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Les récentes mises à jour

  • Jean Liéveaux (1932-2016)
  • Jean Liéveaux est né en 1932 à Laon, dans l'Aisne. Il habita cette ville jusqu'en 1951, date à laquelle il fut bachelier après avoir été élève au lycée de garçons. Cette ville l'influença beaucoup. Grâce aux nombreuses déambulations dans les ruelles médiévales de cette ville perchée sur une colline serrée autour de sa cathédrale du XIIe siècle, au contact de ces vieilles pierres, son intérêt pour l'histoire et aussi pour l'archéologie se développa. Les récits sur la Grande Guerre que son père (Georges Liéveaux) avait faite (Verdun, Chemin des Dames) le sensibilisèrent également.

    Bac en poche, il poursuivit ces études à Paris. Étudiant en histoire et géographie, son diplôme d'études supérieures, réalisé sous la direction de Monsieur Aymard, porta sur la fortune de Cicéron. Il se maria en 1958 avec Claudine Paris (1936-2015) et obtint l'année suivante le CAPES d'histoire-géographie.

    Nommé professeur stagiaire, il commença d'exercer la profession d'enseignant pendant trois semaines quand il fut appelé par l'Armée française. Après avoir fait ses classes à Noyon, il partit en Algérie. Là-bas, il fut instituteur pendant 23 mois dans un petit village nommé Kherba. Il fut ébranlé par la misère (alimentaire, vestimentaire, médicale, intellectuelle) dans laquelle vivait les enfants dont il allait s'occuper. Il réussit, par ses réseaux, à leur faire venir de l'aide matérielle et à créer une école que les enfants du village ont fréquentée. Ce premier poste, ces élèves, leurs progrès furent pour lui une expérience marquante, forte, satisfaisante bien que fortement mêlée d'amertume.

    De retour en France, avec sa femme, il furent professeurs jusqu'en 1984 dans le Pas-de-Calais, à Avion. Il était professeur d'histoire-géographie, Elle était professeure de lettres classiques. Ils eurent trois enfants Fanny, Marianne et Nicolas.

    Au cours de ces longues années dans le Nord, il consacra une grande partie de ses recherches à sa famille paternelle et picarde. Celle-ci est originaire du village de Montigny-Lengrain (Aisne), situé à côté de Vic-sur-Aisne. Il effectua des recherches généalogiques approfondies sur cette famille remontant jusqu'à Nicolas Liévaux ayant vécu à Retheuil à la fin du XVIe siècle. Son ancêtre Louis Liéveaux (1748-1827) fut plus particulièrement l'objet de son attention. Il retraça son parcours de l'Ancien Régime à la Restauration, en décrivant minutieusement son environnement économique, social et mental très représentatif des mutations du monde rural en cette période charnière de l'histoire de France. Cette étude fut publiée en 1981 dans le numéro 16 des Annales Historiques Compiégnoises sous le titre « Louis Liéveaux, un paysan de Montigny-Lengrain sous l'Ancien régime et la Révolution ». Pour un numéro précédent, il avait écrit un article pionnier et remarqué sur les grèves des moissonneurs dans l'Aisne en 1791, un sujet développé ultérieurement par Jean-Marc-Moriceau.

    Désireux de renouer avec ses racines picardes, il quitta le Nord en 1985. Ayant obtenu une mutation, il s'installa à Compiègne cette année-là. Il devint professeur d'histoire-géographie au lycée Pierre d'Ailly jusqu'à sa retraite en 1992.

    En août 2015, Claudine Liéveaux décédait subitement au moment même où un cancer incurable lui était diagnostiqué. Il affronta cette maladie courageusement pendant plus d'un an, jusqu'en octobre 2016.


    par Nicolas Liéveaux, publié le 15/10/2017




  • Journées européennes du Patrimoine, 16 septembre 2017, intervention de la Société d'Histoire de Compiègne à Beaulieu-les-Fontaines.
  • C’est en travaillant sur la carrière et l’œuvre des architectes compiégnois Gaston Stra (1858-1914) et son fils Jean (1885-1957), que j’ai découvert l’église de Beaulieu-les-Fontaines, une réalisation particulièrement intéressante de la Reconstruction du Noyonnais, après les gros dégâts de la Première Guerre mondiale. Consacrée en octobre 1929, elle constitue à mon sens une des œuvres les plus remarquables de cette époque et l’une des plus abouties de la seconde période d’un architecte ayant eu une longue et prolifique carrière à Compiègne et dans son arrondissement, sous la III° et la IV° République, de la Belle Epoque à l’après Seconde Guerre mondiale.

    I) La longue et fructueuse carrière de Jean Stra (1885-1957)

    Avant d’évoquer le travail de Jean Stra à Beaulieu et la reconstruction de l’église Saint-Jean Baptiste, son œuvre majeure dans la commune, où il remplit la fonction d’architecte municipal de 1923 à 1932, nous évoquerons les grandes lignes de sa prolifique carrière et ses principales réalisations.

    Né à Paris en octobre 1885, mort à Compiègne en décembre 1957, Jean Stra était le fils aîné de l’architecte Gaston Stra, originaire de Ribécourt et formé aux Beaux Arts de Paris, venu à Compiègne comme architecte municipal, de 1887 à 1896, auteur de nombreux immeubles et villas de grande qualité dans la ville jusqu’à son décès précoce en octobre 1914.

