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Les récentes mises à jour

  • Samedi 7 septembre, à 15 H. à la BM Saint-Corneille, salle le Chatelier, conférence de Jacques Bernet sur les architectes Jean Philippot (1901-1988) et André-Louis Guillaume (1903-1982)
  • La conférence prévue en janvier 2018 sur l’architecte Jean Philippot ayant dû être reportée, l’inauguration de l’exposition consacrée à l’œuvre de photographe de son confrère, ami et contemporain André-Louis Guillaume a été l’occasion d’évoquer la carrière parallèle de ces deux architectes compiégnois d’origine pour le premier, d’adoption pour le second, dont la fructueuse rencontre eut lieu en 1941 dans une ville sinistrée à la suite des bombardements de mai-juin 1940. La reconstruction de la ville fut confiée à l’architecte-urbaniste Jean Philippot qui en établit le plan sous l’Occupation mais ne put le mener à bien qu’après la Libération. Photographe confirmé dès avant la guerre, l’architecte André-Louis Guillaume fut chargé par le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme dirigé en 1944-1946 par Raoul Dautry, beau-père de Jean Philippot, de photographier les destructions de la guerre et la reconstruction d’après guerre dans toute la France. Il devint par la suite un des principaux collaborateurs de l’architecte en chef Philippot pour la reconstruction de Compiègne de 1949 à 1955, avant de participer comme lui à l’embellissement et à la modernisation de la ville par de nombreuses réalisations architecturales tant publiques que privées jusqu’aux années 1970.

    Notre exposé illustré d’un riche diaporama s’est efforcé de retracer les parcours parallèles et la rencontre de ces deux importantes personnalités aujourd’hui quelque peu oubliées, qui ont pourtant apporté une éminente contribution à la reconfiguration du paysage urbain de Compiègne dans l’après-guerre et à l’époque des Trente Glorieuses. Pour une étude plus approfondie, on pourra se reporter aux articles consacrés à ces deux architectes compiégnois dans le n° 147-148 des Annales Historiques Compiégnoises paru à l’automne 2017.

    Dans la foulée de cette conférence proposée conjointement par nos deux Sociétés Historique et d’Histoire de Compiègne, a été inaugurée, en présence de ses descendants, la remarquable exposition « André-Louis GUILLAUME, photographies. Le regard de l’architecte sur Compiègne (1941-1947) », une manifestation, visible jusqu’au 28 septembre, mise en œuvre par le service des Archives communales et communautaires de Compiègne, sous l’autorité de leur Directeur Frédéric Guyon. Une sélection de clichés fort suggestifs de Compiègne entre l’Occupation et la Libération donne un aperçu de l’importance du fonds photographique de l’architecte A.L. Guillaume, dont la famille vient de faire le don généreux à la Ville de Compiègne. La galerie du cloitre de la bibliothèque Saint-Corneille était le meilleur écrin pour cette présentation d’une œuvre essentielle pour le patrimoine compiégnois.


    par Jacques BERNET , publié le 18/09/2019




  • Disparition d’Emmanuel-Paul Désiré (1943-2019)
  • Emmanuel-Paul Désiré est décédé le 23 mai 2019. Maître de conférence, il avait enseigné la géomorphologie et la climatologie en licence de géographie à l'Université de Picardie Jules Verne. Il avait également cherché à développer un centre de recherche sur l'eau. Le choix était judicieux dans les années 1970, il l'est davantage aujourd'hui. Les enquêtes qu'il avait engagées ou encadrées posaient, à travers certaines entrées - agriculture, tourisme et ville - que l'eau était un problème d'abord quantitatif, un objet innovant et source d'innovations, au cœur des relations entre sciences de la nature et de la société. Ce faisant, étaient étrangement négligés la sociologie de la consommation, et certains enjeux contemporains, tels le poids des acteurs de la production et de la distribution de l'eau. Son article de 1972 sur l'introduction de la culture irriguée du maïs en Beauce était pour nous, jeunes étudiants, une excellente étude de cas, mais restera de ces points de vue une référence prémonitoire et paradigmatique.

