Les récentes mises à jour

  • Disparition de Christian GUT [1931-2018]
  • Nous apprenons avec tristesse la disparition de notre collègue Christian GUT à Paris, début décembre 2018, à l’âge de 87 ans. Formé à l’Ecole des Chartes, il avait commencé sa carrière comme directeur des archives départementales de l’Oise, avant d’assumer la direction des Archives de Paris et de la Seine. Spécialiste de la langue et de l’histoire de l’Albanie, Docteur en histoire, il était devenu directeur de département d’albanais à l’INALCO, membre de l’Académie des sciences du Kosovo et docteur honoris causa de l’Université de Tirana.

    Christian GUT avait gardé de solides attaches avec notre département, où il avait été secrétaire général de la SFIO puis Directeur du CHI de Clermont, tandis que lui succédait à la direction des Archives de l’Oise son épouse Marie-Josèphe. Avec cette dernière et notre fidèle sociétaire Hélène Simon, alors directrice de l’annexe des AD de Senlis, Christian GUT organisa deux colloques du bicentenaire de la Révolution dans l’Oise, à Compiègne en 1990 et à Beauvais en 1993, dont les Actes ont été publiés par les Archives de l’Oise : « La naissance et les premiers pas des départements », en 1991 ; « 1793, La patrie en danger », en 1996. Christian GUT a aussi réédité, complétée par une chronologie et une bibliographie, une version abrégée du travail d’Henri BAUMONT [1857-1909], Le département de l’Oise pendant la Révolution (1790-1795), chez Publisud en 1993. Il s’est également intéressé aux cahiers de doléances de l’Oise en 1789 et aux répertoires des biens nationaux vendus dans plusieurs cantons révolutionnaires du département à partir de 1790. Cette commémoration du bicentenaire de 1789-1799 avait donné lieu à une fructueuse collaboration avec notre Société d’Histoire moderne et contemporaine, et depuis ce moment Christian GUT était resté un fidèle lecteur de notre revue Annales Historiques Compiégnoises.

    A sa famille et à ses proches, notre Société présente ses sincères condoléances.

    par Jacques BERNET, publié le 12/12/2018




  • Samedi 06 avril 2019 : Samedi 6 avril 2019, 15 h, BM Saint-Corneille, salle Le Chatelier.
  • Conférence d’Alain Arnaud : Le château de Villers-Cotterêts, situation et avenir [Séance commune avec la Société historique de Compiègne]





  • Samedi 16 mars 2019 : Samedi 16 mars 2019, 14h30, BM Saint-Corneille, salle Le Chatelier.
  • Julien Sapori, coordonnateur de l’ouvrage, présentera Le dictionnaire Fouché [sous réserve]





  • Monument aux victimes civiles de la Grande Guerre dans l’Oise inauguré le 9 décembre 2018 à Chiry-Ourscamps
  • Selon les époques et les conflits, les guerres ont pu causer autant voire bien plus de pertes civiles que de victimes militaires. On pourrait rappeler à cet égard les ravages de la Guerre de Trente ans qui dépeupla massivement les pays germaniques et l’Europe centrale entre 1618 et 1648. Dans les guerres contemporaines comme celle de 1914-1918, les pertes proprement militaires colossales ont atteint des millions de jeunes hommes et décimé des générations chez tous les belligérants. Leurs listes interminables figurent sur les monuments aux morts érigés dans presque toutes les communes au lendemain de la Grande Guerre, comportant parfois les noms de victimes civiles de l’ennemi, comme pour les otages de Senlis en septembre 1914.

    Notre collègue et ami Jean-Yves Bonnard, spécialiste de la Grande Guerre et maire de Chiry-Ourscamps a eu l’idée d’ériger dans sa localité du Noyonnais, réputée « première commune occupée par les Allemands sur la route de Paris de septembre 1914 à mars 1917 », un espace mémoriel recensant les victimes civiles de l’Oise de la Grande Guerre avec les noms des quelque 120 communes concernées. Son inauguration a eu lieu le dimanche 9 décembre 2018, en présence des autorités locales civiles et militaires, attirant un public nombreux, en dépit de conditions atmosphériques peu favorables.