    Son fils Jean, élevé et instruit à Compiègne, emprunta la voie paternelle, se formant aux Beaux Arts de Rouen ; il entama sa carrière, au retour du service militaire en 1908, dans le cabinet de son père, avec lequel il signa en commun plusieurs maisons et immeubles à Compiègne jusqu’en 1914. Mobilisé pendant toute la Première Guerre mondiale, il ne put reprendre le cabinet familial qu’en 1919. Ancien combattant, il fut l’auteur de plusieurs monuments commémoratifs de la Grande Guerre et s’investit particulièrement dans la reconstruction de Compiègne et de son arrondissement dans les années 1920-1930. Outre son travail à Beaulieu-les-Fontaines, on lui doit la reconstruction de Nampcel, d’Attichy et un certain nombre de réalisations de bâtiments publics scolaires et autres à Margny-lès-Compiègne, Clairoix, Estrées Saint-Denis. A Compiègne, outre des immeubles et maisons, il réalisa plus particulièrement, rue Saint-Lazare, l’important groupe scolaire Fournier-Sarlovèze, ouvert comme cours complémentaire en 1938, par la suite section féminine du lycée Pierre d’Ailly, de nos jours collège Jacques Monod, une réalisation tout à fait emblématique de son style, sachant marier la référence néo-classique aux proches haras du XVIII° siècle et la modernité Art Déco de son temps, dans la façade et la décoration.

    Après la Seconde Guerre mondiale, Jean Stra accomplit une troisième et ultime riche carrière, comme l’un des architectes de la reconstruction du centre-ville de Compiègne gravement endommagé en 1940, ce qu’il accomplit sous l’autorité de l’architecte en chef Jean Philippot, s’acheva avec la reconstruction du tribunal en 1955, peu avant sa retraite et la revente de son cabinet, à plus de 70 ans, en 1956, suivies de son décès un an plus tard.

    Pour se faire une idée plus complète de la riche carrière de Gaston et Jean Stra, j’invite les auditeurs intéressés à la lecture de l’article que je leur ai consacré dans l’avant dernier n° 143-144 des Annales Historiques Compiégnoises, paru à l’automne 2016, dont il reste quelques exemplaires disponibles à la vente [10 E]. Un complément sera apporté dans notre prochaine livraison de cet automne, consacrée à la reconstruction de Compiègne après la Seconde Guerre, où le travail de Jean Stra sera encore évoqué.

    II) La reconstruction de l’église de Beaulieu-les-Fontaines.

    Nous ne savons pas exactement dans quelles conditions Jean Stra prit la succession, en 1923, comme architecte municipal de Beaulieu, de son confrère Charles Thierstein, un architecte compiégnois venu au lendemain de la guerre expertiser les dommages de guerre de la commune, estimés en octobre 1920 à 2 423 222 Fr, dont 191 467 pour la mairie-école et 2 109 500 Fr. pour l’église et le presbytère, de loin les édifices plus touchés.

    Il semble en fait que ce soit le coût trop élevé de la restauration de l’église proposé en 1921 par un premier projet de Charles Thierstein, pour un résultat jugé insuffisant, qui incita le maire Caron et son conseil municipal, à rechercher une solution alternative et à faire appel à un autre architecte.

    Avant même de concevoir et construire la nouvelle église, son grand œuvre à Beaulieu, Jean Stra fut chargé de la restauration de la mairie-école et du presbytère en 1925, puis de l’édification de nouveaux bâtiments fonctionnels plus modestes, financés par une portion des Dommages de guerre, tels la remise de la pompe à incendie et le jeu d’Arc en 1926, une petite salle des fêtes réalisée en 1927-1928, dont la façade a été heureusement restaurée dans le style typique des années folles. L’architecte municipal devait encore construire les deux étages de la nouvelle aile de l’hospice, en 1932. Il a vraisemblablement édifié le second monument aux morts du village au seuil des années 1930.

    Voyons la reconstruction de l’église de Beaulieu-les-Fontaines, après un rappel historique sur la paroisse et ses édifices depuis le XIII° siècle.

    Etablie en 1233 par le chapitre cathédral de Noyon, Saint Jean Baptiste est devenue l’église paroissiale de Beaulieu en 1271. Détruite à plusieurs reprises au cours de la guerre de Cent ans, elle fut reconstruite en brique et pierre de taille en 1607, avec une grande nef unique couverte par une voûte en bois, dotée en 1786 d’un maître-autel à colonnades torses de style baroque en chêne sculpté. Convertie un temps en atelier de salpêtre en 1794, sous la Révolution, époque où Beaulieu était devenu un chef-lieu de canton du district de Noyon, l’église fut restaurée et rouverte au culte avec le Concordat de 1802, conservant une poutre maîtresse où était gravée la date de 1607.

    L’église subit de gros dommages pendant la Première Guerre mondiale : située dans la partie du Noyonnais occupée par les Allemands de 1914 au printemps 1917, son clocher étant considéré comme un point stratégique fut abattu par l’ennemi le 17 mars, lors de l’épisode du retrait Hindenburg, destiné à raccourcir le front. La commune évacuée de sa population fut aussi dévastée.

