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Les récentes mises à jour

  • Histoires du Valois, Société d’Histoire et d’archéologie du Valois, Crépy-en-Valois, n° 7 spécial, 15° anniversaire, 2017, Territoire et personnages illustres du Valois, Actes de la journée d’études du 11 mars 2017, 82 p. 12 E.
  • Toujours très attendue, la livraison annuelle d’Histoires du Valois, n° 7, datée 2017, est particulièrement riche et intéressante : ce numéro spécial contient en effet les Actes de la journée d’études du 11 mars 2017, marquant le 15ème anniversaire de l’Association, dont notre ami Eric Dancoisne a repris la présidence après Aurélien Gnat son fondateur. Le thème de cette journée était très ouvert, puisque consacré au « territoire et personnages illustres du Valois », ce qui a donné lieu des communications originales couvrant les périodes médiévale, moderne et contemporaine. Y ont été jointes trois intéressantes contributions proposées par des adhérents ou amis sur des sujets plus larges ou variés. L’ensemble, comme toujours fort bien présenté et illustré, devrait avoir du succès auprès du fidèle public local et au-delà.

    Au sommaire de la publication :

    Le musée de l’archerie et du Valois : un musée de territoire ? (Marion ROUX-DURAND) ; Les seigneurs de Crépy-Nanteuil (XI°-XIII° siècles) (Régis MOREAU) ; L’implantation monastique dans le Valois (Jean-Luc FRANÇOIS) ; Les limites administratives du Valois moderne et contemporain (Jacques BERNET) ; Aspects historiques de Feigneux-Morcourt (Daniel GIBERT) ; Autour de l’ancienne collégiale Saint-Thomas (Marie-Thérèse LE GUENN) ; Héroïnes et femmes illustres à Pierrefonds (Laurence DUCOUSSO-LACAZE) ; Gustave CHOPINET, un héros local ? (Eric DANCOISNE) ; Troupes ennemies de passage dans le Valois en 1814 (Robert LEROUX) ; L’accueil des réfugiés espagnols dans l’Oise (1936-1944) (Vincent REIG).

    par Jacques BERNET, publié le 19/07/2017




  • Vendredi 02 novembre 2018 : Vendredi 2 et samedi 3 novembre 2018, salles Saint-Nicolas à Compiègne, Appel à communications
  • III° colloque départemental du Centenaire de 1914-1918,

    organisé par le collectif des Sociétés Historiques de l’Oise :

    Sortir de la Grande Guerre, Oise, 1918

    Département libéré de l’occupation allemande à la suite du repli Alberich de mars 1917, l’Oise demeura dans la zone des armées, en raison de sa proximité du front et de sa situation de carrefour stratégique très emprunté. Siège du GQG des armées françaises, Compiègne fut un centre décisionnel avancé restant soumis aux menaces de bombardements.

    Avec l’offensive allemande du 21 mars 1918, mettant à profit la chute du front russe, avant que l’entrée en guerre des USA aux côtés des alliés ne soit effective, l’Oise redevint un territoire de combats, marqué par les batailles de Noyon des 24-25 mars, du Mont-Renaud du 25 mars au 30 avril et du Matz du 9 au 11 juin, particulièrement destructrices dans le quart nord-est du département, et de violents bombardements aériens sur ses principaux centres urbains, Compiègne, Beauvais, le bassin creillois.

    Le 2 septembre 1918, l’Oise fut définitivement libérée, puis connut, le 11 novembre, une célébrité internationale avec la signature de l’armistice en forêt de Compiègne.

    Appel à communications :

    Comment l’Oise a-t-elle vécu la dernière année de ce terrible conflit ? Quelles en ont été les conséquences sur nos villes et nos campagnes soumises aux combats et aux destructions ? Comment la vie s’est-elle maintenue et quelles furent les réactions de l’opinion face au prolongement et à l’intensification de la guerre, puis au lendemain de la délivrance de l’armistice du 11 novembre, source d’une bien étrange et amère victoire ?

