après guerre dans toute la France. Il devint par la suite un des principaux collaborateurs de l’architecte en chef Philippot pour la reconstruction de Compiègne de 1949 à 1955, avant de participer comme lui à l’embellissement et à la modernisation de la ville par de nombreuses réalisations architecturales tant publiques que privées jusqu’aux années 1970.

    Notre exposé illustré d’un riche diaporama s’est efforcé de retracer les parcours parallèles et la rencontre de ces deux importantes personnalités aujourd’hui quelque peu oubliées, qui ont pourtant apporté une éminente contribution à la reconfiguration du paysage urbain de Compiègne dans l’après-guerre et à l’époque des Trente Glorieuses. Pour une étude plus approfondie, on pourra se reporter aux articles consacrés à ces deux architectes compiégnois dans le n° 147-148 des Annales Historiques Compiégnoises paru à l’automne 2017.

    Dans la foulée de cette conférence proposée conjointement par nos deux Sociétés Historique et d’Histoire de Compiègne, a été inaugurée, en présence de ses descendants, la remarquable exposition « André-Louis GUILLAUME, photographies. Le regard de l’architecte sur Compiègne (1941-1947) », une manifestation, visible jusqu’au 28 septembre, mise en œuvre par le service des Archives communales et communautaires de Compiègne, sous l’autorité de leur Directeur Frédéric Guyon. Une sélection de clichés fort suggestifs de Compiègne entre l’Occupation et la Libération donne un aperçu de l’importance du fonds photographique de l’architecte A.L. Guillaume, dont la famille vient de faire le don généreux à la Ville de Compiègne. La galerie du cloitre de la bibliothèque Saint-Corneille était le meilleur écrin pour cette présentation d’une œuvre essentielle pour le patrimoine compiégnois.


    par Jacques BERNET , publié le 18/09/2019




  • Disparition d’Emmanuel-Paul Désiré (1943-2019)
  • Emmanuel-Paul Désiré est décédé le 23 mai 2019. Maître de conférence, il avait enseigné la géomorphologie et la climatologie en licence de géographie à l'Université de Picardie Jules Verne. Il avait également cherché à développer un centre de recherche sur l'eau. Le choix était judicieux dans les années 1970, il l'est davantage aujourd'hui. Les enquêtes qu'il avait engagées ou encadrées posaient, à travers certaines entrées - agriculture, tourisme et ville - que l'eau était un problème d'abord quantitatif, un objet innovant et source d'innovations, au cœur des relations entre sciences de la nature et de la société. Ce faisant, étaient étrangement négligés la sociologie de la consommation, et certains enjeux contemporains, tels le poids des acteurs de la production et de la distribution de l'eau. Son article de 1972 sur l'introduction de la culture irriguée du maïs en Beauce était pour nous, jeunes étudiants, une excellente étude de cas, mais restera de ces points de vue une référence prémonitoire et paradigmatique.

    [https://www.persee.fr/doc/noroi_0029-182x_1972_....]

    Emmanuel Désiré a marqué des générations d'étudiants comme enseignant rigoureux et imagé. Ses talents d'auteur et de directeur de manuels scolaires ont assuré le succès de l'éditeur Belin dans le premier cycle du secondaire, au détour des années 1980. La passion qu'il portait à la cartographie, et que partageait sa femme Joëlle, cartographe de l'UPJV, l'a conduit à coordonner l'Atlas de Picardie, une œuvre marquante de l'université amiénoise. Sans certaines institutions supports qu'animait E.P. Désiré, la production et l'édition cartographique en Picardie serait longtemps restée une ambition inaboutie. E.P. Désiré avait présenté l’Atlas dans le N° 41-42 des Annales Historiques Compiégnoises (1991).

    J'avais apprécié la personnalité d'E-P. Désiré d'abord comme étudiant en climatologie, puis comme collègue, lorsque je fus quelques temps enseignant à la faculté d'Amiens dans les années 1980. J'avais répondu à sa demande de contributions à l'ouvrage de mélanges en hommage à Paul Oudart, avec un article présentant les nouvelles orientations du technopole compiégnois au tournant du millénaire. Joëlle Marchand Désiré avait réalisé, une fois de plus, l'illustration de ce papier.