    Cet espace sobre situé rue du Point du Jour à la périphérie de la commune non loin de la rocade à double voie du CD 200, comporte une dalle aux victimes civiles du département (plus de 500 recensées à ce jour), un mur avec des plaques au nom des communes, un sentier d’évocation et un jardin du souvenir clos par une statue de Tardieu. Cette cérémonie émouvante achevait opportunément le cycle commémoratif du centenaire de la Grande Guerre dans l’Oise, en rendant un juste hommage à des victimes trop souvent méconnues ou oubliées, dont la liste devrait d’ailleurs s’enrichir grâce au témoignage des familles et au travail des historiens.


    par Jacques BERNET, publié le 12/12/2018




  • Samedi 16 février 2019 : Samedi 16 février 2019, 14h30, BM Saint-Corneille, salle Le Chatelier.
  • Conférence de Margaux Guilbert, maître en histoire : Les parachutages politiques dans l’Oise : Marcel Dassault, Jean Legendre, Robert Hersant.





  • Samedi 1er décembre 2018 à 17 H, Bibliothèque municipale Saint-Corneille, cellier, réunion du bureau de la Société d’Histoire moderne et contemporaine de Compiègne.
  • Présents : Alain JM BERNARD, Jacques BERNET, Margaux GUILBERT, Frédéric GUYON, Rémi HEBERT, Morgan HINARD, Olivier KOVAL, Céline LAURENT-REIG, Simone MEYSSONNIER, Marc PILOT, Jean POLAK, Vincent REIG.

    1°) Le trésorier Jean POLAK a rendu compte de la situation financière globalement satisfaisante de la Société, grâce aux (ré)adhésions et (ré)abonnements, soit actuellement plus de 7 100 E., en caisse permettant de financier l’impression et envois de la prochaine revue.

    2°) Le colloque du centenaire de la fin de la Grande Guerre dans l’Oise ayant réuni une bonne centaine de participants, les 2-3 novembre 2018 aux salles Saint-Nicolas de Compiègne, a été dans l’ensemble un succès. Reste à en publier les Actes en 2019, pour lesquels nous disposons à ce jour d’un solde de trésorerie de 2 200 E, qu’il faudra compléter. Quant à l’avenir du collectif des sociétés historiques de l’Oise créé pour la commémoration 1914-1918, il a été envisagé de le prolonger avec un quatrième colloque départemental portant sur l’après-guerre 14-18, à programmer en 2020 ou 2021, à Noyon ou Crépy-en-Valois.

    3°) Le bureau a mis au point le programme définitif des conférences du 1er semestre 2019 : Didier Masseau présentera le 19 janvier son livre «Fêtes et folies à la fin de l’Ancien Régime » ; le 16 février, Margaux Guilbert évoquera des parlementaires « parachutés » dans l’Oise au XX° siècle Marcel Dassault, Jean Legendre, Robert Hersant ; le 16 mars, Julien Sapori devrait présenter le « dictionnaire Fouché » qu’il a coordonné ; le 6 avril, Alain Arnaud, Président de la Société de Villers-Cotterêts, fera le point sur la situation et l’avenir du château de François 1er, au cours d’une séance commune avec la Société Historique. Programmée le samedi 18 ou le 25 mai après-midi, l’excursion de printemps devrait permettre de découvrir les châteaux d’Haramont et Montgobert en forêt de Retz dans l’Aisne.

    4°) Outre la parution, début novembre, des Actes du colloque de Clermont de 2016, ouvrage collectif vendu 20 E, la sortie du n° 151-152 des Annales Historiques Compiégnoises comportant 5 études originales sur le thème de l’Education à Compiègne et dans l’Oise du 18ème au 20ème siècle, est prévue à la mi-décembre. Le n° 153-154 du printemps 2019 devrait être soit un n° de varias pour lequel plusieurs articles ont déjà été proposés, soit une livraison monographique consacrée à Tracy-le-Mont, réalisée en relation avec l’Association du Musée de Brosseries, dont cette commune a été le berceau dans l’Oise.

    5°) L’avenir de notre société a conduit à un débat animé et à un début de réflexion, qui devrait être prolongé au cours du reste de la saison 2018-2019. Le Président Jacques Bernet, co-fondateur et animateur la Société depuis 42 ans, Jean Polak son trésorier depuis une vingtaine d’année ont exprimé le vœu bien compréhensible d’être relayés dans leurs fonctions de plus en plus lourdes. En l’absence de candidature affirmée pour ces postes, l’option déjà envisagée d’un rapprochement organique avec la Société Historique, qui y est d’autant moins hostile que nous travaillons ensemble depuis longtemps, a paru la voie la plus raisonnable pour le maintien de notre activité, notamment la publication de notre revue semestrielle Annales Historiques Compiégnoises. Afin d’envisager les conditions et modalités de fusion de nos deux associations, le bureau a voté à l’unanimité de proposer à notre consoeur une réunion de travail commune des conseils d’administration de nos deux sociétés en janvier prochain.