    Le chœur et la partie moins endommagée de la nef furent réutilisés pour le culte, mais la seule restauration d’un édifice non classé, avec reconstitution du clocher, eût représenté un coût bien plus élevé qu’une complète reconstruction, comme l’indiqua Jean Stra en sa notice descriptive, le 1er mars 1928 :

    « L’église de Beaulieu-les-Fontaines a été détruite par moitié, il n’en reste que la partie du chœur et une partie de la nef.

    La restauration des ruines aurait entraîné une dépense supérieure à celle d’une construction nouvelle et surtout aurait mis l’architecte dans l’obligation de faire un édifice beaucoup trop important en hauteur. De plus les murs subsistants sont non d’aplomb de 0, 20 et ont une épaisseur de 1, 15, ce qui rendrait les raccordant très onéreux. Les parties subsistantes ne représentent aucun intérêt artistique et archéologique, et il a été jugé préférable et moins coûteux de construire une église neuve en se servant des anciennes fondations » […]

    [L’église] « était construite en pierre et briques et en grande partie en craie du pays ne présentant aucune garantie de solidité. A l’intérieur un autel Louis XV en bois sculpté surmonté d’un ciberium oratoire présentant un certain intérêt sera replacé dans le nouvel édifice après avoir été restauré ; ceci explique la forme du plan adopté par l’Architecte.

    L’Eglise est construite en bordure de la route et l’abside enclavée dans la Cour du Presbytère.

    Le projet présenté est exécuté en respectant les fondations. Seul le clocher a été remis en bordure de la route pour donner plus d’intérêt à la façade latérale qui sera la seule visible de la place publique de Beaulieu. Le niveau du sol sera remonté, car l’église actuelle est enterrée de deux mètres.

    Les matériaux employés sont la brique, la pierre et le moellon, inspiré du style gothique légèrement modernisé. La voûte sera en bois comme celle qui existait. Le projet étudié d’accord avec la Municipalité et en accord avec M. l’abbé Dardenne, curé de Beaulieu les Fontaines, paraît répondre aux besoins du culte. La commune de Beaulieu compte une population de 554 habitants et n’a pas vu sa population augmenter depuis la guerre. L’église peut contenir 290 places ».

    Le nouvel édifice, en briques et pierre, matériaux du pays, utilisa aussi le béton armé, notamment pour la croix du clocher-porche particulièrement élancé qui le coiffe, apportant une touche Art Déco à une construction d’esprit néo-gothique « légèrement modernisé ». L’intérieur, conservant le maître-autel de 1786 et la poutre maîtresse datée de 1607 sous la voûte en chêne, bénéficia d’un ensemble décoratif particulièrement soigné, de style moderne, c’est à dire Art Déco, avec une série de vitraux originaux réalisés par le verrier parisien Raphaël Lardeur, pour une part sur des cartons dessinés par l’architecte, un chemin de croix en mosaïques réalisé par la maison parisienne Gaudin, un mobilier cultuel de Brechet, place Saint-Sulpice à Paris, 3 nouvelles cloches fournies par la maison Blanchet de Paris, une belle chaire et deux autels latéraux en pierre calcaire, ainsi que les fonts baptismaux en béton façon pierre, dessinés par l’architecte, de même que l’ancienne grille de chœur Art Déco, aujourd’hui démontée, avec son équivalent près des fonts baptismaux.

    Construite par l’entreprise Sis de Compiègne, de janvier à octobre 1929, la nouvelle église fut solennellement bénie et consacrée le 29 octobre par Mgr Le Senne, évêque de Beauvais, Noyon et Senlis. L’édifice devait encore être doté, les années suivantes, de l’électricité et d’un premier chauffage, enrichie d’une horloge, du paratonnerre réglementaire et d’un coq.

    L’ensemble des travaux, achevés en 1932, avait bénéficié d’une assez confortable enveloppe de 600 000 Fr, avancés par la coopérative diocésaine de reconstruction des églises, à laquelle la commune avait cédé ses droits pour l’église. Le gros œuvre avait coûté 449 313 Fr., dont 31 395 Fr. d’honoraires d’architecte ; 15 900 Fr avaient été consacrés aux vitraux, 28 900 Fr. au mobilier cultuel, 23 100 Fr. pour les cloches, 7644 Fr. pour le chemin de croix.

    Lors de son inauguration, en octobre 1929, la construction de Jean Stra avait été unanimement saluée par le public et par la presse comme une réalisation de grande qualité, servant de référence jusqu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Parmi les nombreuses églises reconstruites après 1918 dans le Noyonnais, elle se distingue par son élégance, grâce à sa belle façade sur la place et son haut clocher-porche original, marqueur du paysage de la commune. L’utilisation de la brique et de la pierre, matériaux du pays employés dans de nombreux bâtiments autour de la place, dont le presbytère restauré également par Jean Stra, assure son insertion harmonieuse dans le paysage architectural d’un bourg resté typique, tout en rehaussant sa place centrale, cœur de la commune.

