Les récentes mises à jour

  • Disparition de Claude GOUIGOUX [1935-2019]
  • Claude GOUIGOUX est décédé le 30 avril 2019 à Compiègne dans sa 84ème année des suites d’une longue maladie qu’il affrontait et combattait courageusement depuis plusieurs années. Ses obsèques ont été célébrées le 7 mai à l’église Saint-Jacques de Compiègne, en présence d’une nombreuse assistance, suivies de son inhumation au cimetière Nord de la ville.

    Claude GOUIGOUX était né le 11 juin 1935 à Longueil-Annel (Oise), aîné d’une fratrie de cinq enfants. Son enfance avait été marquée par la Seconde Guerre mondiale, l’Occupation et la Résistance aux Allemands : son oncle et parrain Georges GOUIGOUX (1896-1944), boucher à Compiègne, arrêté le 28 octobre 1943 pour avoir ravitaillé les Résistants, fut déporté à Buchenwald, où il mourut le 19 mars 1944. Une rue de Compiègne porte son nom. Claude GOUIGOUX devait affronter bien d’autres épreuves dans sa vie. Le décès de son père, quand il n’avait que 20 ans, lui imposa de précoces responsabilités familiales. Plus tard, victime d’un grave accident de la route, qui le laissa plusieurs mois dans le coma, il sut retrouver le chemin de la vie et s’épanouir dans la sphère familiale comme dans son activité professionnelle, où ses talents et son travail lui permirent d’accomplir une brillante et fructueuse carrière de chef d’entreprise, qui le mit avec les siens à l’abri du besoin.

    Le décès précoce de sa fille Florence à 40 ans fut une autre grosse épreuve pour lui et sa famille, dont il ne se remit jamais complètement et qui précéda sa maladie.

    Epanoui dans ses affaires, féru de politique et très attaché à sa ville de Compiègne, Claude GOUIGOUX s’engagea fortement dans la vie publique comme conseiller municipal centriste de la cité, accomplissant plusieurs mandats successifs dans les majorités de Jean LEGENDRE puis de Philippe MARINI, où il s’efforça toujours de conserver son indépendance d’esprit, ce qui lui valut quelques avanies, qu’il sut surmonter avec panache. De cette longue et riche expérience d’élu local, il avait tiré trois livres publiés à compte d’auteur : « Souvenirs compiégnois » ; « Un élu doit servir sans se servir » et lors de la récente campagne de 2017 : « Quel Président de la République ? ».

    Claude GOUIGOUX n’était pas moins passionné d’histoire locale et générale que de politique. Fidèle adhérent de notre Société d’Histoire moderne et contemporaine de Compiègne depuis 1992, il fut longtemps très assidu à nos séances, tant que sa santé le lui permit et il était resté abonné à notre revue, qu’il appréciait et soutenait. Esprit tolérant, homme d’ouverture il avait œuvré efficacement au rapprochement de nos sociétés historiques compiégnoises, qu’il fréquentait régulièrement. Nous gardons le souvenir de sa grande curiosité intellectuelle, de son humanisme, de sa pondération et de son écoute. Il était un véritable honnête homme, engagé dans la cité, attentif aux autres et plus particulièrement aux besoins et aspirations des jeunes générations, comme en témoigna sa longue animation du Bureau Information Jeunesse de la Ville de Compiègne. Sa disparition laisse un grand vide dans la cité comme dans son milieu associatif, sportif et culturel.

    A son épouse Marie-Françoise, à ses enfants Patrick et Marie-Laure, à ses petits enfants comme à toute sa famille et à ses proches, dont nous partageons la peine, notre Société présente ses sincères condoléances.


    par Jacques BERNET, publié le 08/05/2019




  • Inauguration d’un nouveau parcours historique à Lacroix-Saint-Ouen, samedi 4 mai 2019
  • Lacroix-Saint-Ouen est aujourd’hui avec près de 4 500 habitants la troisième commune en population de l’Agglomération de Compiègne (ARC), juste derrière Margny-lès-Compiègne. Ce dynamisme démographique s’explique pour une part par le site et la situation géographique favorables d’une commune placée entre l’Oise et la forêt de Compiègne, à la vocation forestière ancestrale – les déchristianisateurs de 1793 l’avaient d’ailleurs rebaptisée du nom bucolique de Sylvie -, d’où la forte présence des industries du bois jusqu’au milieu du XXe siècle. Commune active devenue résidentielle, Lacroix-Saint-Ouen s’est beaucoup transformée des dernières décennies, mais conserve des traces nombreuses de son riche passé, non seulement son prieuré devenu église paroissiale, ses bâtiments communaux, mairie et écoles du XIXe siècle, mais aussi les témoignages de ses activités économiques, notamment les industries du bois et les métiers du cheval, dont un des fleurons, l’ancien manège situé en face des ci-devant écuries Balsan, magnifiquement restauré, a été récemment transformé par la Ville en un bel outil culturel au service des habitants.

