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Les récentes mises à jour

  • Samedi 6 avril 2019, 15 H. BM Saint-Corneille, salle Le Chatelier, conférence d’Alain ARNAUD, Président de la Société Historique de Villers-Cotterêts : Le château de Villers-Cotterêts, situation et avenir
  • Les lointaines origines du château de Villers-Cotterêts remontent au relais de chasse abritant les Rois de France venus pratiquer leur activité favorite en forêts de Cuise et de Retz depuis les Mérovingiens et les Carolingiens. Vers l’an 1000 apparut la « Malemaison » édifiée dans le cadre du comté du Valois, entré dans le domaine royal avec Philippe-Auguste et ayant donné son nom à la branche des Rois Capétiens de 1328 à 1589. Ruinée par les ultimes combats de la Guerre de Cent Ans au XIVe siècle, la Malemaison fut reconstruite par François 1er de retour des guerres d’Italie puis par son fils Henri II, sous la forme d’un grand château Renaissance, bénéficiant des mêmes architectes que les palais royaux parisiens du Louvre et des Tuileries, dont Villers-Cotterêts peut être légitimement considéré comme la matrice. Résidence de chasse privilégiée de ces deux souverains, le château connut de fréquents séjours de la Cour et d’importants actes de gouvernement, comme la célèbre ordonnance royale de 1539, dont un des articles substitua le français au latin dans les textes administratifs et judiciaires, une étape décisive dans l’unification linguistique du royaume.

    Passé avec le Valois dans l’apanage de la famille d’Orléans de 1661 à 1789, le domaine de Villers-Cotterêts connut des embellissements et des fêtes brillantes aux XVIIe et XVIIIe siècles. Devenu bien national sous la Révolution, le château fut menacé de destruction et de lotissement. Sous l’Empire, Napoléon fit de Villers-Cotterêts un Dépôt de mendicité du département de la Seine, devenu en 1887 une maison de retraite pour des vieillards indigents de la capitale, qui a perduré jusqu’en 2014. Cette vocation sociale ayant concerné jusqu’à 1850 personnes a imposé de conserver et compléter les bâtiments historiques, mais au prix d’un entretien minimal et de détournements ayant conduit au déclassement en 1886 d’un monument historique que Mérimée avait distingué dès 1843.

    Le sort du château de Villers-Cotterêts, l’un des plus importants édifices de la Renaissance française au Nord de la Loire, était depuis longtemps l’objet de vives préoccupations pour les amateurs du patrimoine local, plus particulièrement la Société Historique de Villers-Cotterêts, que préside Alain Arnaud depuis 2003. La fin annoncée de la maison de retraite de la Ville de Paris de Paris dans le monument reclassé mais maintenu à flot avec des moyens minimaux, ouvrait le champ des incertitudes, tant qu’une nouvelle et forte vocation ne pouvait lui assurer un nouveau départ. En réponse à l’appel public d’offres lancé en 2015, Villers-Cotterêts vient de trouver un débouché inespéré, avec le projet fermement appuyé par le Président de la République Emmanuel Macron depuis 2017, d’en faire à l’horizon de 2022 une Cité Internationale de la Francophonie. Cette vocation s’appuyant sur le rôle historique du site dans la construction de la langue nationale et sur la riche tradition littéraire de la région (d’Alexandre Dumas à Villers ou Jean Racine à la Ferté-Milon à Paul Claudel à Fère-en Tardenois, en passant par La Fontaine à Château-Thierry) paraît assurer, avec la prise en charge par l’Etat des travaux à la hauteur de 110 M. d’Euros, une véritable renaissance du domaine de Villers-Cotterêts, non seulement par la conservation, la restauration et la mise en valeur de ses richesses artistiques, mais aussi avec la perspective du rayonnement culturel international d’un espace privilégié, destiné à être plus qu’un simple musée tourné vers le passé, un lieu vivant d’échanges, de création littéraire et artistique ancré dans le présent et tourné vers l’avenir. Cette issue favorable, pour laquelle nos amis de Villers-Cotterêts se sont battus courageusement depuis de nombreuses années, ne pourra que réjouir les amoureux de l’histoire et du patrimoine de notre région.