    A l’approche du centenaire de la reconstruction de nos régions au lendemain de la Grande Guerre, il paraissait important d’en souligner les réalisations les plus remarquables, comme à Beaulieu. A cet égard, je tiens à saluer l’action de la municipalité et de la paroisse, qui ont su entretenir et sauvegarder l’intégrité d‘un édifice, qu’il était temps de mettre en valeur : les Journée européennes du patrimoine nous en ont donné l’occasion.


    par Jacques BERNET, publié le 27/09/2017




  • Mémoires de la Fédération des sociétés savantes de Paris et d’Ile-de-France, Tome 68, Paris, 2017, 30 E.
  • La jaquette de cette dernière livraison annuelle des Mémoires s’orne d’une image du Parlement de Paris, rappelant, au moment où le Palais de Justice qui en est l’héritier va quitter ses lieux traditionnels sur l’Ile de la Cité, le rôle fondamental joué par cette institution dans l’histoire de France, comme l’illustre bien un article du volume intitulé « Le Parlement de Paris et les pays de l’Ouest (XIII°-XIV° siècles) (Valérie MENES-REDORAT), tandis qu’un article d’Aurélie LEVASSEUR s’intéresse à la gouvernance des villes médiévales.

    Pour la vie religieuse, on se transportera dans la vallée de la Seine à Clamart et à Ville d’Avray pour découvrir l’histoire de leurs établissements religieux, grâce aux études respectives de Pierre GILLON et de Karine BERTHIER.

    Retour à Paris, d’abord pour la mise au point d’un instrument informatique destiné à l’étude de l’Université et des écoles parisiennes au Moyen-Âge, sous la direction de Jean-Philippe GENET. Puis on suivra, sous la Révolution et l’Empire, les vicissitudes de la rue de la Pelleterie, vouée à l’industrie du cuir puis réaménagée en marché aux fleurs de la Cité (Pierre COFFY). On découvrira le destin de la famille Blanche, composée de docteurs « aliénistes », qui reçurent dans leur clinique de Passy l’élite parisienne du XIX° siècle, peinte par Jacques Emile Blanche (Jeanine SAURAT, François BERGOT). Paris et plusieurs villes d’Ile-de-France, comme Saint-Germain-en-Laye et son Lycée international abritèrent les rencontres entre De Gaulle et Eisenhower (François BOULET). L’étude des listes électorales de Fresnes met en valeur la croissance démographique de cette ville du Val-de-Marne après la Seconde Guerre mondiale (Thierry LEVIANDER).

    Sans oublier les études de Stéphane CASTELLUCCIO : « Régler une succession à Paris aux XVII° et XVIII° siècle » et de Karine BERTHIER : »Le établissements religieux et zones humides dans la vallée de la Seine », on voit que ce copieux et riche n° de varias couvrant une longue période historique et un large périmètre géographique ne manque pas d’originalité ni d’intérêt pour nos lecteurs franciliens.

    par Jacques BERNET, publié le 27/09/2017




  • Cent ans après la disparition de Georges Guynemer 11 septembre 1917 – 11 septembre 2017
  • Pour le centenaire de la disparition de l’aviateur compiégnois Georges Guynemer, l’as aux 53 victoires tombé dans le ciel de Flandre le 11 septembre 1917, on était en droit d’attendre un hommage national à la hauteur de ce que fut ce jeune et célèbre héros de la Grande Guerre. Force est de constater que son image a bien pâli en cette période de commémoration prolongée de l’événement traumatique qui nous fit entrer avec fracas dans le terrible XX° siècle.

    En dehors de l’Armée de l’Air, qui l’a célébré dans la confidentialité de ses bases aériennes, cette date n’a guère fait l’objet que de commémorations locales à Compiègne et dans les Hauts de France : FR 3 l’a mentionné dans son feuilleton hebdomadaire sur la Grande Guerre et a couvert les manifestations compiégnoises, émanant avant tout de la Ville et des Associations patriotiques ou culturelles. Comme chaque 11 septembre, un rassemblement officiel accompagné d’un dépôt de gerbes s’est tenu devant le monument du sculpteur Navarre érigé en 1923 au bas de la rue Saint-Lazare. En dehors des Anciens Combattants et des officiels, malgré l’effort louable de communication municipale, le public compiégnois n’était guère au rendez-vous, représenté tout au plus par une délégation d’élèves de la ci-devant Institution privée Guynemer, qui a eu de surcroit l’idée de génie de se rebaptiser Jean-Paul II, l’année même du centenaire de la disparition du héros compiégnois. Le monument n’a été ni ravalé ni nettoyé à cette occasion et si la municipalité a accompli dignement son devoir, l’Etat n’était même pas représenté par le sous-préfet de Compiègne, tandis que l’Armée s’est contentée d’envoyer le colonel en charge de la base aérienne de Creil en sursis avec une maigre délégation du personnel de l’Armée de l’Air. En guise de musique militaire, nous n’avons eu droit qu’à une bande son diffusée par de simples haut-parleurs. Bien triste cérémonie, malgré la succession des discours, la profusion des gerbes de fleurs.