    Emmanuel-Paul Désiré était des pionniers qui constituaient la génération historique de l'université de Picardie et de ceux qui ont fait la jeune UFR d'histoire et de géographie d'Amiens, avec les géographes Raymond Regrain, Emile Flament, Paul Oudart, André Fiette, Renée Caralp, Jean-Paul Moreau, Mireille Ters, Claude Klein. En prenant la Picardie comme terrain d'enquête et cible de leur démarche formatrice, ces hommes et ces femmes ont contribué à l'émergence d'élites locales, à l'identité régionale forte. Ancrés dans la géographie vidalienne, avec l'outillage de la géographie classique, ils nous ont permis d'envisager une écologie humaine.


    par Alain J-M. BERNARD, Professeur honoraire à l'UTC, publié le 07/09/2019




  • Disparition de Corinne LEROUGE [1954-2019]
  • Nous avons appris non sans retard et avec une grande tristesse la brutale et trop précoce disparition, dans sa soixante-cinquième année, de notre sociétaire et amie Corinne LEROUGE, le 7 mars 2019 à Compiègne. Elle a été inhumée dans le caveau familial au cimetière de Margny-lès-Compiègne.

    Née le 28 septembre 1954, elle avait accompli une longue et belle carrière d’expert-comptable à Compiègne et elle venait tout juste de prendre sa retraite. Férue d’histoire, elle avait adhéré à notre société en 2007. D’une grande générosité, elle nous avait fait bénéficier de son bienveillant mécénat autant que de ses compétences professionnelles pour nous aider et nous conseiller dans la gestion des finances de l’association. Elle était restée une très fidèle lectrice de notre revue Annales Historiques Compiégnoises. D’une grande curiosité intellectuelle et d’une vaste culture, elle était une personnalité affable et d’une très grande gentillesse, dont la perte nous est fort douloureuse.

    A sa maman Liliane, résidente de la maison de retraite de Margny-lès-Compiègne, à sa famille et à ses proches, notre société présente ses sincères condoléances.

    par Jacques BERNET, publié le 01/07/2019




  • Eric GEORGIN (dir.), Les oppositions au Second Empire, du comte de Chambord à François Mitterrand. Ed. SPM, Paris, 2019, 293 p., 28 €
  • Ce volume coordonné par notre collègue Eric GEORGIN propose les Actes de la journée d’études Oppositions au Second Empire. Lectures critiques du Second Empire, organisée par le Centre de Recherche de l’Institut Catholique d’Etudes Supérieures (ICES) et la Fondation Napoléon, tenu à l’ICES à La Roche-sur-Yon le 2 décembre 2016.

    Régime proscrit et vilipendé après sa chute peu glorieuse en septembre 1870, le Second Empire est sorti ces dernières années d’un long purgatoire. Philippe Seguin a notamment contribué à revaloriser la figure de Napoléon III par son ouvrage hagiographique Louis-Napoléon le Grand. Il est aussi parvenu à réintégrer l’Empereur déchu dans la topographie parisienne, obtenant que son nom soit donné au parvis de la Gare du Nord. Le contenu de la journée d’études de l’ICES et de la Fondation Napoléon se situe dans le droit fil de cette réhabilitation, tout en abordant le Second Empire par un biais spécifique, celui de ses oppositions, de celles de ses contemporains jusqu’au XXe siècle, permettant de mieux réintégrer le règne de Napoléon III dans l’histoire politique française contemporaine.

    Les conditions de l’arrivée au pouvoir du neveu de Napoléon 1er par le double effet de son élection triomphale inattendue au suffrage universel masculin en décembre 1848 puis du coup d’Etat du 2 décembre 1851, ce dernier renouant avec la pratique bonapartiste du 18 brumaire, ont eu un effet repoussoir durable sur les débats constitutionnels et les institutions de la France contemporaine : ainsi l’élection au suffrage universel direct d’un Président pour un mandat court, calqué par les Constituants de 1848 sur le modèle de la jeune démocratie nord-américaine si chère à Alexis de Tocqueville, a-t-il longtemps servi d’épouvantail, amenant les concepteurs des IIIe, IVe et même Ve République à préférer une élection au deuxième degré par les chambres en 1875 et en 1946 ou par un collège plus large d’élus en 1958, d’un chef de l’Exécutif au mandat par ailleurs allongé (le septennat introduit au début de la IIIe République à la seule fin de prolonger le mandat de Mac-Mahon, le temps d’obtenir la « fusion » nécessaire aux courants monarchistes en vue de la restauration d’un roi …). D’où le rôle plus symbolique et figuratif que vraiment politique concédé aux Présidents des IIIe et IVe Républiques, régimes d’assemblées instables, où la prééminence du pouvoir législatif n’a pu résister aux graves crises de régime qu’ont été la débâcle de 1940 puis le coup de force d’Alger en 1958. En restituant toute son autorité politique au chef de l’Exécutif la Ve République renouait ainsi largement avec 1848, le septennat en sus, et le général de Gaulle était dans la même logique en 1962 en redonnant au peuple, par le biais du suffrage universel direct, le choix du Président de la République. Depuis, le septennat ayant été réduit en un quinquennat renouvelable, la Ve République française s’est rapprochée du modèle présidentiel américain, avec une séparation des pouvoirs certes moins rigoureuse, comme l’ont attesté les périodes de cohabitation sous Mitterrand et Chirac, respectant certainement moins l’esprit que la lettre des nouvelles institutions.