    par Jacques BERNET, publié le 11/04/2019




  • La future Cité Internationale de la Francophonie et l’UTC
  • Le château de Villers-Cotterêts a vocation à devenir, au terme d’une importante campagne de travaux, « Cité Internationale de la langue française ». Cette institution sera un lieu de référence en matière de création, d’innovation et de recherche sur la langue française. Elle conjuguera différentes activités, afin de décloisonner les approches, les regards et les disciplines, en rassemblant publics et professionnels : parcours muséographique sur la langue française et la francophonie, expositions temporaires, centre de formation au français, résidences d’artistes, de chercheurs et d’entrepreneurs.

    Le processus de conception et de mise en œuvre du projet s’ancre dans le local en articulant les acteurs du territoire. Des synergies sont ainsi recherchées entre le Centre des Monuments Nationaux et l’Université de Technologie de Compiègne, compte tenu des spécificités de l’établissement universitaire compiégnois. Des pistes de coopération existent autour des enjeux et des technologies des langues et de l’éducation, dans le cadre du département Technologies et Sciences de l’Homme, le français langue étrangère et le laboratoire COSTECH : la question des parcours sensoriels, l’apprentissage du travail collaboratif autour de tables tactiles, la littératie numérique. – on sait en effet que le numérique permet classiquement de feuilleter un ouvrage, et plus fondamentalement de renouveler les pratiques scripturales, la lecture, voire formater les messages - Villers-Cotterêts devrait également s’animer comme lieu d’ouverture à la culture et à la langue française, lors de stages d’étudiants internationaux. Fin mars 2019, aucun mode de gestion entre institutions n’avait été encore prévu, ni dans les appels et évaluations de projets, ni dans la gestion de suivis des activités.

    Avec son passé, son cadre exceptionnel, et la greffe d’un projet prestigieux, le site de Villers-Cotterêts peut s’avérer un merveilleux outil de développement local. Nous étions nombreux, ce samedi 6 avril à Compiègne, lors de la conférence d’Alain Arnaud, à nous interroger sur les opportunités et les potentialités de la geste présidentielle.


    par Alain J.M. BERNARD, publié le 11/04/2019




  • Samedi 25 mai 2019 : Samedi 25 mai 2019, après-midi : excursion en covoiturage en forêt de Retz : Visite du château d’Haramont, du monument Mangin, de l’abbaye de Longpont
  • RDV à 14 H 30 précises devant le château d’Haramont. [RD 973 de Pierrefonds vers Villers-Cotterêts, prendre à droite RD 806 vers Haramont, rue du Dr Mouflier puis route Vallée de Baudrimont, n° 26]

  • Bulletin des Amis du Vieux-Verneuil, Verneuil-en-Halatte, n° 148, mars 2019, Christian TAUZIEDE, « Le CERCHAR à Verneuil. Sa construction et son architecte René Coulon »
  • Le Centre d’Etudes et Recherches des Charbonnages de France (CERCHAR), créé dans la foulée de la nationalisation d’après la Seconde Guerre mondiale, a été implanté en 1950 à Verneuil-en-Halatte dans l’Oise, sur un site jouxtant la base aérienne de Creil, choisi en raison de sa commodité de construction et de sa situation géographique favorable entre la proche capitale et les bassins houillers du Nord-Pas-de-Calais. Avec la fin de l’exploitation du charbon dans le Nord, le Centre de recherches a fait place en 1991 à l’actuel Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques (INERIS). L’ingénieur Christian TAUZIEDE, qui a travaillé quelque trente ans sur le site de Verneuil-en-Halatte de 1985 à 2015, au CERCHAR puis à l’INERIS était le mieux placé pour retracer l’histoire de cet établissement unique et pour évoquer la construction de ses bâtiments, comprenant une cité pour le personnel, œuvre originale d’un architecte de renom, René André Coulon (1908-1997).

    par Jacques BERNET, publié le 02/04/2019




  • Dimanche 12 mai 2019 : Dimanche 12 mai 2019, La Société d’Histoire moderne et contemporaine de Compiègne propose, en association avec la Société Historique de Noyon : Sortie en covoiturage au musée Gallé-Juillet et à la maison de la faïence de Creil (Visite guidée)
  • Le musée Gallé-Juillet regroupe deux maisons fondées sur les ruines du château fort de Creil, la maison Gallé-Juillet et la maison de la faïence.