    En 2008 une équipe d’historiens locaux avait déjà conçu une série de panneaux signalant et décrivant les sites les plus intéressants de la commune. Dix ans plus tard ce parcours historique et mémoriel a été largement enrichi, repensé et rénové, avec d’autant plus d’intérêt que les traces du passé tendent souvent à s’effacer, avec les nouvelles constructions qui font place avec bonheur aux anciennes friches industrielles.

    Ce nouveau parcours, à l’initiative des services culturels municipaux, ayant bénéficié du concours actif et bénévole des historiens et érudits du cru, a été officiellement inauguré dans la matinée du samedi 4 mai sous un temps maussade mais avec un bon concours de la population. Le parcours, depuis la plaque dévoilée par Monsieur le Maire Jean Desessart devant l’hôtel-de-Ville s’est poursuivi devant l’ancienne usine de jouets en bois Monart-Joujoulac, présentée par un descendant, M. Philippe Monart, pour se terminer dans la médiathèque du Manège, où a été inaugurée une belle exposition fort suggestive de clichés anciens de la commune. Signalons qu’à l’occasion de cette sympathique manifestation, la Ville a réédité une version enrichie de l’ouvrage de référence d’Emile Hérisson « Mon village s’appelle La Croix Saint Ouen, regards sur le passé, 1815-1950 », la monographie la plus complète sur l’histoire contemporaine de la commune, préfacée par notre regretté ami Jean-Pierre Besse.


    par Jacques BERNET, publié le 08/05/2019




  • Le château de Raray. A la découverte d’une « maison noble des champs » du pays de Senlis, d’après l’étude de Nicolas Bilot, Raphaëlle Courteaux, Morgan Hinard, Marie Raymond. Edité par Aquilon, 2019, 10 E.
  • Raray est un charmant petit village situé sur les riches terres agricoles du sud de l’Oise, aux confins du Valois et du Senlisis. C’est surtout l’écrin d’un magnifique domaine seigneurial, d’un parc et d’un château classique des XVIIe et XVIIIe siècles aux traits particulièrement originaux, ayant servi de décor au tournage du film de Jean Cocteau, « La Belle et la bâte » à l’automne 1945. Cette belle monographie, fort bien illustrée et très pédagogique, retrace l’histoire des seigneurs et propriétaires de Raray depuis le Moyen-Age, des Ligny aux Labédoyère. L’ouvrage décrit l’actuel château reconstruit à partir du XVIIe siècle par Nicolas de Lancy, un gracieux logis de style classique français, dont la cour d’honneur est encadrée par deux splendides portiques sculptés de motifs cynégétiques représentant trente-huit chiens de chasse forçant un cerf et un sanglier, complétés par la monumentale Porte rouge évoquant une chasse à la Licorne, œuvres italianisantes d’un mystérieux artiste anonyme du premier XVIIe siècle. Le domaine a été doté au XIXe et XXe siècles d’un parc à l’anglaise et de nouveaux communs. Rénové depuis 1987, avec parcours de golf et hôtel-restaurant, il est désormais ouvert au public pour des visites guidées.

    par Jacques BERNET, publié le 05/05/2019




  • Samedi 6 avril 2019, 15 H. BM Saint-Corneille, salle Le Chatelier, conférence d’Alain ARNAUD, Président de la Société Historique de Villers-Cotterêts : Le château de Villers-Cotterêts, situation et avenir
  • Les lointaines origines du château de Villers-Cotterêts remontent au relais de chasse abritant les Rois de France venus pratiquer leur activité favorite en forêts de Cuise et de Retz depuis les Mérovingiens et les Carolingiens. Vers l’an 1000 apparut la « Malemaison » édifiée dans le cadre du comté du Valois, entré dans le domaine royal avec Philippe-Auguste et ayant donné son nom à la branche des Rois Capétiens de 1328 à 1589. Ruinée par les ultimes combats de la Guerre de Cent Ans au XIVe siècle, la Malemaison fut reconstruite par François 1er de retour des guerres d’Italie puis par son fils Henri II, sous la forme d’un grand château Renaissance, bénéficiant des mêmes architectes que les palais royaux parisiens du Louvre et des Tuileries, dont Villers-Cotterêts peut être légitimement considéré comme la matrice. Résidence de chasse privilégiée de ces deux souverains, le château connut de fréquents séjours de la Cour et d’importants actes de gouvernement, comme la célèbre ordonnance royale de 1539, dont un des articles substitua le français au latin dans les textes administratifs et judiciaires, une étape décisive dans l’unification linguistique du royaume.