    Sur ces grandes thématiques, nous vous invitons à proposer des communications originales, avant le 15 décembre 2017, auprès du secrétariat du colloque :

    Jean-Yves BONNARD, Courriel : jean-yves.bonnard@ac-amiens.fr

    Atelier CANOPE 60 - Beauvais

    22 avenue Victor-Hugo - BP973 - 60009 Beauvais

    T 03 44 06 31 00

    P 06 22 59 05 29

    F 03 44 06 31 13





  • Samedi 10 février 2018 : Samedi 10 février 2018, 15 H., BM Saint-Corneille, salle Le Chatelier,
  • Conférence de Melle Margaux GUILBERT, maître en histoire :

    Jean LEGENDRE, député-maire de Compiègne (1906-1994)

    Emergence d’un ténor de la droite sous la III° et la IV° Républiques, 1906-1962

    [Séance commune avec la Société Historique de Compiègne]





  • Samedi 20 janvier 2018 : Samedi 20 janvier 2018, 14 H 30, BM Saint-Corneille, salle Le Chatelier
  • M. Frédéric SEITZ, architecte, professeur à l’UTC, présentera son livre :

    Gustave Eiffel, l’art de l’ingénieur.





  • Samedi 02 décembre 2017 : Samedi 2 décembre 2017, 15 H., BM Saint-Corneille, salle Le Chatelier
  • M. Jean-Marc BINOT, historien, présentera son livre :

    Georges Guynemer (1894-1917), Fayard, 2017.

    [Séance commune avec la Société Historique de Compiègne]





  • Samedi 18 novembre 2017 : Samedi 18 novembre 2017, 14 H 30 – 17 H., Excursion à Blérancourt (02)
  • Visite du nouveau musée franco-américain.

    [RDV à 14 H 30 au château de Blérancourt ; possibilités de co-voiturage].





  • Disparition d’Eric WALTER [1940-2017]
  • Notre collègue et ami Eric WALTER est décédé le 27 juin 2017 dans sa soixante-dix-septième année. Il a été inhumé à Niozelles (Alpes-de-Haute-Provence), où il a passé les dernières années de sa vie. Nous déplorons la perte d’un de nos plus anciens membres et animateurs, ayant accompagné les tout premiers pas de notre Société d’Histoire moderne et contemporaine de Compiègne, à laquelle il resta très fidèle, tant que sa santé le lui permit.

    Eric Walter, né en 1940 à Chatenay-Malabry, ancien élève de l’ENS Ulm, agrégé de lettres classiques, commença son cursus universitaire comme enseignant coopérant à la Faculté des lettres d’Alger de 1965 à 1968, dans les premières années de l’indépendance de l’Algérie, où il rencontra son épouse Colette, professeur d’italien au lycée français d’Alger. Il accomplit cependant l’essentiel de sa carrière d’enseignant-chercheur à l’Université d’Amiens, comme maître-assistant puis maître de conférences en littérature, jusqu’à sa retraite en 1998. C’était un brillant intellectuel et un des meilleurs dix-huitiémistes de sa génération, à la fois littéraire et historien. Ses écrits sont peu nombreux, mais toujours d’une grande qualité. Il n’a vraisemblablement pas pu produire une œuvre qui était en genèse, ayant précocement été la proie d’une grave maladie neurologique, qui l’a contraint à abréger précocement sa carrière enseignante un peu avant ses 60 ans.

    Il a été un pionnier de l’histoire et de la sociologie des gens des lettres sous l’Ancien Régime et tout particulièrement au XVIIIe siècle. Il était très proche, en ce domaine, des conceptions de Pierre Bourdieu. On peut rapprocher ses travaux d’un autre disciple de Bourdieu qui, pour sa part, a œuvré essentiellement sur les gens de lettres du Grand Siècle, Alain Viala.