    La maison Gallé-Juillet présente une collection d'arts décoratifs remarquable constituée de meubles, tableaux, objets d'art, jouets anciens, céramiques... Située près de l'Oise et bordée par un jardin, elle donne un bel exemple du mode de vie de la bourgeoisie provinciale au XIXème siècle.

    La maison de la faïence qui présente une collection de plus de 600 faïences de Creil et de Creil et Montereau, elle abrite également la salle où est exposé le trésor de l'écluse de Creil composée de pièces en argent et en bronze du IIIème siècle.

    Rendez-vous à 15 H précises devant le musée Gallé-Juillet, Parking de la Mairie de Creil

    Inscription obligatoire auprès de la Société d’Histoire de Compiègne.





  • Samedi 16 mars 2019, 14 H 30, Bibliothèque Municipale Saint-Corneille, salle Le Chatelier, Julien SAPORI co-auteur et coordinateur de l’ouvrage a présenté le Dictionnaire Fouché, publié aux Editions Sutton, 2019, 572 p, 28 €
  • Personnalité politique de premier plan de la Révolution à la Restauration, en une période charnière de notre histoire, Joseph FOUCHE, a longtemps charrié une légende noire, que les biographies les plus récentes tendent toutefois à corriger. Celui qui fut pendant 17 ans Ministre de la Police sous les régimes successifs du Directoire, du Consulat, de l’Empire, des Cent Jours et de la Seconde Restauration figure évidemment en bonne place aux côtés de Talleyrand dans le « Dictionnaire des girouettes » paru en 1815. Conventionnel régicide, l’un des principaux initiateurs de la déchristianisation controversée de l’an II, Joseph Fouché garde non seulement la marque indélébile de sa répression sanglante de la contre-révolution à Lyon avec Collot d’Herbois à partir d’octobre 1793, mais aussi l’image du traitre, à l’origine de ses retournements et disgrâces. Le terroriste de Lyon mis en cause par Robespierre, fut un des grands artisans de sa chute au 9 thermidor an II. Le ministre de Bonaparte puis de Napoléon, s’opposa à lui en 1802 à propos du Consulat à vie, puis en 1810 en cherchant à négocier en sous main la paix avec l’Angleterre. Garant avec Talleyrand de la transition pacifique entre L’Empire déchu après Waterloo et la seconde restauration de Louis XVIII, Fouché fut néanmoins écarté du pouvoir comme régicide et finit sa carrière en exil. De ce fait la personnalité controversée de Joseph Fouché n’attira que tardivement les biographes, longtemps à charge contre lui, de Louis Madelin en 1900, Stefan Zweig en 1934 ou André Castelot en 1990, jusqu’aux travaux universitaires plus équilibrés de Jean Tulard en 1998 et d’Emmanuel de Waresquiel en 2014. Sans occulter les parts d’ombre du personnage, ces deux derniers ont su en effet restituer les réelles continuités de l’action du personnage autour de la défense des acquits de 1789 et reconnaître ses authentiques qualités d’homme d’Etat en des moments critiques de notre histoire nationale.

    Le Dictionnaire Fouché mis en œuvre à l’initiative et sous la direction de Julien Sapori, ne constitue pas pour autant une nouvelle biographie ni une entreprise de pure et simple réhabilitation d’un personnage sulfureux, dont sont aussi bien évoquées les ombres que les lumières. Mais par son format spécifique de dictionnaire, cet important travail collectif ayant mobilisé onze historiens de sensibilités variées qui se sont partagés les 127 notices de l’ouvrage, a permis de multiplier les entrées et de diversifier les approches d’un personnage historique encore largement énigmatique, de comprendre ses origines et sa formation, d’éclairer sa personnalité, de mieux connaître son entourage, de suivre son tortueux parcours en le replaçant dans son environnement historique complexe, d’apprécier son empreinte auprès de ses contemporains mais aussi son indéniable postérité mémorielle, chez les biographes et les historiens, dans la littérature ou le cinéma.