    Passé avec le Valois dans l’apanage de la famille d’Orléans de 1661 à 1789, le domaine de Villers-Cotterêts connut des embellissements et des fêtes brillantes aux XVIIe et XVIIIe siècles. Devenu bien national sous la Révolution, le château fut menacé de destruction et de lotissement. Sous l’Empire, Napoléon fit de Villers-Cotterêts un Dépôt de mendicité du département de la Seine, devenu en 1887 une maison de retraite pour des vieillards indigents de la capitale, qui a perduré jusqu’en 2014. Cette vocation sociale ayant concerné jusqu’à 1850 personnes a imposé de conserver et compléter les bâtiments historiques, mais au prix d’un entretien minimal et de détournements ayant conduit au déclassement en 1886 d’un monument historique que Mérimée avait distingué dès 1843.

    Le sort du château de Villers-Cotterêts, l’un des plus importants édifices de la Renaissance française au Nord de la Loire, était depuis longtemps l’objet de vives préoccupations pour les amateurs du patrimoine local, plus particulièrement la Société Historique de Villers-Cotterêts, que préside Alain Arnaud depuis 2003. La fin annoncée de la maison de retraite de la Ville de Paris de Paris dans le monument reclassé mais maintenu à flot avec des moyens minimaux, ouvrait le champ des incertitudes, tant qu’une nouvelle et forte vocation ne pouvait lui assurer un nouveau départ. En réponse à l’appel public d’offres lancé en 2015, Villers-Cotterêts vient de trouver un débouché inespéré, avec le projet fermement appuyé par le Président de la République Emmanuel Macron depuis 2017, d’en faire à l’horizon de 2022 une Cité Internationale de la Francophonie. Cette vocation s’appuyant sur le rôle historique du site dans la construction de la langue nationale et sur la riche tradition littéraire de la région (d’Alexandre Dumas à Villers ou Jean Racine à la Ferté-Milon à Paul Claudel à Fère-en Tardenois, en passant par La Fontaine à Château-Thierry) paraît assurer, avec la prise en charge par l’Etat des travaux à la hauteur de 110 M. d’Euros, une véritable renaissance du domaine de Villers-Cotterêts, non seulement par la conservation, la restauration et la mise en valeur de ses richesses artistiques, mais aussi avec la perspective du rayonnement culturel international d’un espace privilégié, destiné à être plus qu’un simple musée tourné vers le passé, un lieu vivant d’échanges, de création littéraire et artistique ancré dans le présent et tourné vers l’avenir. Cette issue favorable, pour laquelle nos amis de Villers-Cotterêts se sont battus courageusement depuis de nombreuses années, ne pourra que réjouir les amoureux de l’histoire et du patrimoine de notre région.


    par Jacques BERNET, publié le 11/04/2019




  • La future Cité Internationale de la Francophonie et l’UTC
  • Le château de Villers-Cotterêts a vocation à devenir, au terme d’une importante campagne de travaux, « Cité Internationale de la langue française ». Cette institution sera un lieu de référence en matière de création, d’innovation et de recherche sur la langue française. Elle conjuguera différentes activités, afin de décloisonner les approches, les regards et les disciplines, en rassemblant publics et professionnels : parcours muséographique sur la langue française et la francophonie, expositions temporaires, centre de formation au français, résidences d’artistes, de chercheurs et d’entrepreneurs.