    Eric Walter a participé à la très importante Histoire de l’édition française, dirigée par Henri-Jean Martin et Roger Chartier [Promodis, 1982]. Son article traitait de « La condition de l’homme de lettres au siècle des Lumières » et plus particulièrement de son statut et des modes de rétribution auxquels il pouvait aspirer. Notons aussi son article, écrit en commun avec Jean-Marie Goulemot et publié dans l’ouvrage célèbre dirigé par Pierre Nora : Les lieux de mémoire [Gallimard, 1984] : « Les centenaires de Voltaire et de Rousseau. Les deux lampions des Lumières »

    Son petit livre sur Jacques le fataliste de Denis Diderot [Hachette, 1975] peut être considéré, à notre sens, comme un des meilleurs et des plus inventifs sur le sujet : il relie magistralement la technique narrative éblouissante de Diderot, les conditions de réception de l’oeuvre, le contexte historique et la quête philosophique de l’auteur, toujours en genèse. Eric Walter était également l’auteur, en collaboration avec Claude Lelièvre, de La Presse picarde, mémoire de la République : luttes de mémoire et guerres scolaires à travers la presse de la Somme, 1876-1914, Centre universitaire de recherche sociologique, Amiens, 1986.

    Nous avions rencontré Eric Walter en 1978 à l’occasion du bicentenaire de la mort de Voltaire et Rousseau, ayant donné lieu à un colloque international qui s’était tenu en l’ancien centre culturel jésuite « Les Fontaines » de Gouvieux en septembre 1978. Nous y avions participé avec lui, ainsi que nos collègues et amis Jacques Lécuru, Bertrand Le Chevalier. Cela permit de consacrer entièrement à ce thème notre n° 3-4 de l’automne 1978, à laquelle Eric Walter apporta sa contribution : « Le pouvoir des ombres : l’effet commémoration et l’enjeu Voltaire-Rousseau dans le discours de la presse amiénoise en 1878 ».

    Au moment du bicentenaire de la Révolution française, il organisa lui-même, en 1989 à Amiens, avec Alain Maillard et Claude Mazauric, un colloque international intitulé : Présence de Babeuf. Lumières, Révolution, communisme, auquel nous avons participé et dont les actes, préfacés par Michel Vovelle, ont paru dans les Publications de la Sorbonne en 1994.

    Eric Walter s’était retiré ces dernières années avec sa famille loin de la Picardie, mais nous avons appris sa disparition avec une grande émotion, d’autant qu’elle ravive d’anciens et excellents souvenirs. A son épouse Colette, à ses enfants Emmanuelle et Laurent, nous présentons, au nom de notre Société, nos très sincères condoléances.


    par Jacques BERNET et Didier MASSEAU, publié le 03/07/2017




  • Commémoration du centenaire de la disparition de l’aviateur compiégnois Georges Guynemer, le 11 septembre 1917
  • Les commémorations du centenaire de la Grande Guerre se poursuivent pour la quatrième année de ce conflit, marquée dans notre région par le retrait des Allemands sur la ligne Hindenburg en mars, le sanglant échec de l’offensive Nivelle sur le Chemin des Dames en avril, entraînant une grave crise de l’armée avec les mutineries et leur répression en mai-juin, événements ayant pour toile de fond la première révolution russe de février-mars et l’entrée en guerre des USA auprès des alliés en avril, faisant de 1917 une année tournant du conflit, où la lassitude des peuples en guerre amena une crise de confiance dans le commandement et les gouvernements, les premières initiatives sérieuses de paix.

    La disparition du capitaine Georges Guynemer, l’as aux 53 victoires, à l’âge de 22 ans dans le ciel de Flandre, le 11 septembre 1917, confirmée seulement en octobre, fut ressentie comme une grande perte nationale, plus particulièrement à Compiègne où il avait passé son enfance et où vivait sa famille. Héros de son vivant, sa mort glorieuse le transfigura en mythe national, qui connut son paroxysme dans l’entre-deux guerres, mais a beaucoup décliné depuis 1945, en dehors des milieux militaires, avant tout l’Armée de l’Air, où l’as des as de la Grande Guerre reste une grande référence.