    L’intérêt suscité par le personnage de Joseph Fouché auprès du public ne s’est pas démenti, comme en ont témoigné les vifs débats qui ont suivi la présentation synthétique de l’ouvrage et de son objet par Julien Sapori au cours de cette séance très vivante et dynamique.


    par Jacques BERNET, publié le 19/03/2019




  • Samedi 9 mars 2019, participation de la Société à la table ronde tenue à Bar-sur-Aube, sur le thème : Comment des sociétés savantes dynamiques favorisent un territoire ?
  • Organisée à l’initiative de la toute jeune Société Historique de Bar-sur-Aube et du Pays Baralbin et de son Président fondateur Fabrice PERRON, cette réunion publique était une bonne occasion de présenter le parcours et les activités de notre Société d’Histoire moderne et contemporaine de Compiègne, au même titre que mes confrères troyen et rémois Jean-Louis HUMBERT, ancien président de la Société Académique de l’Aube et Francis LEROY, ancien président de la Société Académique de la Marne.

    L’intérêt du public nombreux venu assister à cette table ronde témoigne des fortes attentes des habitants d’une petite ville et d’un pays subissant un déclin démographique et économique, mais bénéficiant d’un riche passé historique comme d’un patrimoine naturel et monumental remarquable, susceptibles de nouvelles recherches fructueuses et d’une belle valorisation touristique. Marquée par le souvenir des dynamiques foires médiévales de Champagne, épicentre de la révolte des vignerons de l’Aube en 1911, la ville de Bar-sur-Aube, patrie du philosophe Gaston Bachelard, possède deux églises classées et un centre ancien très caractéristique, tandis que son territoire de vignoble abrite des monuments aussi prestigieux que l’ancienne abbaye de Clairvaux, devenue maison centrale ou la cristallerie royale de Bayel, ayant récemment cessé son activité.

    La création en 2018 par notre collègue et ami Fabrice PERRON, jeune historien lui-même issu du milieu viticole, de la Société Historique de Bar-sur-Aube et du Pays Baralbin [SHBPB) participe pleinement à cette volonté de mise en valeur d’un passé pour une part méconnu et d’un patrimoine de grand intérêt, comme l’illustre la première livraison de ses Annales comportant quatre belles études inédites et un document original sur l’histoire environnementale, économique, militaire et scolaire de Bar-sur-Aube et de son territoire. Nous souhaitons une pleine réussite à nos amis de Bar-sur-Aube, avec lesquels nous garderons d’étroits contacts par l’échange d’informations et de publications.


    par Jacques BERNET, publié le 19/03/2019




  • Samedi 16 février 2019, 14 H 30, BM Saint-Corneille, conférence de Margaux GUILBERT : Les parachutages politiques dans l’Oise au XX° siècle, à travers le parcours de Marcel Dassault (1906-1986), Jean Legendre (1906-1994) et Robert Hersant (1920-1996).
  • Proche de la région parisienne, le département de l’Oise a été aux XIX° et XX° siècles une terre propice au parachutage d’hommes politiques de tous bords, qui y ont souvent réussi une implantation durable. Tel a été le cas du Parisien Jean-Legendre [1906-1994], arrivé à Senlis dans les années 1930, élu député de l’Oise de 1945 à 1962, maire de Compiègne en 1947, poste qu’il occupa presque continument jusqu’à sa retraite en 1987. Margaux Guilbert avait consacré son mémoire de master 1, soutenu à l’Université de Paris I en juin 2017, au parcours national et local de cette figure de premier plan de la droite isarienne.