    Le processus de conception et de mise en œuvre du projet s’ancre dans le local en articulant les acteurs du territoire. Des synergies sont ainsi recherchées entre le Centre des Monuments Nationaux et l’Université de Technologie de Compiègne, compte tenu des spécificités de l’établissement universitaire compiégnois. Des pistes de coopération existent autour des enjeux et des technologies des langues et de l’éducation, dans le cadre du département Technologies et Sciences de l’Homme, le français langue étrangère et le laboratoire COSTECH : la question des parcours sensoriels, l’apprentissage du travail collaboratif autour de tables tactiles, la littératie numérique. – on sait en effet que le numérique permet classiquement de feuilleter un ouvrage, et plus fondamentalement de renouveler les pratiques scripturales, la lecture, voire formater les messages - Villers-Cotterêts devrait également s’animer comme lieu d’ouverture à la culture et à la langue française, lors de stages d’étudiants internationaux. Fin mars 2019, aucun mode de gestion entre institutions n’avait été encore prévu, ni dans les appels et évaluations de projets, ni dans la gestion de suivis des activités.

    Avec son passé, son cadre exceptionnel, et la greffe d’un projet prestigieux, le site de Villers-Cotterêts peut s’avérer un merveilleux outil de développement local. Nous étions nombreux, ce samedi 6 avril à Compiègne, lors de la conférence d’Alain Arnaud, à nous interroger sur les opportunités et les potentialités de la geste présidentielle.


    par Alain J.M. BERNARD, publié le 11/04/2019




  • Samedi 25 mai 2019 : Samedi 25 mai 2019, après-midi : excursion en covoiturage en forêt de Retz : Visite du château d’Haramont, du monument Mangin, de l’abbaye de Longpont
  • RDV à 14 H 30 précises devant le château d’Haramont. [RD 973 de Pierrefonds vers Villers-Cotterêts, prendre à droite RD 806 vers Haramont, rue du Dr Mouflier puis route Vallée de Baudrimont, n° 26]

  • Bulletin des Amis du Vieux-Verneuil, Verneuil-en-Halatte, n° 148, mars 2019, Christian TAUZIEDE, « Le CERCHAR à Verneuil. Sa construction et son architecte René Coulon »
  • Le Centre d’Etudes et Recherches des Charbonnages de France (CERCHAR), créé dans la foulée de la nationalisation d’après la Seconde Guerre mondiale, a été implanté en 1950 à Verneuil-en-Halatte dans l’Oise, sur un site jouxtant la base aérienne de Creil, choisi en raison de sa commodité de construction et de sa situation géographique favorable entre la proche capitale et les bassins houillers du Nord-Pas-de-Calais. Avec la fin de l’exploitation du charbon dans le Nord, le Centre de recherches a fait place en 1991 à l’actuel Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques (INERIS). L’ingénieur Christian TAUZIEDE, qui a travaillé quelque trente ans sur le site de Verneuil-en-Halatte de 1985 à 2015, au CERCHAR puis à l’INERIS était le mieux placé pour retracer l’histoire de cet établissement unique et pour évoquer la construction de ses bâtiments, comprenant une cité pour le personnel, œuvre originale d’un architecte de renom, René André Coulon (1908-1997).

    par Jacques BERNET, publié le 02/04/2019




  • Dimanche 12 mai 2019 : Dimanche 12 mai 2019, La Société d’Histoire moderne et contemporaine de Compiègne propose, en association avec la Société Historique de Noyon : Sortie en covoiturage au musée Gallé-Juillet et à la maison de la faïence de Creil (Visite guidée)
  • Le musée Gallé-Juillet regroupe deux maisons fondées sur les ruines du château fort de Creil, la maison Gallé-Juillet et la maison de la faïence.

    La maison Gallé-Juillet présente une collection d'arts décoratifs remarquable constituée de meubles, tableaux, objets d'art, jouets anciens, céramiques... Située près de l'Oise et bordée par un jardin, elle donne un bel exemple du mode de vie de la bourgeoisie provinciale au XIXème siècle.

    La maison de la faïence qui présente une collection de plus de 600 faïences de Creil et de Creil et Montereau, elle abrite également la salle où est exposé le trésor de l'écluse de Creil composée de pièces en argent et en bronze du IIIème siècle.

    Rendez-vous à 15 H précises devant le musée Gallé-Juillet, Parking de la Mairie de Creil

    Inscription obligatoire auprès de la Société d’Histoire de Compiègne.