    Par delà cette cérémonie compiégnoise, l’absence certes regrettable du public même local reflète sans doute d’abord une certaine lassitude à l’égard de la prolongation de la commémoration d’un centenaire, qui nous paraît interminable, certes à l’image de ce que furent les quatre ans et demie de la Grande Guerre en son temps. Seuls quelques temps forts ont pu retenir l’attention : l’entrée en guerre en août 14 et toutes les interrogations sur ses causes et responsabilités, les évocations des méta-batailles comme Verdun, la Somme, l’offensive ratée du Chemin des Dames ayant entrainé la crise de l’armée française et signé la fin de l’Union sacrée. A cet égard 1917 nous paraît davantage de nos jours comme le véritable tournant de la guerre, l’année zéro d’un XX° siècle de fer et de sang, avec les révolutions russes ouvrant la voie d’une vaste recomposition de l’Europe et du monde, comme la boite de Pandore des futurs totalitarismes et des prochaines conflagrations mondiales. Dans ce tableau dramatique, la figure héroïque de Guynemer, qui avait été tant mise en exergue par les civils et militaires, dès avant mais plus encore après sa mystérieuse disparition, afin de remonter le moral national alors au plus bas, paraît bien anachronique, effacée de notre paysage mental et de nos actuelles catégories. Le destin singulier de Georges Guynemer, sa courte vie et sa fabuleuse légende ne peuvent plus avoir la même résonnance de nos jours et appartiennent désormais pleinement à l’histoire : c’est pourquoi, il était temps, au moment du centenaire de sa disparition de laisser le dernier mot aux historiens, ce qu’a fait avec talent et métier notre collègue Jean-Marc BINOT dans son dernier livre paru chez Fayard au printemps 2017, dernière biographie en date de Georges Guynemer et à ce jour de loin la plus aboutie.

    Rappelons que l’auteur viendra nous présenter son livre lors d’une conférence commune aux deux sociétés d’histoire et historique de Compiègne, le Samedi 2 décembre à 15 H. à la BM Saint-Corneille, salle Le Chatelier.


    par Jacques BERNET, publié le 14/09/2017




  • Vendredi 02 novembre 2018 : Colloque Oise 2018 - Appel à communication
  • COLLOQUE – appel à communication

    1918 Finir la guerre

    dans l’Oise

    2 – 3 NOVEMBRE 2018

    COMPIEGNE, France

    Un contexte local

    Département libéré de l’occupation allemande à la suite du repli Alberich de mars 1917, l’Oise demeure dans la zone des armées en raison de sa proximité du front et de sa situation de carrefour fortement emprunté. Siège du Grand Quartier Général des armées françaises, Compiègne est un centre décisionnel soumis aux menaces des bombardements.

    Avec l’offensive allemande du 21 mars 1918, l’Oise devient de nouveau un territoire de combat marqué par des batailles célèbres (Noyon les 24 et 25 mars, le Mont-Renaud du 25 mars au 30 avril, le Matz du 9 au 11 juin) particulières destructrices dans son quart nord-est et de violents bombardements aériens sur ses principaux centres urbains (Compiègne, le bassin creillois, Beauvais…) et ses voies de communication.

    Le 2 septembre 1918, le département de l’Oise est libéré définitivement et connaît une célébrité internationale, le 11 novembre suivant, avec la signature de l’armistice en forêt de Compiègne.

    Le projet

    Après avoir organisé un premier colloque à Senlis en 2014 sur le thème « 1914 , Entrer en guerre dans l’Oise » puis un deuxième colloque à Clermont en 2016 sur le thème « 1915-1917, l’Oise en guerre », le Collectif des sociétés historiques de l’Oise se propose d’organiser deux journées d’études autour de la thématique « 1918, Finir la guerre dans l’Oise ».

    Ce colloque se tiendra les 2 et 3 novembre 2018 aux salles Saint-Nicolas, à Compiègne, ville où sera célébré le 11 novembre suivant le centenaire de l’Armistice.

    Par cet appel à communications, le Collectif des sociétés historiques de l’Oise propose aux historiens professionnels et amateurs de venir partager le fruit de leurs recherches historiques portant sur la période 1917- 1919 (du repli Alberich à l’immédiat après-guerre) avec comme dénominateur commun le département de l’Oise.

    Thèmes liés à l’Oise pouvant être abordés

    Axe 1. Aspects militaires

    La préparation de l’offensive allemande de 1918 – Les batailles de mars à juin 1918 (Mont-Renaud, Plémont, Matz…) – Les chars dans la guerre – L’aviation – Les forces coloniales – Les Alliés dans l’Oise - Les gaz – les bombardements…

    Axe 2. Les médias

    La presse de l’Oise – La presse nationale et l’Oise – Le traitement médiatique de l’armistice – Regards sur la révolution russe – Images filmés de l’Oise…

    Axe 3. Aspects politiques

    L’armistice – Clemenceau dans l’Oise - Les traités de paix – Les plénipotentiaires allemands – Les maires face à l’invasion de 1918…

    Axe 4. Aspects économiques

    L’économie de guerre – Le rationnement - Le bilan de la guerre – Taxes et impôts - Les profits de guerre…

    Axe 5. Aspects Sociaux et culturels

    Femmes en guerre – Les mouvements de contestations contre la vie chère – les artistes et écrivains de l’Oise - Le retour dans les foyers – L’évacuation des œuvres d’art – La protection de monuments – Culture et loisirs de guerre - Le spectacle cinématographique - Les polytraumatisés – Le pacifisme – les mouvements d’anciens combattants

    Forme des propositions de communication

    Texte de 2 000 à 3000 signes – Les communications finales ne devront dépasser 25 minutes

    Les communications retenues feront l’objet d’une publication dans les actes du colloque.