    par Jacques BERNET, publié le 09/12/2018




  • Samedi 1er décembre 2018 à 15 H, Bibliothèque municipale Saint-Corneille, salle Le Chatelier, conférence de Frédéric GUYON, directeur des Archives de la Ville : le nouveau site des archives communales et communautaires de Compiègne.
  • Depuis décembre 2018, les Archives municipales de Compiègne sont désormais installées dans leur nouveau site de la ZAC des Hauts de Margny, dans un bâtiment dit du fourrier appartenant à l’ancienne base militaire d’hélicoptères jouxtant autrefois l’aérodrome de Margny-lès-Compiègne. Cette nouvelle et dernière implantation permet d’abriter et de présenter dans de bonnes conditions les archives communales de la ville, mais aussi les fonds municipaux de Margny-lès-Compiègne et ceux de l’ensemble de l’agglomération compiégnoise, de l’ancien SIVOM à l’ARC actuelle.

    Depuis leurs lointaines origines médiévales, les archives communales de Compiègne, mémoire administrative de la cité, ont connu maintes migrations au fur et à mesure de leur enrichissement. D’abord itinérantes comme le conseil de Ville, elles ont été longtemps conservées dans l’hôtel-de-Ville dont la construction remonte aux premières décennies du XVIème siècle. Menacées aux époques de troubles et guerre, comme aux XV°, XVII° et XX° siècles, elles ont été plusieurs fois déménagées de leur bâtiment historique, plus particulièrement pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale, entraînant quelques pertes, mais sans trop de destructions lors des bombardements de 1918 et 1940.

    Classées et répertoriées progressivement selon les règles régissant les fonds municipaux, ces archives historiques et administratives sont longtemps restées stockées dans le dernier étage de Hôtel de Ville, dans des conditions de conservation et d’accès devenues de plus en plus difficiles. Leurs déménagements successifs dans l’annexe de l’ancien hôtel de la Cloche puis dans des locaux adaptés au Centre du Puy-du-Roy depuis les années 1990, ont constitué un notable progrès, permettant aux archivistes municipaux d’améliorer le classement et de réaliser de nouveaux inventaires, qui ont rendu les fonds plus accessibles au public. Mais la saturation de l’espace par les apports administratifs constants, l’adjonction des archives municipales de Margny et des fonds communautaires ont imposé le choix d’un emplacement plus vaste et mieux adapté à la conservation et à la présentation des quelque 5 km linéaires que constituent présentement les archives compiégnoises.

    Comme à Reims, le nouveau site exigera du personnel et des usagers un déplacement à la périphérie de l’agglomération, desservie néanmoins par des bus urbains gratuits aux jours ouvrables. Cet inconvénient sera compensé par de meilleures conditions d’accueil du public, qui peut aussi avoir recours aux ressources croissantes mises en ligne sur le site Internet des Archives compiégnoises, comportant notamment l’intégralité des registres paroissiaux et l’état civil de plus d’un siècle, les recensements ou de la presse locale, comme le Progrès de l’Oise des années 1840 à 1970. Comme l’a bien démontré Frédéric Guyon, directeur des services d’archives de la ville, Compiègne dispose ainsi pour de nombreuses années d’un outil moderne et performant, répondant tant aux besoins administratifs de la commune, de l’agglomération ou des particuliers, qu’à la curiosité et à l’intérêt scientifique des chercheurs, historiens ou généalogistes.


    par Jacques BERNET, publié le 09/12/2018




  • Participation de la Société d’Histoire à la Collectionnoise, 23ème salon du livre d’histoire de Compiègne, 25 novembre 2018
  • Cette année encore, notre Société a tenu son stand habituel lors du salon du livre d’Histoire dit La Collectionnoise accueilli dans les salles Saint-Nicolas de Compiègne en ce dernier dimanche de novembre. Des sociétaire et membres du bureau se sont succédés pour présenter et diffuser nos publications, tant les livraisons récentes de nos Annales Historiques Compiégnoises que les publications de l’année 1918 consacrées au centenaire de la fin de la Grande Guerre à Compiègne et dans l’Oise.