    Sa mémoire a été sauvegardée à Compiègne par un nom de rue – le Cours Guynemer -, le monument du sculpteur Navarre érigé près des haras, la plaque apposée sur la maison familiale en haut de la rue Saint-Lazare. Un établissement scolaire privé de la Ville porte son nom depuis 1941, mais l’Institut Guynemer en fusionnant avec La Tilloye, laissera place en 2018 au lycée Jean-Paul II. Espérons qu’une école publique compiégnoise pourra prendre le relais.

    La Municipalité de Compiègne a prévu le programme suivant de commémoration du centenaire de la mort de Guynemer en septembre prochain :

    Le SPAD VII de Guynemer sera exposé Place de l'Hôtel de Ville les 9, 10 et 11 septembre, prêté par le petit fils de Louis Blériot.

    Il y aura également le survol de deux biplans du Cercle des Machines volantes à basse altitude en centre ville de Compiègne, comme Guynemer avait l’habitude de le faire lorsqu’il était en permission, en profitant pour saluer sa mère dans la demeure familiale rue Saint-Lazare.

    Une commémoration militaire se déroulera dans la matinée du 11 septembre devant le monument Guynemer, en présence des élèves de l’Institution Jean Paul II- Ecole Guynemer.

    Un circuit spécial Guynemer sera proposé par l'Office de Tourisme reliant les lieux suivants : Musée de la Figurine (nouveau diorama consacré au dernier vol de Guynemer), Musée de la Voiture (la Sigma Torpedo de Guynemer y est conservée et sera valorisée pour l'occasion), monument aux morts du boulevard Victor-Hugo, maison familiale de la rue Saint Lazare et Place de l'Hôtel de Ville avec le SPAD VII.

    Notre Société d’Histoire moderne et contemporaine, qui a déjà consacré un n° de sa revue à Guynemer en 2007, ne sera pas en reste, puisqu’elle a prévu d’organiser une séance commune avec notre consoeur la Société Historique de Compiègne, Samedi 2 décembre 2017 à 15 H. à la Bibliothèque Municipale Saint-Corneille. Cette conférence sera animée par M. Jean-Marc BINOT, journaliste et historien, qui vient d’écrire une toute nouvelle biographie de Georges Guynemer, publiée chez Fayard en mars 2017. Elle constitue d’ores et déjà un livre de référence sur un personnage méconnu, car trop longtemps écrasé par une profusion d’hagiographies et d’ouvrages romancés. Rédigé à partir de sources solides et pour une part inédites, notamment de la famille Guynemer, il restitue la véritable histoire, la personnalité et le parcours de ce jeune « chevalier du ciel », en le resituant bien dans le contexte de la Grande Guerre, marquée par les progrès spectaculaires de l’aviation militaire.


    par Jacques BERNET, publié le 29/06/2017




  • 2017 : commémoration du 250ème anniversaire de la naissance de Saint-Just à Blérancourt, Decize et Soissons
  • L’Association pour la sauvegarde de la maison de Saint-Just à Blérancourt a tenu son assemblée générale annuelle dans l’hôtel-de-ville du lieu, le 17 juin 2017 à 10 H., sous la présidence d’Anne Quennedey. Elle a été l’occasion de présenter les manifestations de cette année 2017 marquant le 250ème anniversaire de la naissance du futur Conventionnel à Decize (Nièvre) en août 1767.

