Les récentes mises à jour

  • Jean-Yves LE NAOUR, Fusillé sur son brancard. L’affaire Chapelant et les fantômes de la Grande Guerre Armand Colin, Paris, 2019, 203 p., 16, 90 €
  • De l’œuvre brillante de notre collègue Jean-Yves Le Naour, le grand public connaît avant tout la belle série d’ouvrages très pédagogiques ayant accompagné chaque année du centenaire de la Grande Guerre, récemment réunis en un même volume, 1914-1918. L’intégrale, Perrin, 2018, constituant une somme d’une grande utilité. L’historien consacre cette fois son dernier livre à un épisode toujours controversé du début du conflit, l’affaire du sous-lieutenant Chapelant fusillé pour reddition à l’ennemi le 11 octobre 1914 au Bois des Loges, situé au sud de Roye, à la limite de l’Oise et de la Somme. Blessé, le jeune homme de 23 ans avait été ligoté sur son brancard face au poteau d’exécution, circonstance ayant inspiré Stanley Kubrick pour son film à charge Les sentiers de la gloire sorti en 1957. L’affaire avait révolté l’opinion et suscité dès la fin du conflit une grande campagne en faveur de sa réhabilitation, qui n’a toutefois jamais abouti. Mais comment faire de cet événement un récit impartial, lorsque des témoins accusent Chapelant et d’autres le disculpent intégralement ? Jean-Yves Le Naour a fait le choix de présenter tour à tour deux versions opposées : la thèse de la culpabilité du sous-lieutenant et celle de son innocence, laissant au lecteur le choix (apparent) de trancher, mais nous délivrant surtout une belle leçon sur la subjectivité de l’histoire et la relativité des témoignages. Tout en nous restituant avec brio les circonstances d’un épisode de la Grande Guerre survenu dans notre région, la plume alerte de l’historien nous invite ainsi à une salutaire réflexion sur la construction et l’usage de l’histoire.

    L’auteur évoque aussi dans sa conclusion le débat toujours actuel sur la réhabilitation collective des fusillés de la Grande Guerre. En 2016 les pouvoirs publics avaient confié la tâche à une commission d’historiens, qui ne pouvaient prendre à cet égard une décision relevant d’un choix essentiellement politique, qui a d’ailleurs été adopté par la Nouvelle-Zélande, le Canada et la Grande-Bretagne, pays qui ont accordé le pardon général à leurs fusillés entre 2000 à 2006. En France, la Libre Pensée qui milite dans ce sens depuis de nombreuses années a obtenu l’autorisation d’ériger un monument aux fusillés à Chauny dans l’Aisne, département marqué par les mutineries et leur répression au lendemain du fiasco de l’offensive du Chemin des Dames d’avril 1917. Ce choix a été contesté par des historiens locaux de la Grande Guerre, au nom d’arguments historiques forcément discutables, puisqu’il s’agit moins d’une évocation historique proprement dite que d’un parti pris politique qui a aussi sa légitimité.


    par Jacques BERNET, publié le 15/06/2019




  • Samedi 25 mai 2019 après-midi, découverte d’Haramont (Aisne)
  • Situé dans une clairière de la forêt de Retz, Haramont est un charmant village de 600 habitants, qui ne compte pas moins de quatre sites ou édifices classés à l’inventaire des monuments historiques : le menhir dit la Pierre Clouise, en forêt de Retz (classé depuis 1889) ; l’ancien prieuré de Longpré du XIIe siècle, situé au fond d’un vallon boisé et ayant pour écrin un jardin d’inspiration médiévale (classé en 1995) ; l’église paroissiale Saint-Clément, datée des XIIe-XVIe siècles (classée en 1919) et le château des Fossés, inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques en 2003. La visite organisée ce samedi 25 mai a permis à un groupe de 23 sociétaires de découvrir ces deux derniers monuments et leurs sites remarquables.