    [https://www.persee.fr/doc/noroi_0029-182x_1972_....]

    Emmanuel Désiré a marqué des générations d'étudiants comme enseignant rigoureux et imagé. Ses talents d'auteur et de directeur de manuels scolaires ont assuré le succès de l'éditeur Belin dans le premier cycle du secondaire, au détour des années 1980. La passion qu'il portait à la cartographie, et que partageait sa femme Joëlle, cartographe de l'UPJV, l'a conduit à coordonner l'Atlas de Picardie, une œuvre marquante de l'université amiénoise. Sans certaines institutions supports qu'animait E.P. Désiré, la production et l'édition cartographique en Picardie serait longtemps restée une ambition inaboutie. E.P. Désiré avait présenté l’Atlas dans le N° 41-42 des Annales Historiques Compiégnoises (1991).

    J'avais apprécié la personnalité d'E-P. Désiré d'abord comme étudiant en climatologie, puis comme collègue, lorsque je fus quelques temps enseignant à la faculté d'Amiens dans les années 1980. J'avais répondu à sa demande de contributions à l'ouvrage de mélanges en hommage à Paul Oudart, avec un article présentant les nouvelles orientations du technopole compiégnois au tournant du millénaire. Joëlle Marchand Désiré avait réalisé, une fois de plus, l'illustration de ce papier.

    Emmanuel-Paul Désiré était des pionniers qui constituaient la génération historique de l'université de Picardie et de ceux qui ont fait la jeune UFR d'histoire et de géographie d'Amiens, avec les géographes Raymond Regrain, Emile Flament, Paul Oudart, André Fiette, Renée Caralp, Jean-Paul Moreau, Mireille Ters, Claude Klein. En prenant la Picardie comme terrain d'enquête et cible de leur démarche formatrice, ces hommes et ces femmes ont contribué à l'émergence d'élites locales, à l'identité régionale forte. Ancrés dans la géographie vidalienne, avec l'outillage de la géographie classique, ils nous ont permis d'envisager une écologie humaine.


    par Alain J-M. BERNARD, Professeur honoraire à l'UTC, publié le 07/09/2019




  • Disparition de Corinne LEROUGE [1954-2019]
  • Nous avons appris non sans retard et avec une grande tristesse la brutale et trop précoce disparition, dans sa soixante-cinquième année, de notre sociétaire et amie Corinne LEROUGE, le 7 mars 2019 à Compiègne. Elle a été inhumée dans le caveau familial au cimetière de Margny-lès-Compiègne.

    Née le 28 septembre 1954, elle avait accompli une longue et belle carrière d’expert-comptable à Compiègne et elle venait tout juste de prendre sa retraite. Férue d’histoire, elle avait adhéré à notre société en 2007. D’une grande générosité, elle nous avait fait bénéficier de son bienveillant mécénat autant que de ses compétences professionnelles pour nous aider et nous conseiller dans la gestion des finances de l’association. Elle était restée une très fidèle lectrice de notre revue Annales Historiques Compiégnoises. D’une grande curiosité intellectuelle et d’une vaste culture, elle était une personnalité affable et d’une très grande gentillesse, dont la perte nous est fort douloureuse.

    A sa maman Liliane, résidente de la maison de retraite de Margny-lès-Compiègne, à sa famille et à ses proches, notre société présente ses sincères condoléances.

    par Jacques BERNET, publié le 01/07/2019




  • Eric GEORGIN (dir.), Les oppositions au Second Empire, du comte de Chambord à François Mitterrand. Ed. SPM, Paris, 2019, 293 p., 28 €
  • Ce volume coordonné par notre collègue Eric GEORGIN propose les Actes de la journée d’études Oppositions au Second Empire. Lectures critiques du Second Empire, organisée par le Centre de Recherche de l’Institut Catholique d’Etudes Supérieures (ICES) et la Fondation Napoléon, tenu à l’ICES à La Roche-sur-Yon le 2 décembre 2016.