    Pour son mémoire de Master 2 soutenu un an plus tard, elle a étendu son enquête à deux autres personnalités non moins emblématiques, dont l’implantation a fortement marqué le département dans les années 1950-1980 : l’avionneur Marcel Dassault (1892-1986), élu député de l’Oise à Beauvais et le patron de presse Robert Hersant (1920-1996) installé dans le Clermontois, qui n’exerça pas moins de 7 mandats de député de l’Oise de 1956 à 1988. A la différence de Jean Legendre, homme d’origine modeste, dont les combats furent essentiellement idéologiques et la carrière avant tout politique au niveau national, gestionnaire au plan local, ces nouveaux venus du monde des affaires cherchaient un mandat électif pour protéger leur situation économique et étendre leur influence sociale. Leurs convictions politiques étaient d’ailleurs nettement moins assurées, surtout pour Robert Hersant, qui passa d’une jeunesse fasciste à la gauche radicale, puis du gaullisme au centrisme, pour finir à la tête du très droitier Figaro, tandis que Marcel Dassault, partisan d’un gouvernement d’union nationale, se rallia généralement au pouvoir en place, dont il avait grand besoin pour ses affaires, de Charles de Gaulle à François Mitterrand.

    Dassault comme Hersant ont été également critiqués pour leurs méthodes de conquête des électeurs, à la fois par le contrôle de la presse locale dont ils rachetèrent et utilisèrent les organes, mais aussi par la pratique du clientélisme à grande échelle, permis par leurs moyens financiers. Robert Hersant, qui voulait passer pour le Kennedy français fut ainsi accusé de mener dans les années 1950 des campagnes électorales à l’américaine et Jean Legendre, craignant sa concurrence, obtint l’invalidation de sa première élection à la Chambre, ce qui n’empêcha pas sa triomphale réélection et son maintien comme inamovible député de l’Oise, sous des étiquettes politiques des plus variées. Marcel Dassault arrosa généreusement les communes et les électeurs de sa circonscription ; il fut le seul de ces trois personnalités à parvenir à implanter durablement sa famille dans l’Oise, puisque son petit-fils Olivier a repris le flambeau à Beauvais, Hersant échouant à y imposer la succession de son fils Jacques.

    Par son étude comparative méthodique et circonstanciée, Margaux Guilbert nous a ainsi fait revivre trois parcours politiques spécifiques, à la fois parallèles et concurrents, qui ont durablement bouleversé la donne politique de notre département, y important, surtout pour Dassault et Hersant, des méthodes et des comportements jusque-là largement inédits, un mélange des genres plus ou moins sulfureux entre vie publique et affaires privées, qui n’a pas forcément contribué à redresser l’image de la classe politique, tandis que les résultats tangibles et l’engagement durable du député-maire Jean Legendre à Compiègne ont sans doute davantage rallié ses concitoyens au plan local.

    L’intégralité de la communication de Margaux Guilbert sera publiée sous la forme d’un article à paraître dans le n° 153-154 des Annales Historiques Compiégnoises, daté du printemps 2019.


    par Jacques BERNET, publié le 19/02/2019




  • Samedi 16 février 2019, BM Saint-Corneille, salle Le Chatelier, réunion du bureau de la Société d’Histoire moderne et contemporaine de Compiègne.
  • Présents : Alain JM BERNARD, Jacques BERNET, Margaux GUILBERT, Remi HEBERT, Morgan HINARD, Olivier KOVAL, Jean POLAK, Vincent REIG.

    Absents excusés : Eric BLANCHEGORGE, Bertrand BRASSENS, Céline LAURENT-REIG, Marc PILOT.

    1°) Le trésorier Jean POLAK a fait le point sur l’état des finances de la Société, relativement satisfaisant avec près de 5 000 E. en caisse, permettant d’envisager sereinement la sortie de notre prochaine revue n° 153-154 au printemps prochain. Le président a fait le constat d’une baisse du nombre d’adhérents à jour de leur cotisation (76 à ce jour, dont 4 nouveaux) et de l’érosion des effectifs d’abonnés payants à la revue, passés au-dessous des 150. Avec la réduction du nombre de points de vente, nous avons dû revoir à la baisse le tirage de la revue (450 exemplaires au lieu de 500, sauf cas de n°s spéciaux à caractère monographique).