    Si son actuel corps de logis principal date du XVIe siècle, le château des Fossés a une longue histoire remontant au haut Moyen-Age, dont témoignent les douves de l’ancien château fort médiéval. Après les épreuves de la Guerre de Cent Ans, un manoir de style Renaissance fut reconstruit sur ce site champêtre de la vallée de Baudrimont, pour un chambellan de François 1er, à l’époque des séjours du Roi et de la Cour au château de Villers-Cotterêts, premier édifice royal inspiré de la Renaissance italienne anticipant la reconstruction du Louvre par François 1er puis Henri II. Revenu au XVIIIe siècle à Pierre de Saint-Martin, baron de Tourempré (1720-1783), maréchal de camp et chevalier de Saint-Louis, époux de Jeanne Victoire d’Escrigny et gendre de Jeanne-Eléonore des Fossés, le domaine des Fossés devait être loué sous le Consulat et l’Empire par le général Alexandre Dumas (1762-1806). Son fils, le célèbre écrivain Alexandre Dumas (1802-1870) garda de vifs souvenirs de son enfance dans le château et le parc, qui lui inspirèrent le cadre de ses romans Ange Pitou et Le manoir des loups. Après bien des péripéties, où le domaine et ses constructions souffrirent de leur reconversion en exploitation agricole, le château des Fossés a été racheté en 1999 par ses actuels propriétaires, qui ont su mener à bien la magnifique restauration du corps de logis principal et de ses dépendances comme la restitution du parc, obtenant en 2003 leur inscription à l’inventaire des Monuments Historiques.

    Une promenade dans le cœur du village, à l’architecture typiquement soissonnaise a permis de découvrir un ancien viaduc ferroviaire, vestige de la ligne Compiègne-Pierrefonds Villers-Cotterêts ouverte de 1883 à 1960 et déferrée en 1964. L’intérieur de l’église Saint-Clément, comportant un chœur aux voûtes gothiques du XIIe et une nef du XVIe sous un plafond en bois en carène de vaisseau, abrite de nombreux reliquaires, un maître autel et une série d’intéressants tableaux des XVIIIe-XIXe siècles, toutes oeuvres venues du prieuré de Longpré après sa suppression sous la Révolution, qui ont valu à l’édifice d’être classé monument historique en 1919.


    par Jacques BERNET, publié le 05/06/2019




  • Samedi 07 septembre 2019 : Samedi 7 septembre 2019, à 15 H ; BM Saint-Corneille, salle le Chatelier
  • Conférence de Jacques Bernet, Président de la Société : Les architectes Jean Philippot et André-Louis Guillaume, bâtisseurs du nouveau Compiègne, dans le cadre de l’exposition André-Louis Guillaume.

    [Séance commune avec la Société Historique de Compiègne]





  • Samedi 05 octobre 2019 : Samedi 5 octobre 2019, à 15 H ; BM Saint-Corneille, salle le Chatelier
  • Présentation par Olivier Fély-Biolet de son film « Ces traces qui disparaissent », sur les Nacht und Nebel dans la Seconde Guerre mondiale

    [Séance commune avec la Société Historique de Compiègne]





  • Samedi 12 octobre 2019 : Samedi 12 octobre 2019, à 14 H 30 ; BM Saint-Corneille, salle le Chatelier
  • Assemblée annuelle de l’association, ouverte aux adhérents et sympathisants suivie de la réunion du nouveau CA élu.





  • Samedi 23 novembre 2019 : Samedi 23 novembre 2019, à 15 H ; BM Saint-Corneille, salle le Chatelier
  • Conférence de Jean-Yves Bonnard Président de la Société Historique de Noyon

    Le Monument de Chiry-Ourscamps aux « oubliés », les victimes civiles de la Grande Guerre dans l’Oise.





  • Samedi 21 décembre 2019 : Samedi 21 décembre 2019, à 15 H ; BM Saint-Corneille, salle le Chatelier
  • Conférence de Vincent Reig, vice-Président de la Société :

    La Saint-Napoléon sous le Second Empire dans l’Oise.





  • Réunion du bureau de la Société, Samedi 18 mai 2019 à 14 H. au domicile du Président, 82 bis rue de Paris à Compiègne, siège actuel de l’association.
  • Présents : Alain JM BERNARD, Jacques BERNET, Margaux GUILBERT, Frédéric GUYON, Rémi HEBERT, Marc PILOT, Vincent REIG.

    Absents excusés : Bertrand BRASSENS, Olivier KOVAL, Céline LAURENT-REIG, Christian MAX, Françoise ROSENZWEIG.

    1°) Avec près de 6 000 E. en caisse et dans l’attente de la subvention annoncée de la Ville de Compiègne (800 E.), la Société dispose de moyens suffisants pour assumer ses prochaines missions, en particulier l’impression et l’envoi du prochain n° 153-154 de la revue, attendus courant juin 2019. La baisse persistance du nombre d’abonnés et de la diffusion en kiosques et librairie impose une réduction du tirage à 400 ex. pour les numéros de varias, chiffre à revoir à la hausse pour des livraisons monographiques ou thématiques.