    Notre régime reste certes contesté par les tenants (minoritaires) d’une VIe République d’essence plus parlementaire, suscitant d’autant plus de méfiance qu’elle apparaît comme un retour au régime d’assemblée, à l’image d’une République italienne née dans l’après-guerre et dont les institutions, source d’instabilité croissante, peinent toujours à se réformer, au risque de susciter des nostalgies malsaines. Le volume rappelle l’usage anachronique complaisant du Second Empire et de ses institutions pourtant évolutives de la version autoritaire initiale à l’évolution finale plus libérale, dans la contestation de la nouvelle Ve République par la gauche socialiste et communiste, avec les pamphlets de François Mitterrand Le Coup d’Etat permanent » et de Jacques Duclos De Napoléon III à De Gaulle, parus en 1964. Le premier s’est pourtant bien moulé dans les institutions qu’il vilipendait lors de ses deux septennats de 1981 à 1995, tandis que le second eut quelque peine à faire oublier son récente passé de thuriféraire de Staline et du culte de sa bien plus effrayante personnalité … L’état présent de ces courants politiques en voie de disparition témoigne du reste du caractère obsolète de ces rapprochements et tendrait plutôt à revaloriser la Ve République comme le Second Empire. Dans un autre domaine, suggéré par l’étude du Second Empire à l’épreuve du socialisme de l’Association Internationale des Travailleurs (Jean-Pierre Deschodt), le gaullisme chantre de la « participation » renouait avec la politique sociale de Napoléon III, de ses racines saint-simoniennes et ses affinités proudhoniennes. De même le rapprochement troublant entre perpétuel conspirateur Auguste Blanqui et le régime du Second Empire né lui-même d’un coup d’Etat, trouva des prolongements sous la IIIe République, lorsque des Bonapartistes et certains Blanquistes s’associèrent dans la coalition boulangiste.

    Pour le reste, le volume offre un panorama assez complet des différents courants d’opposition politiques contemporains du régime du Second Empire, légitimiste, orléaniste, catholique, républicain mais aussi de leurs avatars ultérieurs. Sont aussi abordées des thématiques plus méconnues, comme les oppositions à l’annexion du comté de Nice ou de la Savoie en 1860, les prises d’armes contre le régime depuis l’étranger, notamment d’Italie, celles des milieux artistiques, écornant au passage la figure d’opposant républicain du peintre Gustave Courbet et n’épargnant pas l’œuvre de Zola, dont les romans sont loin d’être des « pages d’histoire » sur le Second Empire, pas plus que les pamphlets d’exil de Victor Hugo. On aurait pu y ajouter, dans le domaine économique, les oppositions des milieux protectionnistes face aux traités libéraux du Second Empire ou encore la contestation des entreprises coloniales ou de la politique extérieure, européenne mais aussi américaine de Napoléon III. Mais l’ensemble constitue déjà un bel apport, un renouvellement fort bien venu dans la connaissance d’un régime et d’une époque en nette voie de réhabilitation historiographique depuis ces dernières années.


    par Jacques BERNET, publié le 01/07/2019




  • Notre nouveau numéro des AHC est disponible

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    153-154 Acteurs politiques Oise XXe

    - Une grande figure du radical-socialisme dans l'Oise: Jammy-Schmidt(1872-1849)

    - Parachutages politiques dans l'Oise au XXe siècle Marcel Dassault, Jean Legendre, Robert Hersan

    - Les écoles primaires publiques de l'Oise dans la Grande guerre 1914-1918

    - La Résistance dans l'Oise à partir des demandes de cartes CVR

    - Une journée historique à la Clairière de l'Armistice : la cérémonie franco-allemande du 10 novembre 2019