    Un grand merci pour leur engagement à nos amis Jean Polak, Monique et Francis Mercier, Olivier Koval, Morgan Hinard, Marc Pilot qui m’ont accompagné et relayé pour ce rendez-vous traditionnel devenu incontournable à Compiègne, donnant l’occasion de rencontrer nos lecteurs et de mieux faire mieux connaître notre activité éditoriale.


    par Jacques BERNET, publié le 09/12/2018




  • Nouveau prolongement du tramway parisien T3b, de la porte de la Chapelle à la porte d’Asnières
  • Cap à l’ouest pour le tram parisien T3b, dont a été inauguré un nouveau prolongement, le samedi 24 novembre 2018, dans une certaine confidentialité, les « gilets jaunes » occupant le devant de l’actualité. Six ans après son arrivée à la porte de la Chapelle, ce nouveau tronçon de 4, 3 km permet à la section septentrionale du « tramway des maréchaux » de joindre directement la porte de Vincennes à la porte d’Asnières. Huit nouvelles stations desservent des sites très fréquentés comme le marché aux puces de Saint-Ouen, porte de Clignancourt, le lycée Honoré de Balzac ou la nouvelle cité judiciaire, porte de Clichy. Ouvert 7 jours sur 7 de 5 H à 1 H 30, avec un passage toutes les 4 mn aux heures de pointe, la tram remplace avantageusement les anciens bus articulés PC 3 et PC 1 sur ce parcours complémentaire, grâce aux belles rames Citadis 402 d’Alstom, qui peuvent transporter chacune 300 passagers dont 75 en places assises, et dont on attend une fréquentation quotidienne de quelque 90 000 passagers les jours ouvrables. Le T3b offre aussi de nouvelles correspondances avec les lignes de métro 4 , 13 et bientôt 14 ainsi que le RER C

    Ce progrès était annoncé et attendu depuis 2012 ; on peut seulement regretter le retard de sa réalisation, dû pour une part à la découverte d’amiante dans la chaussée, mais aussi son coût élevé : plus de 300 millions d’euros, dont 48 pour l’achat de nouvelles rames, ce qui est à peu près le prix du nouveau tramway de Besançon ouvert en 2014, un réseau de plus de 14 km avec deux lignes ! Il faut espérer que la dernière étape du T3b vers l’ouest jusqu’à la porte d’Auteuil, soit 3, 2 km et 7 nouvelles stations, dont les travaux doivent commencer en 2019, prendra moins de temps. Il restera néanmoins un « trou » du tramway des Maréchaux dans le XVI° arrondissement, le plus hostile à sa réalisation, entre les portes d’Auteuil et le pont du Carigliano, empêchant de boucler complètement la boucle du grand tour de la capitale sur rail, ce qui était autrefois réalisé par la petite ceinture ferroviaire, dont le trafic voyageurs a cessé dans les années 1930.

    Aurons-nous de nouvelles lignes de tramways dans la capitale, qui les avait complètement liquidés en 1938 ? Il est question d’un prolongement du T3 sur le Cours de Vincennes pour la correspondance avec le RER A à Nation et de faire parvenir le T 8 de Saint-Denis à la station Rosa-Park sur le T 3 b au nord-est de Paris, voire jusqu’à la porte de Vincennes en reprenant le tracé de la petite ceinture toujours subsistant, ce qui en ferait le premier véritable « tram-train » parisien sinon francilien. Ces projets et bien d’autres dépendront des finances et des choix de circulation dans Paris.


    par Jacques BERNET, publié le 09/12/2018




  • Parution d'un nouvel ouvrage



  • clermontacte.jpeg Etre en guerre 1914 1918 dans l'Oise
    Actes du colloque organisé par le collectif de sociétés d’histoire et d’archéologie de l'Oise, l’ONACVG, les archives départementales de l’Oise avec le soutien de la Mission centenaire et du Conseil départemental de l'Oise.

    SOMMAIRE

    Mot d'accueil - Claude Boulet

    Introduction - Jean-Yves Bonnard

    Après la bataille, de l'hécatombe à l'hommage (Régis Moreau et Pierre Tandé)

    Commiègne d'octobre 1914 à mars 1917 : l'état sanitaire vu à travers les hopitaux ( Patrice de Lattard)

    Nourrir les civils en région de Compiègne (Vincent Reig)

    Les apports des nouveaux délais de communication des archives dans l'étude démographique des civils de la zone occupée de l'Oise (Jean-Yves Bonnard)

    Le groupe de divisions de l'entrainement (Vincent Bartier)

    Chantilly, Beauvais, Compiègne, ou les tribulations de GDG (Denis Rolland)

    Délibérer pendant la grande guerre : l'exemple du conseil général de l'Oise (Eric Dancoisne)

    Les usines de l'Oise pendant la guerre (Robert Poitou)

    Les réfugiés belges ou français dans l'Oise et les isariens en exil (Mathilde Marguerit-Houte)

    La presse isarienne pendant la guerre (Françoise Rosenzweig)

    Le role du Kameradschaftsbund der 75e (Didier Guénaff)

    L'action des evêques de Beauvais, Noyon et Senlis pendant la guerre (Philippe Papet)

    Le carnet de guerre d'Henri Barbusse (Philippe Lambs)

    Les divertissements publics à Senlis pendant la guerre (Gilles Bodin)

    Les terrains d'aviation de clermontois avant et pendant la guerre (Jacques Calcine)

    Armand Dupuis pendant la guerre : lecture de son journal (Hermine Williams)

    Les prisonniers de guerre : ces soldats dont on parle peu (Emmanuel Bellanger)

    Charles Troufleau, né à Clermont, tombé sur le front d'Orient (Roger Puff)

    Conclusion - Jacques Bernet 2018, 216p.