    Date limite de soumission

    des propositions de communication

    15 décembre 2017

    Adresse des propositions

    de communication

    jean-yves.bonnard@reseau-canope.fr

    Comité scientifique

    - Jacques Bernet, président de la Société d’Histoire moderne et contemporaine de Compiègne.

    - Jean-Yves Bonnard, président de la Société Historique et archéologique de Noyon, Directeur du CANOPE 60 - Beauvais),

    - Eric Dancoisne, président de la Société d'Histoire et d'Archéologie du Valois,

    - Régis Moreau, président de la Société historique de Nanteuil-le-Haudouin,

    - Philippe Nivet, Professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Picardie Jules Verne (Amiens)

    - Philippe Papet, historien, docteur en histoire, Société Historique et Archéologique de Senlis,

    - Clotilde Romet, directrice des Archives départementales de l’Oise (Beauvais),

    - Françoise Rosenzweig, historienne, docteur en histoire (Beauvais).

    Comité d’organisation

    Le Collectif des Sociétés historiques de l’Oise : la Société d’histoire moderne et contemporaine de Compiègne, la Société historique de Compiègne, les Amis du Vieux Verneuil, l’Association Histoire et Archéologie de Nanteuil-le-Haudouin, le Département d’histoire locale du centre culturel Marguerite Dembreville de Chantilly, la Société archéologique et historique de Clermont, la Société historique archéologique et scientifique de Noyon, la Société d’histoire et d’archéologie de Senlis, Société d’histoire et d’archéologie du Valois,

    Les Archives départementales de l’Oise,

    L’ONACVG de l’Oise,

    L’atelier Canopé 60 - Beauvais





  • Réouverture de la maison de Saint-Just à Blérancourt (02), Vendredi 25 août 2017, 250° anniversaire de sa naissance.
  • Le 25 août 1768 le futur Conventionnel Saint-Just naissait à Decize (58). Son père militaire, prenant sa retraite, fit construire une confortable maison de style soissonnais dans le bourg de Blérancourt, proche de Nampcel, berceau des Saint-Just, afin d’y installer sa famille. Le jeune Saint-Just y passa l’essentiel de sa courte vie, avant d’accomplir son destin à Paris à la faveur de la Révolution. Rachetée par la commune de Blérancourt lors du bicentenaire de 1789, restaurée et transformée en musée, cette intéressante bâtisse avait été gravement endommagée par un incendie accidentel en juin 2014. Le monument classé a été depuis entièrement remis à niveau, grâce à la diligence de la municipalité qui a su stimuler les assurances, l’administration et les entreprises. Il en est ressorti, après plus de deux ans de travaux, un édifice magnifiquement restauré, encore mieux restitué dans ses intérieurs et ouvert à nouveau au public. La facture s’est certes élevée à quelque 800 000 E., dont 160 000 environ restés à la charge de la commune, soit l’équivalent de l’édification d’une nouvelle école, comme l’a souligné M. le maire Patrick Laplace, compte tenu du coût bien plus élevé d’un travail artisanal avec matériaux d’époque, garants de l’authenticité du lieu.

    Jusqu’en 2014, la demeure abritait au rez-de-chaussée le musée et l’office du tourisme, plus la médiathèque communale à l’étage. Compte tenu des nouvelles normes et des besoins actuels, cette disposition n’a pu être reconduite. Seul le musée a été reconstitué avec une muséographie identique, l’étage servant désormais de lieu de réunion, d’expositions temporaires, d’accueil de groupes, comme cela a été le cas cet été, pour un chantier de jeunes dans le canton.

    Vendredi 25 août, le jour même du 250° anniversaire de la naissance du futur Conventionnel, la réouverture officielle du musée au public a été marquée par la présentation d’une double exposition temporaire, à l’initiative de l’Association des Amis de la Maison de Saint-Just présidée par Anne Quennedey et de la Société Philatélique de Chauny : « Saint-Just vu par les artistes, 250 ans d’images et de légendes » et « Les grandes dates de la Révolution française par la philatélie ». L’une et l’autre resteront visibles jusqu’à cet automne et nous espérons pouvoir en faire la visite lors de la sortie de notre Société d’Histoire à Blérancourt, prévue le 18 novembre prochain.

    Les 2 et 3 décembre 2017, un colloque historique et littéraire international organisé à Soissons clôturera cette année du 250ème anniversaire de la naissance de Saint-Just, toujours bien présent et vivant dans la mémoire de nos concitoyens de l’Aisne, de l’Oise, de Picardie et d’ailleurs.


    par Jacques BERNET, publié le 29/08/2017




  • Dernier-né des tramways franciliens, le tram-train T 11, d’Epinay-sur-Seine au Bourget
  • Samedi 19 août dernier, j’ai voulu expérimenter cette dernière création du réseau ferré de transports en Ile-de-France, ouvert dans la discrétion le 2 juillet 2017, comme éclipsé par les débuts concomitants bien plus médiatisés des nouvelles LGV Tours Bordeaux et Le Mans-Rennes.