    N°153-154, Printemps 2019

    10€ + port 2€
    153-154


  • Jean-Yves LE NAOUR, Fusillé sur son brancard. L’affaire Chapelant et les fantômes de la Grande Guerre Armand Colin, Paris, 2019, 203 p., 16, 90 €
  • De l’œuvre brillante de notre collègue Jean-Yves Le Naour, le grand public connaît avant tout la belle série d’ouvrages très pédagogiques ayant accompagné chaque année du centenaire de la Grande Guerre, récemment réunis en un même volume, 1914-1918. L’intégrale, Perrin, 2018, constituant une somme d’une grande utilité. L’historien consacre cette fois son dernier livre à un épisode toujours controversé du début du conflit, l’affaire du sous-lieutenant Chapelant fusillé pour reddition à l’ennemi le 11 octobre 1914 au Bois des Loges, situé au sud de Roye, à la limite de l’Oise et de la Somme. Blessé, le jeune homme de 23 ans avait été ligoté sur son brancard face au poteau d’exécution, circonstance ayant inspiré Stanley Kubrick pour son film à charge Les sentiers de la gloire sorti en 1957. L’affaire avait révolté l’opinion et suscité dès la fin du conflit une grande campagne en faveur de sa réhabilitation, qui n’a toutefois jamais abouti. Mais comment faire de cet événement un récit impartial, lorsque des témoins accusent Chapelant et d’autres le disculpent intégralement ? Jean-Yves Le Naour a fait le choix de présenter tour à tour deux versions opposées : la thèse de la culpabilité du sous-lieutenant et celle de son innocence, laissant au lecteur le choix (apparent) de trancher, mais nous délivrant surtout une belle leçon sur la subjectivité de l’histoire et la relativité des témoignages. Tout en nous restituant avec brio les circonstances d’un épisode de la Grande Guerre survenu dans notre région, la plume alerte de l’historien nous invite ainsi à une salutaire réflexion sur la construction et l’usage de l’histoire.

    L’auteur évoque aussi dans sa conclusion le débat toujours actuel sur la réhabilitation collective des fusillés de la Grande Guerre. En 2016 les pouvoirs publics avaient confié la tâche à une commission d’historiens, qui ne pouvaient prendre à cet égard une décision relevant d’un choix essentiellement politique, qui a d’ailleurs été adopté par la Nouvelle-Zélande, le Canada et la Grande-Bretagne, pays qui ont accordé le pardon général à leurs fusillés entre 2000 à 2006. En France, la Libre Pensée qui milite dans ce sens depuis de nombreuses années a obtenu l’autorisation d’ériger un monument aux fusillés à Chauny dans l’Aisne, département marqué par les mutineries et leur répression au lendemain du fiasco de l’offensive du Chemin des Dames d’avril 1917. Ce choix a été contesté par des historiens locaux de la Grande Guerre, au nom d’arguments historiques forcément discutables, puisqu’il s’agit moins d’une évocation historique proprement dite que d’un parti pris politique qui a aussi sa légitimité.


    par Jacques BERNET, publié le 15/06/2019




  • Parution d'un nouvel ouvrage



  • clermontacte.jpeg Etre en guerre 1914 1918 dans l'Oise
    Actes du colloque organisé par le collectif de sociétés d’histoire et d’archéologie de l'Oise, l’ONACVG, les archives départementales de l’Oise avec le soutien de la Mission centenaire et du Conseil départemental de l'Oise.

    SOMMAIRE

    Mot d'accueil - Claude Boulet

    Introduction - Jean-Yves Bonnard

    Après la bataille, de l'hécatombe à l'hommage (Régis Moreau et Pierre Tandé)

    Commiègne d'octobre 1914 à mars 1917 : l'état sanitaire vu à travers les hopitaux ( Patrice de Lattard)

    Nourrir les civils en région de Compiègne (Vincent Reig)

    Les apports des nouveaux délais de communication des archives dans l'étude démographique des civils de la zone occupée de l'Oise (Jean-Yves Bonnard)

    Le groupe de divisions de l'entrainement (Vincent Bartier)

    Chantilly, Beauvais, Compiègne, ou les tribulations de GDG (Denis Rolland)

    Délibérer pendant la grande guerre : l'exemple du conseil général de l'Oise (Eric Dancoisne)

    Les usines de l'Oise pendant la guerre (Robert Poitou)

    Les réfugiés belges ou français dans l'Oise et les isariens en exil (Mathilde Marguerit-Houte)

    La presse isarienne pendant la guerre (Françoise Rosenzweig)

    Le role du Kameradschaftsbund der 75e (Didier Guénaff)

    L'action des evêques de Beauvais, Noyon et Senlis pendant la guerre (Philippe Papet)

    Le carnet de guerre d'Henri Barbusse (Philippe Lambs)

    Les divertissements publics à Senlis pendant la guerre (Gilles Bodin)

    Les terrains d'aviation de clermontois avant et pendant la guerre (Jacques Calcine)

    Armand Dupuis pendant la guerre : lecture de son journal (Hermine Williams)

    Les prisonniers de guerre : ces soldats dont on parle peu (Emmanuel Bellanger)

    Charles Troufleau, né à Clermont, tombé sur le front d'Orient (Roger Puff)

    Conclusion - Jacques Bernet 2018, 216p.

    20.00€