    L’après-midi, après le repas habituel au Griffon, les participants ont pu entendre une passionnante conférence de Catherine Gosselin et Louis Tuil, secrétaire de l’Association, sur le portrait de Saint-Just dit « Pastel Le Bas », le seul pour lequel il est certain que Saint-Just ait posé, à son arrivée à Paris à l’automne 1792 où il séjourna à l’hôtel des Etats-Unis. Cette œuvre maintenant conservée au musée Carnavalet à Paris, avait été rachetée à son auteure, une pastelliste méconnue, qui a pu être identifiée comme étant la fille du propriétaire de l’hôtel des Etats-Unis, par la veuve du Conventionnel Le Bas en février 1795 ; elle est restée dans la famille Lebas jusque sous le Second Empire, avant d’être rachetée par l’historien Hammel puis léguée au musée Carnavalet à la fin du XIX° siècle. L’enquête minutieuse de nos deux historiennes a donc levé le voile sur l’origine véritable du tableau et sur son tortueux parcours, tout en confortant son authenticité, parfois encore contestée.

    Une magnifique reproduction photographique de ce tableau emblématique présentée dans un encadrement ovale du style de l’époque, a pu être réalisée à l’initiative de l’Association de Sauvegarde de la maison de Saint-Just : présentée ce 17 juin par les conférencières, l’oeuvre sera exposée en permanence dans la maison de la rue de la Chouette, à partir du 25 août prochain, dans le cadre d’une double exposition temporaire consacrée à « Saint-Just vu par les artistes, 250 ans d’images et de légendes » et aux « Grandes dates de la Révolution française et la philatélie ».

    Attention l’inauguration initialement prévue le 13 juillet a été repoussée au 25 août, l’exposition se prolongeant jusqu’au 17 septembre 2017.

    En fin d’après-midi du 17 juin, a été inaugurée, avec la participation d’enfants du pays, un Arbre de la Liberté commémorant le 250ème anniversaire de la naissance de Saint Just, place du Général Leclerc, l’ancienne place du Marais où avait été planté en mai 1792 un premier Arbre de la Liberté par la Garde nationale de Blérancourt, en présence de son jeune commandant, le futur Conventionnel Saint-Just.

    Les commémorations se poursuivront par des manifestations culturelles prévues à Decize les 19-20 août pour se terminer par un colloque scientifique interdisciplinaire sur Saint-Just, qui se tiendra à Soissons les 2-3 décembre 2017.


    par Jacques BERNET, publié le 26/06/2017




  • Excursion du samedi 27 mai 2017 à Vic-sur-Aisne, 10 H 30 – 18 H
  • Cette sortie programmée en plein pont de l’Ascension était notre dernière manifestation de la saison 2016-2017. Elle a bénéficié d’un temps estival particulièrement chaud et a rencontré un vif succès, avec quelque 26 participants, d’autant que nous avons même dû refuser du monde.

    Le bourg de Vic-sur-Aisne, actuellement chef-lieu de canton du département de l’Aisne comptant quelque 1700 habitants, bénéficie d’un riche patrimoine naturel, historique et monumental, qui en fait un lieu attractif pour le tourisme, avec une halte fluviale sur l’Aisne et un camping très fréquentés l’été.

    Le village remonte au moins à l’époque gallo-romaine, comme l’atteste la borne milliaire datée de l’Empereur Marc Aurèle, conservée dans le parc du château : le vicus se situait alors sur la grande voie romaine Reims – Rouen. Sous les Carolingiens, la terre de Vic fut attribuée par Berthe, fille de Charlemagne, à la puissante abbaye Saint-Médard de Soissons, en 814, et un premier château y fut construit par Eudes, Comte de Paris, à partir de 889. Vic devint le siège d’une châtellenie dépendant de Pierrefonds, puis d’une Vicomté vassale de Soissons.