    L’ouverture de ce tramway numéroté T 11 précède largement celle des trams T 9 et T 10 en chantier en banlieue sud de Paris. Il est vrai qu’il s’agit, après le T 4 substitué à l’ancienne ligne des coquetiers de Bondy à Aulnay-sous-Bois, d’un tram train ne circulant pour l’heure que sur des infrastructures ferroviaires existantes et aménagées, en l’occurrence un tronçon de la Grande Ceinture marchandises au Nord de Paris, sur un trajet prévu à terme de Sartrouville au nord-ouest à Noisy-le-Sec au nord-est. Pour l’instant un premier tronçon de 11 km permet de relier plus modestement Epinay au Bourget en 15 minutes en desservant 7 stations.

    Etabli sur une double voie séparée longeant celle de la grande ceinture et disposant d’une LAC indépendante, il s’agit bien d’une nouvelle infrastructure, reliée tant bien que mal aux gares du RER B, C, D, aux Transilien H et aux deux branches du tramway T 8 à Epinay et Villetaneuse, ce qui a nécessité l’installation de gares spécifiques dont les accès sont fermés par des tourniquets, paraît-il, pour éviter la fraude, particulièrement élevée sur les autres lignes de trams, dont l’accès libre ne peut-être contrôlé par le conducteur de la rame comme par un chauffeur d’autobus.

    Si les belles et confortables rames de la nouvelle version du Citadis d’Alstom à la livrée rouge et grise rappellent bien celles des dernières générations des tramways franciliens, les conditions de circulation sont plutôt celles d’un tram express ou d’un train, avec des vitesses de pointe à 100 km/h et une accessibilité de type métro ou RER, ce qui n’est pas sans poser des problèmes de fluidité par rapport aux autres lignes de tram, où il suffit de valider dans la voiture un ticket de bus ou de métro. J’en ai fait l’expérience samedi après-midi à la gare de Bourget : il n’y avait personne aux guichets et le distributeur automatique était en panne ; résultat j’ai dû quémander l’achat d’un billet auprès de l’équipe de contrôleurs heureusement présente sur le quai du Bourget, mais assez peu coopérative.

    J’ai fait le trajet jusqu’à Epinay un samedi après-midi du mois d’août, dans une rame qui était loin d’être bondée ; la fréquentation sera peut-être toute autre à la rentrée de septembre ou dans des occasions exceptionnelles comme le salon du Bourget. La distance séparant les stations du T 11 des gares du RER comme au Bourget et plus encore de la tête de ligne du T 8 à Epinay, l’absence de fléchage explicite me paraissent être néanmoins de sérieux obstacles aux correspondances et donc au succès de cette ligne dans son état présent.

    Quand on sait par ailleurs que le coût de ce seul tronçon a dépassé les 600 millions d’Euros, plus de deux fois celui du tramway de Besançon, on peut aussi s’interroger sur la pertinence d’un tel investissement, qui paraît de surcroit devoir être un doublon du futur Grand Paris Express - un « grand Paris avant le Grand Paris », selon l’expression de Valérie Pécresse, la présidente de la région, le jour de l’inauguration. Quand je vois que l’on diffère une fois de plus le barreau de Roissy de 6 km de quelque 200 M., qui permettrait l’accès ferroviaire direct des Isariens et Picards au hub aérien et TGV de Roissy, cette gabegie francilienne en matière de transports publics et plus particulièrement de tramways laisse quelque peu songeur.

    Le grand retour du tramway en région parisienne, après son dommageable abandon en 1938 à Paris et en 1957 en Ile-de-France est en soi une bonne chose, mais il s’est opéré de manière empirique pour ne pas dire anarchique, si bien que l’on a affaire à tout sauf un réseau cohérent, construit de plus à des coûts exorbitants : on n’a pas été capable de faire des économies d’échelle en groupant l’achat des rames et on a organisé sciemment la séparation des lignes et l’incompatibilité des matériels, comme pour le T 2 et le T 3 ou le T 8 et le T 1. A l’inverse, Brest et Dijon avaient su en leur temps modérer leurs facture de rames Citadis d’Alstom en faisant une commande groupée de leurs matériels, distingués seulement par leur couleur. Il semble toujours y avoir deux poids et deux mesures entre Paris et la province, ce qui est dommageable, en dépit ou à cause du poids démographique, économique et financier de la région capitale.


    par Jacques BERNET, publié le 22/08/2017




  • Journées Européennes du Patrimoine 2017 « L’Eglise Saint Jean-Baptiste, JOYAU de l’ART DECO »
  • A l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine 2017, François PLEVEL, Maire de Beaulieu les Fontaines, a le plaisir de vous inviter à la conférence de M. Jacques BERNET, Maître de conférences honoraire en histoire moderne, Président de la société d'histoire moderne et contemporaine de Compiègne, Administrateur de l’Association d’histoire des sociétés rurales

    « L’Eglise Saint Jean-Baptiste, JOYAU de l’ART DECO »

    le Samedi 16 septembre 2017 à 11 h dans l’Eglise de Beaulieu-les-Fontaines


    par Webmaster, publié le 22/08/2017




  • Histoires du Valois, Société d’Histoire et d’archéologie du Valois, Crépy-en-Valois, n° 7 spécial, 15° anniversaire, 2017, Territoire et personnages illustres du Valois, Actes de la journée d’études du 11 mars 2017, 82 p. 12 E.
  • Toujours très attendue, la livraison annuelle d’Histoires du Valois, n° 7, datée 2017, est particulièrement riche et intéressante : ce numéro spécial contient en effet les Actes de la journée d’études du 11 mars 2017, marquant le 15ème anniversaire de l’Association, dont notre ami Eric Dancoisne a repris la présidence après Aurélien Gnat son fondateur. Le thème de cette journée était très ouvert, puisque consacré au « territoire et personnages illustres du Valois », ce qui a donné lieu des communications originales couvrant les périodes médiévale, moderne et contemporaine. Y ont été jointes trois intéressantes contributions proposées par des adhérents ou amis sur des sujets plus larges ou variés. L’ensemble, comme toujours fort bien présenté et illustré, devrait avoir du succès auprès du fidèle public local et au-delà.