    2°) Le bureau a mis au point le programme définitif des manifestations de la fin de l’année 2019 : visite du 25 mai au château d’Haramont (02) complétée par une découverte du village (24 inscriptions). Participation à la brocante du quartier des Capucins le 9 juin, pour laquelle le Président a fait appel aux bonnes volontés du bureau et de l’association pour le stand de vente des publications. Conférence le samedi 7 septembre à 15 H à Saint-Corneille, dans le cadre de l’exposition André-Louis Guillaume, de Jacques Bernet sur les architectes Jean Philippot et André-Louis Guillaume, bâtisseurs du nouveau Compiègne. Participation au forum des associations de Compiègne le samedi 14 septembre, avec un stand sous la responsabilité de Vincent Reig et Jean Polak. Présentation du film d’Olivier Fély-Biolet, « Ces traces qui disparaissent » le samedi 5 octobre à 15 H. à la BM Saint-Corneille, en une séance commune avec la Société Historique de Compiègne de même que celle du 7 septembre. Samedi 12 octobre à 14 H 30, BM Saint-Corneille, AG annuelle de l’association suivie de la réunion du nouveau CA élu. Samedi 23 novembre à 15 H. à la BM Saint-Corneille : conférence de Jean-Yves Bonnard sur le Monument de Chiry-Ourscamp aux « oubliés », les victimes civiles de la Grande Guerre dans l’Oise. Samedi 21 décembre à 15 H., conférence de Vincent Reig sur la Saint-Napoléon sous le Second Empire dans l’Oise.

    Des jalons ont été posés pour le premier trimestre 2020, avec notamment la proposition d’inviter d’Arnaud Timbert et Fabrice Virgili pour leurs ouvrages respectifs sur Viollet-le-Duc et sur l’épuration à la Libération. Une séance commune avec la Société Historique sur le « projet Manhattan » proposée par un collègue américain récemment installé dans le Compiégnois pourrait être envisagée.

    3°) Au chapitre des publications, le secrétaire Marc Pilot a fait le point sur l’état d’avancement du n° 153-154 de la revue, daté du printemps 2019, un n° de varias auquel il a été proposé de donner pour titre : « Acteurs politiques dans l’Oise au XXe siècle », correspondant aux deux principales études sur le député radical Jammy-Schmidt et sur trois grandes figures de parachutés dans le département. Les textes des articles sont parvenus, mais l’iconographie reste à compléter pour deux d’entre eux. Les 400 exemplaires sont annoncés pour juin. Pour le n° 155-156 daté de l’automne 2019, aussi prévu comme un n° de varias, sont d’ores et déjà attendus un article de Jacques Bernet sur la fin des religieux Célestins dans le Compiégnois, de la fin de l’Ancien Régime à la Révolution ; l’étude de Vincent Reig sur la Saint-Napoléon sous le Second Empire dans l’Oise ; un travail de Marc Pilot sur la présence américaine à Compiègne et dans sa région à la Libération ; une présentation des entrées documentaires extraordinaires récentes aux Archives de la Ville par leur Directeur Frédéric Guyon.

    Parmi les thèmes suggérés pour les livraisons de l’année 2020, outre le projet monographique sur Tracy-le-Mont restant à finaliser avec l’Association des brosseries et Mémoire d’Attichy, l’idée a été avancée d’une publication thématique sur le site de l’ancienne Ecole d’Etat Major de Compiègne, son histoire, son architecture et sa présente reconversion, qui pourrait faire l’objet d’un travail commun avec notre consœur la Société Historique de Compiègne.

    4°) L’AG annuelle programmée le samedi 12 octobre 2019 à 14 H 30 à la BM Saint-Corneille sera l’occasion d’un important renouvellement des instances d’animation de la Société, compte tenu du souhait de quitter leurs fonctions, exercées depuis de longues années, par le président Jacques Bernet et le trésorier Jean Polak. Un appel à candidatures sera envoyé à tous les adhérents, dans l’espoir d’une prochaine relève susceptible de poursuivre et développer les missions et les activités de l’Association avec ses spécificités et son indépendance, tout en continuant de collaborer activement et fraternellement avec notre consœur la Société Historique dans tous les domaines scientifiques, éditoriaux et de communication qui pourront être communs. Le président a exprimé le souhait que soient revus à cette occasion deux articles de nos statuts de 1978 largement tombés en désuétude, concernant la destination de nos archives et de nos fonds.

    5°) Au titre des questions diverses : la Société sera représentée par son Président lors de la soirée de l’office culturel de Compiègne à laquelle nous avons été conviés mercredi 22 mai prochain.