    L’actuel château de Vic-sur-Aisne, dont la partie la plus ancienne est le donjon remontant aux XII°-XIII° siècles, très remanié au XV°, a été reconstruit à partir de la fin du XVI° par Jean Hotman, dont Mazarin récupéra les biens en 1636. A la mort du Cardinal en 1661, l’abbaye de Saint-Médard et ses dépendances, dont Vic, furent attribuées à la Maison de Savoie. A la fin du XVII° siècle, l’abbé de Pomponne ayant échangé l’abbaye de Saint-Maixent près de Poitiers avec Saint-Médard de Soissons, entreprit la construction du grand pavillon et des écuries à l’entrée du château de Vic, doté d’un jardin en terrasses avec potager. Vendu comme bien national sous la Révolution, le château de Vic-sur-Aisne fut racheté par un notaire de Soissons au nom de Jean-Baptiste Pierre Antoine Clouet, dont la fille Amélie épousa un noble alsacien, Antoine de Reiset, dignitaire du Premier Empire, qui prit possession des lieux en 1805 et y accueillit le ministre des finances de Napoléon C. Gaudin (1756-1841).

    Transformé au XIX° en jardin à l’anglaise, l’ancien parc du XVIII° siècle a été en partie reconstitué au début du XX° siècle, avec une partie boisée où se trouvent des sculptures, bancs et colonnade en pierre, ainsi qu’une belle allée de sculptures végétales donnant sur la terrasse du grand pavillon du XVIII°.

    Le domaine sert de nos jours d’écrin pour des cérémonies de mariage ou des festivités, dont les revenus ont permis la restauration et l’entretien des bâtiments. Grâce à l’amabilité de sa propriétaire actuelle, nous avons pu découvrir les salles ouvertes au public, le donjon, le parc et les dépendances.

    Notre visite a été complétée par un tour de ville sous la conduite de M. Bernard Ruelle, maire de Vic, qui nous a conduit de la mairie reconstruite après la Grande Guerre et agrémentée d’un parc public, jusqu’à la partie ancienne du bourg, au style rural typiquement soissonnais, autour des anciens fiefs, du moulin et des traces de l’enceinte médiévale du château.

    Nous avons ensuite déjeuné à l’hôtel du Lion d’Or, dernier rescapé des 17 auberges que comptait Vic-sur-Aisne, du temps de sa grande prospérité à l’époque moderne, due au foires commerciales et aux pèlerinages dont faisaient l’objet les reliques de Sainte Léocade, transférées depuis Tolède.

    Pendant la Grande Guerre, Vic-sur-Aisne s’est trouvé à l’arrière immédiat de la ligne de front de septembre 1914 à mars 1917, jusqu’au retrait allemand sur la ligne Hindenburg qui lui donna un court répit, car la commune subit des bombardements particulièrement destructeurs en mai 1918, au moment des dernières grandes offensives ennemies sur l’Oise et l’Aisne.

    De ce fait, Vic-sur-Aisne et ses alentours gardent de nombreux stigmates de cette douloureuse épreuve, qui imposa la reconstruction d’une grande partie du bourg, de la mairie aux halles en passant par le château, de nombreuses maisons et villas de son centre rénové.

    Une promenade en co-voiturage nous a conduit l’après-midi, sous la direction experte de notre ami Rémi Hébert et de membres de l’Association Soissonnais 14-18, sur l’ancienne zone du front au nord-est de Vic, où nous avons d’abord croisé l’émouvant monument des fusillés pour l’exemple de Vingré, rappelant un épisode douloureux survenu en décembre 1914, puis la monumentale Croix brisée édifiée dans un bosquet sur le plateau, en souvenir des combats meurtriers de ce secteur en 1914-1917.

    Notre circuit s’est achevé sur le site impressionnant des ruines de l’ancienne ferme fortifiée médiévale de Gonfrécourt, située en rebord du plateau au-dessus de l’Aisne, qui a été autrefois la propriété de l’abbaye Saint-Médard de Soissons. Elle a été entièrement dévastée par les combats de la Grande Guerre et reconstruite plus loin sur le plateau. En contrebas des ruines des bâtiments, aujourd’hui largement envahies par la végétation, se trouvent d’anciennes carrières calcaires ayant servi de refuge et d’habitat durable à plusieurs régiments français, qui ont combattu dans ce secteur en 1914-1917. Les soldats ont laissé dans la pierre des traces émouvantes de leur passage et de leur séjour, témoignant de leurs souffrances, de leurs aspirations et de leur vie quotidienne. Ces sculptures de la Grande Guerre, allant des plus frustres inscriptions aux créations les plus sophistiquées, comme un impressionnant autel monumental, ont fait l’objet d’un répertoire systématique et d’un classement protecteur, heureusement renforcé par la clôture du site.