    Régime proscrit et vilipendé après sa chute peu glorieuse en septembre 1870, le Second Empire est sorti ces dernières années d’un long purgatoire. Philippe Seguin a notamment contribué à revaloriser la figure de Napoléon III par son ouvrage hagiographique Louis-Napoléon le Grand. Il est aussi parvenu à réintégrer l’Empereur déchu dans la topographie parisienne, obtenant que son nom soit donné au parvis de la Gare du Nord. Le contenu de la journée d’études de l’ICES et de la Fondation Napoléon se situe dans le droit fil de cette réhabilitation, tout en abordant le Second Empire par un biais spécifique, celui de ses oppositions, de celles de ses contemporains jusqu’au XXe siècle, permettant de mieux réintégrer le règne de Napoléon III dans l’histoire politique française contemporaine.

    Les conditions de l’arrivée au pouvoir du neveu de Napoléon 1er par le double effet de son élection triomphale inattendue au suffrage universel masculin en décembre 1848 puis du coup d’Etat du 2 décembre 1851, ce dernier renouant avec la pratique bonapartiste du 18 brumaire, ont eu un effet repoussoir durable sur les débats constitutionnels et les institutions de la France contemporaine : ainsi l’élection au suffrage universel direct d’un Président pour un mandat court, calqué par les Constituants de 1848 sur le modèle de la jeune démocratie nord-américaine si chère à Alexis de Tocqueville, a-t-il longtemps servi d’épouvantail, amenant les concepteurs des IIIe, IVe et même Ve République à préférer une élection au deuxième degré par les chambres en 1875 et en 1946 ou par un collège plus large d’élus en 1958, d’un chef de l’Exécutif au mandat par ailleurs allongé (le septennat introduit au début de la IIIe République à la seule fin de prolonger le mandat de Mac-Mahon, le temps d’obtenir la « fusion » nécessaire aux courants monarchistes en vue de la restauration d’un roi …). D’où le rôle plus symbolique et figuratif que vraiment politique concédé aux Présidents des IIIe et IVe Républiques, régimes d’assemblées instables, où la prééminence du pouvoir législatif n’a pu résister aux graves crises de régime qu’ont été la débâcle de 1940 puis le coup de force d’Alger en 1958. En restituant toute son autorité politique au chef de l’Exécutif la Ve République renouait ainsi largement avec 1848, le septennat en sus, et le général de Gaulle était dans la même logique en 1962 en redonnant au peuple, par le biais du suffrage universel direct, le choix du Président de la République. Depuis, le septennat ayant été réduit en un quinquennat renouvelable, la Ve République française s’est rapprochée du modèle présidentiel américain, avec une séparation des pouvoirs certes moins rigoureuse, comme l’ont attesté les périodes de cohabitation sous Mitterrand et Chirac, respectant certainement moins l’esprit que la lettre des nouvelles institutions.

    Notre régime reste certes contesté par les tenants (minoritaires) d’une VIe République d’essence plus parlementaire, suscitant d’autant plus de méfiance qu’elle apparaît comme un retour au régime d’assemblée, à l’image d’une République italienne née dans l’après-guerre et dont les institutions, source d’instabilité croissante, peinent toujours à se réformer, au risque de susciter des nostalgies malsaines. Le volume rappelle l’usage anachronique complaisant du Second Empire et de ses institutions pourtant évolutives de la version autoritaire initiale à l’évolution finale plus libérale, dans la contestation de la nouvelle Ve République par la gauche socialiste et communiste, avec les pamphlets de François Mitterrand Le Coup d’Etat permanent » et de Jacques Duclos De Napoléon III à De Gaulle, parus en 1964. Le premier s’est pourtant bien moulé dans les institutions qu’il vilipendait lors de ses deux septennats de 1981 à 1995, tandis que le second eut quelque peine à faire oublier son récente passé de thuriféraire de Staline et du culte de sa bien plus effrayante personnalité … L’état présent de ces courants politiques en voie de disparition témoigne du reste du caractère obsolète de ces rapprochements et tendrait plutôt à revaloriser la Ve République comme le Second Empire. Dans un autre domaine, suggéré par l’étude du Second Empire à l’épreuve du socialisme de l’Association Internationale des Travailleurs (Jean-Pierre Deschodt), le gaullisme chantre de la « participation » renouait avec la politique sociale de Napoléon III, de ses racines saint-simoniennes et ses affinités proudhoniennes. De même le rapprochement troublant entre perpétuel conspirateur Auguste Blanqui et le régime du Second Empire né lui-même d’un coup d’Etat, trouva des prolongements sous la IIIe République, lorsque des Bonapartistes et certains Blanquistes s’associèrent dans la coalition boulangiste.

