Accueil -> Actualité -> Encore disponibles

Le collège de Compiègne, de la fin des jésuites à Napoléon (1762-1808)


Introduction

L’histoire de l’enseignement secondaire à Compiègne, bénéficiant de sources copieuses dans les Archives de la Ville pour la période moderne et le XIXe siècle, a déjà fait l’objet de publications, notamment d’Albert Plion à la fin du XIXe puis de Pierre Henrion, dont le livre sur le Lycée de Compiègne est d’ailleurs sous-titré « Une histoire de l’Enseignement Secondaire en Province ».Le premier auteur a borné son étude à 1790, le second aborde l’évolution de l’établissement au XIXe et au premier XXe siècle, mais ne consacre qu’un court chapitre à la période révolutionnaire, identifiée à la forte personnalité du principal Lalondrelle qui, de sa nomination en 1781 à sa disparition en 1807, sut assurer dans des conditions difficiles la pérennité du collège en un tournant majeur de son histoire.

La rupture révolutionnaire fut de fait une décennie contradictoire, apportant une dommageable désorganisation des anciennes institutions, mais aussi l’espoir de grandes réformes, d’un «nouveau plan d’éducation nationale », dont l’impérieuse nécessité reconnue avant 1789 ne déboucha que sous l’Empire, sans satisfaire dans l’immédiat les aspirations d’une petite cité de 7500 habitants comme Compiègne, à la fois bénéficiaire et victime de la proximité parisienne. C’est cette brève mais intense période que nous voudrions restituer et revaloriser, en remontant un peu en amont, à la fin des jésuites au collège en 1762 en application d’une décision royale controversée, qui parut ouvrir à Compiègne comme ailleurs des perspectives de rénovation d’un enseignement « intermédiaire » jusque là étroitement encadré par l’Église et limité aux enfants des élites avant tout urbaines.

Suite de l'article dans ce fichier PDF. Cliquez sur le lien pour ouvrir le fichier.


Revenir à la liste des nouvelles