    20.00€

  • Un jour historique pour la clairière de l’Armistice à Compiègne : la cérémonie franco-allemande du 10 novembre 2018.
  • Du 11 novembre à la clairière de l’Armistice dans la forêt de Compiègne, où j’avais été invité il y a quelques années avec une délégation de Huy, ville jumelée de Wallonie, j’avais gardé le souvenir désagréable d’une cérémonie interminable et compassée, très militarisée, dont l’archaïsme et le nationalisme avait d’ailleurs quelque peu surpris et choqué nos amis belges.

    A l’occasion du centenaire de l’armistice qui mit fin au cauchemar de la Grande Guerre sur le front occidental, la célébration avancée au 10 novembre après-midi a revêtu un aspect international bien différent, dont on espère vivement qu’il s’agit d’un tournant historique, tant pour le site du Mémorial de l’Armistice que pour la manière d’y commémorer le 11 novembre.

    Pour la première fois depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, la clairière des armistices du 11 novembre 1918 et du 25 juin 1940 a reçu en ce jour anniversaire du premier, la visite officielle d’un responsable allemand : la chancelière Angela Merkel y a été accueillie par le Président de la République Emmanuel Macron, au cours d’une cérémonie à la fois sobre et émouvante, où les deux chefs d’Etat et de gouvernement, après avoir passé en revue la brigade franco-allemande, embryon d’une future force armée européenne, ont dévoilé une plaque bilingue marquant par leur présence conjointe à ce centenaire le parachèvement de la réconciliation franco-allemande entamée par le général de Gaulle et le chancelier Adenauer à Reims en 1962, poursuivie à Verdun par les présidents Mitterrand puis Sarkozy et les chanceliers Kohl puis Schroeder. Ce texte de 2018 est apposé au pied de la dalle dite « sacrée » où figure l’inscription vengeresse rédigée en 1922 par le nationaliste suisse Binet-Valmer : « Ici le 11 novembre 1918 succomba le criminel orgueil de l’Empire allemand vaincu par les peuples libres qu’il prétendait asservir » ; une adresse violente d’un autre âge, fort heureusement révolu grâce au rapprochement des anciens ennemis dans le cadre de la construction européenne, garantie de la paix de notre continent sous le signe de la démocratie et de la prospérité.

    Le Président de la République ayant réservé son discours à la commémoration parisienne du lendemain matin, au pied de l’Arc de triomphe en présence de chefs d’Etat de toute la planète, la séquence mémorielle de Compiègne s’est clôturée par un beau symbole, avec l’interprétation des hymnes nationaux allemand et français par les chœurs de l’Armée française, suivis de l’hymne européen chanté par les enfants des écoles de Compiègne. Après quoi le Président et la Chancelière sont allés longuement saluer le nombreux public venu à cette belle cérémonie du centenaire largement tournée vers l’avenir.

    Cet anniversaire a été aussi l’occasion d’agrandir et de rénover le Mémorial de la clairière de Compiègne, dont la muséographie a été entièrement repensée, en replaçant le site et son histoire dans la pleine continuité du XX° siècle, où il a joué un rôle de premier plan. Ce nouveau Mémorial offre désormais aux visiteurs, au lendemain du centenaire de la fin de la Grande Guerre, une image plus conforme à l’histoire, à la fois lieu de mémoire des heurs et des malheurs de la Nation, mais aussi outil pédagogique pour mieux comprendre et apprécier les chemins tortueux de la paix retrouvée.


    par Jacques BERNET, publié le 14/11/2018




  • Notre nouveau numéro des AHC est disponible

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    149-150 Les années 1960 Oise-Compiègne

    - Le député-maire Jean Legendre (1906-1994)

    - Michel Woimant (1932-2016)

    - L'année 1968 dans la presse de l'Oise

    - Affiches et slogans de mai-juin 68 à Compiègne

    - Mai 68 dans les lycées de Compiègne

    - Mai 1968 : Paris-Beauvais


    N°149-150, Printemps 2018

    10€ + port 2€
    149-150