    Pour le reste, le volume offre un panorama assez complet des différents courants d’opposition politiques contemporains du régime du Second Empire, légitimiste, orléaniste, catholique, républicain mais aussi de leurs avatars ultérieurs. Sont aussi abordées des thématiques plus méconnues, comme les oppositions à l’annexion du comté de Nice ou de la Savoie en 1860, les prises d’armes contre le régime depuis l’étranger, notamment d’Italie, celles des milieux artistiques, écornant au passage la figure d’opposant républicain du peintre Gustave Courbet et n’épargnant pas l’œuvre de Zola, dont les romans sont loin d’être des « pages d’histoire » sur le Second Empire, pas plus que les pamphlets d’exil de Victor Hugo. On aurait pu y ajouter, dans le domaine économique, les oppositions des milieux protectionnistes face aux traités libéraux du Second Empire ou encore la contestation des entreprises coloniales ou de la politique extérieure, européenne mais aussi américaine de Napoléon III. Mais l’ensemble constitue déjà un bel apport, un renouvellement fort bien venu dans la connaissance d’un régime et d’une époque en nette voie de réhabilitation historiographique depuis ces dernières années.


    par Jacques BERNET, publié le 01/07/2019




  • Notre nouveau numéro des AHC est disponible

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    153-154 Acteurs politiques Oise XXe

    - Une grande figure du radical-socialisme dans l'Oise: Jammy-Schmidt(1872-1849)

    - Parachutages politiques dans l'Oise au XXe siècle Marcel Dassault, Jean Legendre, Robert Hersan

    - Les écoles primaires publiques de l'Oise dans la Grande guerre 1914-1918

    - La Résistance dans l'Oise à partir des demandes de cartes CVR

    - Une journée historique à la Clairière de l'Armistice : la cérémonie franco-allemande du 10 novembre 2019


    N°153-154, Printemps 2019

    10€ + port 2€
    153-154


  • Jean-Yves LE NAOUR, Fusillé sur son brancard. L’affaire Chapelant et les fantômes de la Grande Guerre Armand Colin, Paris, 2019, 203 p., 16, 90 €
  • De l’œuvre brillante de notre collègue Jean-Yves Le Naour, le grand public connaît avant tout la belle série d’ouvrages très pédagogiques ayant accompagné chaque année du centenaire de la Grande Guerre, récemment réunis en un même volume, 1914-1918. L’intégrale, Perrin, 2018, constituant une somme d’une grande utilité. L’historien consacre cette fois son dernier livre à un épisode toujours controversé du début du conflit, l’affaire du sous-lieutenant Chapelant fusillé pour reddition à l’ennemi le 11 octobre 1914 au Bois des Loges, situé au sud de Roye, à la limite de l’Oise et de la Somme. Blessé, le jeune homme de 23 ans avait été ligoté sur son brancard face au poteau d’exécution, circonstance ayant inspiré Stanley Kubrick pour son film à charge Les sentiers de la gloire sorti en 1957. L’affaire avait révolté l’opinion et suscité dès la fin du conflit une grande campagne en faveur de sa réhabilitation, qui n’a toutefois jamais abouti. Mais comment faire de cet événement un récit impartial, lorsque des témoins accusent Chapelant et d’autres le disculpent intégralement ? Jean-Yves Le Naour a fait le choix de présenter tour à tour deux versions opposées : la thèse de la culpabilité du sous-lieutenant et celle de son innocence, laissant au lecteur le choix (apparent) de trancher, mais nous délivrant surtout une belle leçon sur la subjectivité de l’histoire et la relativité des témoignages. Tout en nous restituant avec brio les circonstances d’un épisode de la Grande Guerre survenu dans notre région, la plume alerte de l’historien nous invite ainsi à une salutaire réflexion sur la construction et l’usage de l’histoire.