    Le bureau s’est terminé par un verre amical et une séance de photo souvenir dans la cour de l’immeuble.


    par Jacques BERNET, publié le 05/06/2019




  • Dimanche 12 mai 2019 après-midi, excursion en association avec la Société Historique de Noyon, musée Gallé-Juillet et la maison de la faïence à Creil.
  • Situé derrière l’hôtel-de-ville, à l’emplacement de l’ancien château royal de Creil, un édifice du XVe siècle démantelé au XVIIIe dont on peut voir une maquette dans le musée, l’ensemble des bâtiments abritant le musée Gallé-Juillet et la maison de la faïence correspond à une vaste habitation reconstruite en 1788 sur les fondations du château, en cette partie de l’île de Creil entourée de deux bras de l’Oise. La famille Gallé-Juillet propriétaire étant restée sans héritier, après la disparition de leur fils unique Maurice dans la bataille de la Somme en 1916, a légué le domaine en 1929 à la Ville de Creil, qui en a fait un musée, restituant bien l’ambiance d’une demeure bourgeoise cossue du XIXe siècle et présentant une remarquable collection de faïences, qui ont fait la réputation de la manufacture de Creil puis de Creil-Montereau de 1797 à 1895.

    Installées au rez-de-chaussée sous les voûtes gothiques de l’ancien château, les vastes cuisines ont conservé tout leur équipement d’autrefois, sans eau courante ni électricité, avec des fontaines, cuisinières et four à pain. Dans la salle à manger attenante est présentée une table d’apparat. A l’étage, les pièces de réception : salon, fumoir-bibliothèque, salle de billard, ornées d’un riche mobilier, de portraits de famille et d’œuvres d’art collectionnées par ces rentiers cultivés apparentés aux Gallé de l’école de Nancy. La chambre des maîtres de la maison est aussi restée dans son jus ; celle du fils fauché à 21 ans sur un champ de bataille de la Grande Guerre a été aménagée en un émouvant mausolée présentant ses souvenirs, dont sa tenue de sortie bleu horizon d’aspirant.

    Le premier étage du bâtiment abritant le musée de la faïence propose une collection très complète et variée de la production de la manufacture de Creil fondée en 1797, unie à celle de Montereau à partir de 1840 jusqu’à leur disparition en 1895. Elle ne se limite pas aux célèbres assiettes au décor monochrome mais nous présente une grande variété de plats, récipients et objets d’usages divers – une exposition temporaire intitulée « l’hygiène moderne, 1830-1930 » est d’ailleurs présentement consacrée aux articles de toilette des faïenceries de Creil et Montereau. Une salle du musée, dans une ancienne tour du château, présente les exceptionnelles richesses du trésor monétaire gallo-romain découvert en 1975 lors de la construction de la nouvelle écluse de Creil.

    La demeure-musée de la famille Gallet-Juillet et la maison de la faïence de Creil constituent un bel ensemble patrimonial relativement méconnu dans une agglomération longtemps réputée comme berceau industriel de l’Oise.


    par Jacques BERNET, publié le 05/06/2019




  • Disparition de Claude GOUIGOUX [1935-2019]
  • Claude GOUIGOUX est décédé le 30 avril 2019 à Compiègne dans sa 84ème année des suites d’une longue maladie qu’il affrontait et combattait courageusement depuis plusieurs années. Ses obsèques ont été célébrées le 7 mai à l’église Saint-Jacques de Compiègne, en présence d’une nombreuse assistance, suivies de son inhumation au cimetière Nord de la ville.

    Claude GOUIGOUX était né le 11 juin 1935 à Longueil-Annel (Oise), aîné d’une fratrie de cinq enfants. Son enfance avait été marquée par la Seconde Guerre mondiale, l’Occupation et la Résistance aux Allemands : son oncle et parrain Georges GOUIGOUX (1896-1944), boucher à Compiègne, arrêté le 28 octobre 1943 pour avoir ravitaillé les Résistants, fut déporté à Buchenwald, où il mourut le 19 mars 1944. Une rue de Compiègne porte son nom. Claude GOUIGOUX devait affronter bien d’autres épreuves dans sa vie. Le décès de son père, quand il n’avait que 20 ans, lui imposa de précoces responsabilités familiales. Plus tard, victime d’un grave accident de la route, qui le laissa plusieurs mois dans le coma, il sut retrouver le chemin de la vie et s’épanouir dans la sphère familiale comme dans son activité professionnelle, où ses talents et son travail lui permirent d’accomplir une brillante et fructueuse carrière de chef d’entreprise, qui le mit avec les siens à l’abri du besoin.

    Le décès précoce de sa fille Florence à 40 ans fut une autre grosse épreuve pour lui et sa famille, dont il ne se remit jamais complètement et qui précéda sa maladie.