    2°) Le bureau a mis au point le contenu de la prochaine livraison de la revue, qui sera un n° de varias, compte tenu du délai nécessaire pour la mise au point de la publication monographique envisagée sur Tracy-le-Mont, village qui fut un haut lieu de la brosserie, mais a perdu presque toutes ses archives communales antérieures à la Grande Guerre. Le n° 153-154 aura toutefois une dominante d’histoire politique contemporaine avec quatre études proposées déjà écrites ou en cours de rédaction : Julien CAHON, maître de conférences à l’ESPE de Beauvais propose un article original sur les écoles primaires publiques de l’Oise dans la Grande Guerre ; Frank SAHAGUIAN, inspecteur de l’Education à Beauvais, doctorant en histoire, s’est engagé à livrer une biographie du député radical et secrétaire d’Etat Jammy Schmidt (1872-1949), Président du conseil général de l’Oise, qui fut une figure politique majeure du département dans l’entre-deux-guerres ; Margaux GUILBERT n’aura pas de difficulté à convertir en article sa belle conférence sur les parachutages dans l’Oise au XX° siècle, illustrée par l’étude comparée des parcours de Marcel Dassault, Jean Legendre et Robert Hersant ; Françoise ROSENZWEIG et Véronique DECAYEUX se sont attelées à la rédaction d’un article sur les cartes de combattants de la Résistance dans l’Oise, à partir de leur dépouillement du fonds des demandes récemment ouvert aux chercheurs. Jacques BERNET a proposé d’ajouter un reportage consacré à la commémoration franco-allemande du centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918 en forêt de Compiègne et à l’évolution appréciable de la muséographie du Mémorial de la Clairière.

    3°) En l’absence du secrétaire général Marc PILOT, qui s’était chargé de son organisation, il n’a pas été possible de fixer définitivement la date ni le programme précis de l’excursion prévue un samedi après-midi de mai dans l’Aisne, à la découverte de monuments et de sites dans la forêt de Retz (Haramont, Mortefontaine).

    4°) Le temps nous à manqué pour revenir sur la réunion du 19 janvier dernier entre des membres de notre bureau et du CA de la Société Historique de Compiègne, dont on a toutefois souligné le bon état d’esprit, témoignant d’une volonté sincère de rapprochement entre nos deux associations au cours de cette année 2019, dans une perspective positive qui ne lèse personne et soit avant tout l’addition de nos atouts et compétences complémentaires.

    5°) Au titre des questions diverses, le Président a proposé et le bureau a unanimement approuvé la cession gracieuse aux Archives communales de Compiègne d’un massicot acheté en 2014 pour la numérisation d’une collection complète de la revue, et dont nous n’avons désormais plus l’usage.

    par Le Président, Jacques BERNET, publié le 19/02/2019




  • Disparition d’Alain PILOT [1946-2019]
  • Notre collègue et ami Alain PILOT, cousin du secrétaire général de notre Société d’Histoire Marc PILOT, est décédé le 17 janvier 2019 à Paris dans sa 73ème année des suites de la maladie de Parkinson. Un hommage émouvant lui a été rendu le vendredi 25 janvier à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, suivi de son inhumation dans le cimetière communal de Villejuif, lieu de son dernier domicile, en présence d’une assistance nombreuse.

    Alain PILOT était né le 22 août 1946 à Compiègne, où son père technicien EDF et sa famille habitaient une maison dans le tout nouveau quartier de la Victoire. Il accomplit son cursus primaire et secondaire à l’école Saint-Germain, puis au cours complémentaire Hersan et au lycée Pierre d’Ailly, avant d’intégrer l’Ecole Normale de Beauvais, obtenant en 1964 un baccalauréat scientifique et son admission à l’Ecole Normale de Paris-Auteuil en formation PEGC. Il suivit parallèlement des études à la Faculté des Sciences de Paris 6-Jussieu, dans le nouveau site de la Halle aux Vins, obtenant un DEA de géophysique appliquée en 1969. Ayant brillamment réussi les concours du CAPES puis de l’Agrégation de Sciences de la vie et de la terre, Alain Pilot a enseigné cette spécialité dans des établissements de la capitale ou de sa proche banlieue : lycée Rodin, collège Robespierre à Ivry, lycées Gabriel Fauré puis Henri IV, où il exerça jusqu’en 2003. Des problèmes de santé l’ont conduit à solliciter et obtenir son détachement comme conseiller scientifique et chargé de mission auprès de l’Académie Française, au Service du Dictionnaire. Il participa très activement et efficacement à la rédaction des notices de sa spécialité, jusqu’à sa retraite en 2011.