    L’auteur évoque aussi dans sa conclusion le débat toujours actuel sur la réhabilitation collective des fusillés de la Grande Guerre. En 2016 les pouvoirs publics avaient confié la tâche à une commission d’historiens, qui ne pouvaient prendre à cet égard une décision relevant d’un choix essentiellement politique, qui a d’ailleurs été adopté par la Nouvelle-Zélande, le Canada et la Grande-Bretagne, pays qui ont accordé le pardon général à leurs fusillés entre 2000 à 2006. En France, la Libre Pensée qui milite dans ce sens depuis de nombreuses années a obtenu l’autorisation d’ériger un monument aux fusillés à Chauny dans l’Aisne, département marqué par les mutineries et leur répression au lendemain du fiasco de l’offensive du Chemin des Dames d’avril 1917. Ce choix a été contesté par des historiens locaux de la Grande Guerre, au nom d’arguments historiques forcément discutables, puisqu’il s’agit moins d’une évocation historique proprement dite que d’un parti pris politique qui a aussi sa légitimité.


    par Jacques BERNET, publié le 15/06/2019




  • Samedi 25 mai 2019 après-midi, découverte d’Haramont (Aisne)
  • Situé dans une clairière de la forêt de Retz, Haramont est un charmant village de 600 habitants, qui ne compte pas moins de quatre sites ou édifices classés à l’inventaire des monuments historiques : le menhir dit la Pierre Clouise, en forêt de Retz (classé depuis 1889) ; l’ancien prieuré de Longpré du XIIe siècle, situé au fond d’un vallon boisé et ayant pour écrin un jardin d’inspiration médiévale (classé en 1995) ; l’église paroissiale Saint-Clément, datée des XIIe-XVIe siècles (classée en 1919) et le château des Fossés, inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques en 2003. La visite organisée ce samedi 25 mai a permis à un groupe de 23 sociétaires de découvrir ces deux derniers monuments et leurs sites remarquables.

    Si son actuel corps de logis principal date du XVIe siècle, le château des Fossés a une longue histoire remontant au haut Moyen-Age, dont témoignent les douves de l’ancien château fort médiéval. Après les épreuves de la Guerre de Cent Ans, un manoir de style Renaissance fut reconstruit sur ce site champêtre de la vallée de Baudrimont, pour un chambellan de François 1er, à l’époque des séjours du Roi et de la Cour au château de Villers-Cotterêts, premier édifice royal inspiré de la Renaissance italienne anticipant la reconstruction du Louvre par François 1er puis Henri II. Revenu au XVIIIe siècle à Pierre de Saint-Martin, baron de Tourempré (1720-1783), maréchal de camp et chevalier de Saint-Louis, époux de Jeanne Victoire d’Escrigny et gendre de Jeanne-Eléonore des Fossés, le domaine des Fossés devait être loué sous le Consulat et l’Empire par le général Alexandre Dumas (1762-1806). Son fils, le célèbre écrivain Alexandre Dumas (1802-1870) garda de vifs souvenirs de son enfance dans le château et le parc, qui lui inspirèrent le cadre de ses romans Ange Pitou et Le manoir des loups. Après bien des péripéties, où le domaine et ses constructions souffrirent de leur reconversion en exploitation agricole, le château des Fossés a été racheté en 1999 par ses actuels propriétaires, qui ont su mener à bien la magnifique restauration du corps de logis principal et de ses dépendances comme la restitution du parc, obtenant en 2003 leur inscription à l’inventaire des Monuments Historiques.