    Au sommaire de la publication :

    Le musée de l’archerie et du Valois : un musée de territoire ? (Marion ROUX-DURAND) ; Les seigneurs de Crépy-Nanteuil (XI°-XIII° siècles) (Régis MOREAU) ; L’implantation monastique dans le Valois (Jean-Luc FRANÇOIS) ; Les limites administratives du Valois moderne et contemporain (Jacques BERNET) ; Aspects historiques de Feigneux-Morcourt (Daniel GIBERT) ; Autour de l’ancienne collégiale Saint-Thomas (Marie-Thérèse LE GUENN) ; Héroïnes et femmes illustres à Pierrefonds (Laurence DUCOUSSO-LACAZE) ; Gustave CHOPINET, un héros local ? (Eric DANCOISNE) ; Troupes ennemies de passage dans le Valois en 1814 (Robert LEROUX) ; L’accueil des réfugiés espagnols dans l’Oise (1936-1944) (Vincent REIG).

    par Jacques BERNET, publié le 19/07/2017




  • Samedi 10 février 2018 : Samedi 10 février 2018, 15 H., BM Saint-Corneille, salle Le Chatelier,
  • Conférence de Melle Margaux GUILBERT, maître en histoire :

    Jean LEGENDRE, député-maire de Compiègne (1906-1994)

    Emergence d’un ténor de la droite sous la III° et la IV° Républiques, 1906-1962

    [Séance commune avec la Société Historique de Compiègne]





  • Notre nouveau numéro des AHC est disponible

  •  
    145-146 Les civils dans la Grande Guerre Compiègne-Oise-Picardie

    - La vie culturelle, spirituelle et sportive à Compiègne autour de la Grande Guerre (1913-1920)

    - La question du ravitaillement et de l'alimentation dans le Compiègnois (1914-1918)

    - Les conséquences du repli allemand de 1917 dans l'Oise

    - Les juridictions picardes pendant la Première guerre mondiale


    N°145-146, Printemps 2017

    10€ + port 2€
    145-146


  • Parution d'un nouvel ouvrage



  • IMG_0423.JPG Entrer en guerre dans l’Oise, 1914-1918
    Actes du colloque organisé par le collectif de sociétés d’histoire et d’archéologie de l'Oise,

    l’ONACVG et les archives départementales de l’Oise.

    avec le soutien de la Mission Centenaire, du Conseil général de l’Oise et de la Ville de Senlis

    Senlis, 26 et 27 septembre 2014

    SOMMAIRE

    Discours de Pascale LOISELEUR, maire de Senlis

    Discours d’Alain BLANCHARD, vice-président du Conseil Général de l’Oise

    Le colloque à Senlis, entre enjeux historiographiques et réalités locales (Philippe PAPET)

    Le département de l’Oise à la fin de la Belle Epoque (Jacques BERNET)

    L’entrée en guerre vue par la presse isarienne (Françoise LECLERE-ROSENZWEIG)

    Marcel Boulanger, un dandy à la guerre (Philippe LAMPS)

    D’Annunzio à Chantilly (Jean-Paul BESSE)

    Le comité clermontois des Dames françaises (Claude BOULET)

    Les « Scottish women of Royaumont » (Marie-France WEINER)

    L’incendie de Senlis en 1914, un événement médiatique (Gilles BODIN)

    Creil et Senlis « villes martyres » de l’invasion allemande : relecture d’un imaginaire (Mathilde MARGUERIT-HOUTE)

    Les exactions allemandes lors de l’invasion de l’Oise en 1914 (Marc PILOT)

    Faire face à la guerre : analyse du journal de Gustave Chopinet, maire de Crépy-en-Valois (30 août-31 décembre 1914) (Eric DANCOISNE)

    La cathédrale de Senlis à l’épreuve des bombardements de 1914 : bilan patrimonial et cicatrisation d’un monument (Mathieu LEJEUNE)

    L’occupation des troupes allemandes à Clermont (Emmanuel BELLANGER)

    Les hôpitaux militaires à Clermont-de-l’Oise au début de la Grande Guerre (Guy ISAMBART)

    Les six frères Bouchet (Caroline BITSCH).

    De la guerre de mouvement à la guerre de position : entrer d’une guerre à l’autre (Jean-Yves BONNARD)

    Index des noms de personnes.

    Index des noms de lieux.

    Cette publication de 183 pages, abondamment illustrée, est vendue au prix public de 25 E. (20 E. pour les membres de la Société et les abonnés à la revue + frais de port éventuels). A commander au siège de la Société d’Histoire de Compiègne, 82 bis rue de Paris - 60200 COMPIEGNE - Tel. : 03 44 20 26 52 - Courriel : jbernet@wanadoo.fr. 2015, 183p.

    25.00€