    Ayant fait la connaissance d’Alain Pilot au printemps 1968, dans le cadre d’activités militantes syndicales et politiques, à l’approche du cinquantenaire des événements de mai-juin, j’avais repris contact avec lui pour évoquer une période que nous avions vécue ensemble à Paris et lui-même pour une part à Compiègne. Il m’avait généreusement ouvert son très riche fonds de documentation en tracts, affiches, journaux et livres de cette époque, où j’ai pu puiser une partie du matériel que nous avons exposé à la bibliothèque Saint-Corneille de Compiègne, à l‘occasion du cinquantenaire des événements, en mai 2018.

    A son épouse, à ses deux filles, à sa famille et à ses proches, notre Société présente ses sincères condoléances.


    par Jacques BERNET, publié le 12/02/2019




  • Notre nouveau numéro des AHC est disponible

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    151-152 Education Oise-Compiègne

    - La société d'agriculture de Compiègne et l'enseignement agricole dans l'Oise (1839-1870)

    - La dénomination des établissements scolaires de COmpiègne, XIXe-XXe siècles

    - La loi Debré et l'enseignement privé en Picardie

    - Une fondation scolaire seigneuriale rurale au XVIIIe siècle : l'école de Versigny

    - Education et pédagogie au collège de Compiègne sous la monarchie de Juillet (1830-1848)


    N°151-152, Automne 2018

    10€ + port 2€
    151-152


  • Parution d'un nouvel ouvrage



  • clermontacte.jpeg Etre en guerre 1914 1918 dans l'Oise
    Actes du colloque organisé par le collectif de sociétés d’histoire et d’archéologie de l'Oise, l’ONACVG, les archives départementales de l’Oise avec le soutien de la Mission centenaire et du Conseil départemental de l'Oise.

    SOMMAIRE

    Mot d'accueil - Claude Boulet

    Introduction - Jean-Yves Bonnard

    Après la bataille, de l'hécatombe à l'hommage (Régis Moreau et Pierre Tandé)

    Commiègne d'octobre 1914 à mars 1917 : l'état sanitaire vu à travers les hopitaux ( Patrice de Lattard)

    Nourrir les civils en région de Compiègne (Vincent Reig)

    Les apports des nouveaux délais de communication des archives dans l'étude démographique des civils de la zone occupée de l'Oise (Jean-Yves Bonnard)

    Le groupe de divisions de l'entrainement (Vincent Bartier)

    Chantilly, Beauvais, Compiègne, ou les tribulations de GDG (Denis Rolland)

    Délibérer pendant la grande guerre : l'exemple du conseil général de l'Oise (Eric Dancoisne)

    Les usines de l'Oise pendant la guerre (Robert Poitou)

    Les réfugiés belges ou français dans l'Oise et les isariens en exil (Mathilde Marguerit-Houte)

    La presse isarienne pendant la guerre (Françoise Rosenzweig)

    Le role du Kameradschaftsbund der 75e (Didier Guénaff)

    L'action des evêques de Beauvais, Noyon et Senlis pendant la guerre (Philippe Papet)

    Le carnet de guerre d'Henri Barbusse (Philippe Lambs)

    Les divertissements publics à Senlis pendant la guerre (Gilles Bodin)

    Les terrains d'aviation de clermontois avant et pendant la guerre (Jacques Calcine)

    Armand Dupuis pendant la guerre : lecture de son journal (Hermine Williams)

    Les prisonniers de guerre : ces soldats dont on parle peu (Emmanuel Bellanger)

    Charles Troufleau, né à Clermont, tombé sur le front d'Orient (Roger Puff)

    Conclusion - Jacques Bernet 2018, 216p.

    20.00€