    Une promenade dans le cœur du village, à l’architecture typiquement soissonnaise a permis de découvrir un ancien viaduc ferroviaire, vestige de la ligne Compiègne-Pierrefonds Villers-Cotterêts ouverte de 1883 à 1960 et déferrée en 1964. L’intérieur de l’église Saint-Clément, comportant un chœur aux voûtes gothiques du XIIe et une nef du XVIe sous un plafond en bois en carène de vaisseau, abrite de nombreux reliquaires, un maître autel et une série d’intéressants tableaux des XVIIIe-XIXe siècles, toutes oeuvres venues du prieuré de Longpré après sa suppression sous la Révolution, qui ont valu à l’édifice d’être classé monument historique en 1919.


    par Jacques BERNET, publié le 05/06/2019




  • Samedi 07 septembre 2019 : Samedi 7 septembre 2019, à 15 H ; BM Saint-Corneille, salle le Chatelier
  • Conférence de Jacques Bernet, Président de la Société : Les architectes Jean Philippot et André-Louis Guillaume, bâtisseurs du nouveau Compiègne, dans le cadre de l’exposition André-Louis Guillaume.

    [Séance commune avec la Société Historique de Compiègne]





  • Samedi 05 octobre 2019 : Samedi 5 octobre 2019, à 15 H ; BM Saint-Corneille, salle le Chatelier
  • Présentation par Olivier Fély-Biolet de son film « Ces traces qui disparaissent », sur les Nacht und Nebel dans la Seconde Guerre mondiale

    [Séance commune avec la Société Historique de Compiègne]





  • Samedi 12 octobre 2019 : Samedi 12 octobre 2019, à 14 H 30 ; BM Saint-Corneille, salle le Chatelier
  • Assemblée annuelle de l’association, ouverte aux adhérents et sympathisants suivie de la réunion du nouveau CA élu.





  • Samedi 23 novembre 2019 : Samedi 23 novembre 2019, à 15 H ; BM Saint-Corneille, salle le Chatelier
  • Conférence de Jean-Yves Bonnard Président de la Société Historique de Noyon

    Le Monument de Chiry-Ourscamps aux « oubliés », les victimes civiles de la Grande Guerre dans l’Oise.





  • Parution d'un nouvel ouvrage



  • clermontacte.jpeg Etre en guerre 1914 1918 dans l'Oise
    Actes du colloque organisé par le collectif de sociétés d’histoire et d’archéologie de l'Oise, l’ONACVG, les archives départementales de l’Oise avec le soutien de la Mission centenaire et du Conseil départemental de l'Oise.

    SOMMAIRE

    Mot d'accueil - Claude Boulet

    Introduction - Jean-Yves Bonnard

    Après la bataille, de l'hécatombe à l'hommage (Régis Moreau et Pierre Tandé)

    Commiègne d'octobre 1914 à mars 1917 : l'état sanitaire vu à travers les hopitaux ( Patrice de Lattard)

    Nourrir les civils en région de Compiègne (Vincent Reig)

    Les apports des nouveaux délais de communication des archives dans l'étude démographique des civils de la zone occupée de l'Oise (Jean-Yves Bonnard)

    Le groupe de divisions de l'entrainement (Vincent Bartier)

    Chantilly, Beauvais, Compiègne, ou les tribulations de GDG (Denis Rolland)

    Délibérer pendant la grande guerre : l'exemple du conseil général de l'Oise (Eric Dancoisne)

    Les usines de l'Oise pendant la guerre (Robert Poitou)

    Les réfugiés belges ou français dans l'Oise et les isariens en exil (Mathilde Marguerit-Houte)

    La presse isarienne pendant la guerre (Françoise Rosenzweig)

    Le role du Kameradschaftsbund der 75e (Didier Guénaff)

    L'action des evêques de Beauvais, Noyon et Senlis pendant la guerre (Philippe Papet)

    Le carnet de guerre d'Henri Barbusse (Philippe Lambs)

    Les divertissements publics à Senlis pendant la guerre (Gilles Bodin)

    Les terrains d'aviation de clermontois avant et pendant la guerre (Jacques Calcine)

    Armand Dupuis pendant la guerre : lecture de son journal (Hermine Williams)

    Les prisonniers de guerre : ces soldats dont on parle peu (Emmanuel Bellanger)

    Charles Troufleau, né à Clermont, tombé sur le front d'Orient (Roger Puff)

    Conclusion - Jacques Bernet 2018, 216p.

    20.00€