    Cette belle et chaude journée a été un franc succès, grâce au précieux concours bénévole des animateurs locaux, d’abord et avant tout notre ami Rémi Hébert, que nous tenons à remercier très vivement.


    par Jacques BERNET, publié le 02/06/2017




  • Notre nouveau numéro des AHC est disponible

  •  
    145-146 Les civils dans la Grande Guerre Compiègne-Oise-Picardie

    - La vie culturelle, spirituelle et sportive à Compiègne autour de la Grande Guerre (1913-1920)

    - La question du ravitaillement et de l'alimentation dans le Compiègnois (1914-1918)

    - Les conséquences du repli allemand de 1917 dans l'Oise

    - Les juridictions picardes pendant la Première guerre mondiale


    N°145-146, Printemps 2017

    10€ + port 2€
    145-146


  • Parution d'un nouvel ouvrage



  • IMG_0423.JPG Entrer en guerre dans l’Oise, 1914-1918
    Actes du colloque organisé par le collectif de sociétés d’histoire et d’archéologie de l'Oise,

    l’ONACVG et les archives départementales de l’Oise.

    avec le soutien de la Mission Centenaire, du Conseil général de l’Oise et de la Ville de Senlis

    Senlis, 26 et 27 septembre 2014

    SOMMAIRE

    Discours de Pascale LOISELEUR, maire de Senlis

    Discours d’Alain BLANCHARD, vice-président du Conseil Général de l’Oise

    Le colloque à Senlis, entre enjeux historiographiques et réalités locales (Philippe PAPET)

    Le département de l’Oise à la fin de la Belle Epoque (Jacques BERNET)

    L’entrée en guerre vue par la presse isarienne (Françoise LECLERE-ROSENZWEIG)

    Marcel Boulanger, un dandy à la guerre (Philippe LAMPS)

    D’Annunzio à Chantilly (Jean-Paul BESSE)

    Le comité clermontois des Dames françaises (Claude BOULET)

    Les « Scottish women of Royaumont » (Marie-France WEINER)

    L’incendie de Senlis en 1914, un événement médiatique (Gilles BODIN)

    Creil et Senlis « villes martyres » de l’invasion allemande : relecture d’un imaginaire (Mathilde MARGUERIT-HOUTE)

    Les exactions allemandes lors de l’invasion de l’Oise en 1914 (Marc PILOT)

    Faire face à la guerre : analyse du journal de Gustave Chopinet, maire de Crépy-en-Valois (30 août-31 décembre 1914) (Eric DANCOISNE)

    La cathédrale de Senlis à l’épreuve des bombardements de 1914 : bilan patrimonial et cicatrisation d’un monument (Mathieu LEJEUNE)

    L’occupation des troupes allemandes à Clermont (Emmanuel BELLANGER)

    Les hôpitaux militaires à Clermont-de-l’Oise au début de la Grande Guerre (Guy ISAMBART)

    Les six frères Bouchet (Caroline BITSCH).

    De la guerre de mouvement à la guerre de position : entrer d’une guerre à l’autre (Jean-Yves BONNARD)

    Index des noms de personnes.

    Index des noms de lieux.

    Cette publication de 183 pages, abondamment illustrée, est vendue au prix public de 25 E. (20 E. pour les membres de la Société et les abonnés à la revue + frais de port éventuels). A commander au siège de la Société d’Histoire de Compiègne, 82 bis rue de Paris - 60200 COMPIEGNE - Tel. : 03 44 20 26 52 - Courriel : jbernet@wanadoo.fr. 2015, 183p.

    25.00€