    Epanoui dans ses affaires, féru de politique et très attaché à sa ville de Compiègne, Claude GOUIGOUX s’engagea fortement dans la vie publique comme conseiller municipal centriste de la cité, accomplissant plusieurs mandats successifs dans les majorités de Jean LEGENDRE puis de Philippe MARINI, où il s’efforça toujours de conserver son indépendance d’esprit, ce qui lui valut quelques avanies, qu’il sut surmonter avec panache. De cette longue et riche expérience d’élu local, il avait tiré trois livres publiés à compte d’auteur : « Souvenirs compiégnois » ; « Un élu doit servir sans se servir » et lors de la récente campagne de 2017 : « Quel Président de la République ? ».

    Claude GOUIGOUX n’était pas moins passionné d’histoire locale et générale que de politique. Fidèle adhérent de notre Société d’Histoire moderne et contemporaine de Compiègne depuis 1992, il fut longtemps très assidu à nos séances, tant que sa santé le lui permit et il était resté abonné à notre revue, qu’il appréciait et soutenait. Esprit tolérant, homme d’ouverture il avait œuvré efficacement au rapprochement de nos sociétés historiques compiégnoises, qu’il fréquentait régulièrement. Nous gardons le souvenir de sa grande curiosité intellectuelle, de son humanisme, de sa pondération et de son écoute. Il était un véritable honnête homme, engagé dans la cité, attentif aux autres et plus particulièrement aux besoins et aspirations des jeunes générations, comme en témoigna sa longue animation du Bureau Information Jeunesse de la Ville de Compiègne. Sa disparition laisse un grand vide dans la cité comme dans son milieu associatif, sportif et culturel.

    A son épouse Marie-Françoise, à ses enfants Patrick et Marie-Laure, à ses petits enfants comme à toute sa famille et à ses proches, dont nous partageons la peine, notre Société présente ses sincères condoléances.


    par Jacques BERNET, publié le 08/05/2019




  • Notre nouveau numéro des AHC est disponible

  •  
    151-152 Education Oise-Compiègne

    - La société d'agriculture de Compiègne et l'enseignement agricole dans l'Oise (1839-1870)

    - La dénomination des établissements scolaires de COmpiègne, XIXe-XXe siècles

    - La loi Debré et l'enseignement privé en Picardie

    - Une fondation scolaire seigneuriale rurale au XVIIIe siècle : l'école de Versigny

    - Education et pédagogie au collège de Compiègne sous la monarchie de Juillet (1830-1848)


    N°151-152, Automne 2018

    10€ + port 2€
    151-152


  • Parution d'un nouvel ouvrage



  • clermontacte.jpeg Etre en guerre 1914 1918 dans l'Oise
    Actes du colloque organisé par le collectif de sociétés d’histoire et d’archéologie de l'Oise, l’ONACVG, les archives départementales de l’Oise avec le soutien de la Mission centenaire et du Conseil départemental de l'Oise.

    SOMMAIRE

    Mot d'accueil - Claude Boulet

    Introduction - Jean-Yves Bonnard

    Après la bataille, de l'hécatombe à l'hommage (Régis Moreau et Pierre Tandé)

    Commiègne d'octobre 1914 à mars 1917 : l'état sanitaire vu à travers les hopitaux ( Patrice de Lattard)

    Nourrir les civils en région de Compiègne (Vincent Reig)

    Les apports des nouveaux délais de communication des archives dans l'étude démographique des civils de la zone occupée de l'Oise (Jean-Yves Bonnard)

    Le groupe de divisions de l'entrainement (Vincent Bartier)

    Chantilly, Beauvais, Compiègne, ou les tribulations de GDG (Denis Rolland)

    Délibérer pendant la grande guerre : l'exemple du conseil général de l'Oise (Eric Dancoisne)

    Les usines de l'Oise pendant la guerre (Robert Poitou)

    Les réfugiés belges ou français dans l'Oise et les isariens en exil (Mathilde Marguerit-Houte)

    La presse isarienne pendant la guerre (Françoise Rosenzweig)

    Le role du Kameradschaftsbund der 75e (Didier Guénaff)

    L'action des evêques de Beauvais, Noyon et Senlis pendant la guerre (Philippe Papet)

    Le carnet de guerre d'Henri Barbusse (Philippe Lambs)

    Les divertissements publics à Senlis pendant la guerre (Gilles Bodin)

    Les terrains d'aviation de clermontois avant et pendant la guerre (Jacques Calcine)

    Armand Dupuis pendant la guerre : lecture de son journal (Hermine Williams)

    Les prisonniers de guerre : ces soldats dont on parle peu (Emmanuel Bellanger)

    Charles Troufleau, né à Clermont, tombé sur le front d'Orient (Roger Puff)

    Conclusion - Jacques Bernet 2018, 216p.

    20.00€