  • Samedi 16 mars 2019, 14 H 30, Bibliothèque Municipale Saint-Corneille, salle Le Chatelier, Julien SAPORI co-auteur et coordinateur de l’ouvrage a présenté le Dictionnaire Fouché, publié aux Editions Sutton, 2019, 572 p, 28 €
  • Personnalité politique de premier plan de la Révolution à la Restauration, en une période charnière de notre histoire, Joseph FOUCHE, a longtemps charrié une légende noire, que les biographies les plus récentes tendent toutefois à corriger. Celui qui fut pendant 17 ans Ministre de la Police sous les régimes successifs du Directoire, du Consulat, de l’Empire, des Cent Jours et de la Seconde Restauration figure évidemment en bonne place aux côtés de Talleyrand dans le « Dictionnaire des girouettes » paru en 1815. Conventionnel régicide, l’un des principaux initiateurs de la déchristianisation controversée de l’an II, Joseph Fouché garde non seulement la marque indélébile de sa répression sanglante de la contre-révolution à Lyon avec Collot d’Herbois à partir d’octobre 1793, mais aussi l’image du traitre, à l’origine de ses retournements et disgrâces. Le terroriste de Lyon mis en cause par Robespierre, fut un des grands artisans de sa chute au 9 thermidor an II. Le ministre de Bonaparte puis de Napoléon, s’opposa à lui en 1802 à propos du Consulat à vie, puis en 1810 en cherchant à négocier en sous main la paix avec l’Angleterre. Garant avec Talleyrand de la transition pacifique entre L’Empire déchu après Waterloo et la seconde restauration de Louis XVIII, Fouché fut néanmoins écarté du pouvoir comme régicide et finit sa carrière en exil. De ce fait la personnalité controversée de Joseph Fouché n’attira que tardivement les biographes, longtemps à charge contre lui, de Louis Madelin en 1900, Stefan Zweig en 1934 ou André Castelot en 1990, jusqu’aux travaux universitaires plus équilibrés de Jean Tulard en 1998 et d’Emmanuel de Waresquiel en 2014. Sans occulter les parts d’ombre du personnage, ces deux derniers ont su en effet restituer les réelles continuités de l’action du personnage autour de la défense des acquits de 1789 et reconnaître ses authentiques qualités d’homme d’Etat en des moments critiques de notre histoire nationale.

    Le Dictionnaire Fouché mis en œuvre à l’initiative et sous la direction de Julien Sapori, ne constitue pas pour autant une nouvelle biographie ni une entreprise de pure et simple réhabilitation d’un personnage sulfureux, dont sont aussi bien évoquées les ombres que les lumières. Mais par son format spécifique de dictionnaire, cet important travail collectif ayant mobilisé onze historiens de sensibilités variées qui se sont partagés les 127 notices de l’ouvrage, a permis de multiplier les entrées et de diversifier les approches d’un personnage historique encore largement énigmatique, de comprendre ses origines et sa formation, d’éclairer sa personnalité, de mieux connaître son entourage, de suivre son tortueux parcours en le replaçant dans son environnement historique complexe, d’apprécier son empreinte auprès de ses contemporains mais aussi son indéniable postérité mémorielle, chez les biographes et les historiens, dans la littérature ou le cinéma.

    L’intérêt suscité par le personnage de Joseph Fouché auprès du public ne s’est pas démenti, comme en ont témoigné les vifs débats qui ont suivi la présentation synthétique de l’ouvrage et de son objet par Julien Sapori au cours de cette séance très vivante et dynamique.


    par Jacques BERNET, publié le 19/03/2019




  • Samedi 9 mars 2019, participation de la Société à la table ronde tenue à Bar-sur-Aube, sur le thème : Comment des sociétés savantes dynamiques favorisent un territoire ?
  • Organisée à l’initiative de la toute jeune Société Historique de Bar-sur-Aube et du Pays Baralbin et de son Président fondateur Fabrice PERRON, cette réunion publique était une bonne occasion de présenter le parcours et les activités de notre Société d’Histoire moderne et contemporaine de Compiègne, au même titre que mes confrères troyen et rémois Jean-Louis HUMBERT, ancien président de la Société Académique de l’Aube et Francis LEROY, ancien président de la Société Académique de la Marne.

    L’intérêt du public nombreux venu assister à cette table ronde témoigne des fortes attentes des habitants d’une petite ville et d’un pays subissant un déclin démographique et économique, mais bénéficiant d’un riche passé historique comme d’un patrimoine naturel et monumental remarquable, susceptibles de nouvelles recherches fructueuses et d’une belle valorisation touristique. Marquée par le souvenir des dynamiques foires médiévales de Champagne, épicentre de la révolte des vignerons de l’Aube en 1911, la ville de Bar-sur-Aube, patrie du philosophe Gaston Bachelard, possède deux églises classées et un centre ancien très caractéristique, tandis que son territoire de vignoble abrite des monuments aussi prestigieux que l’ancienne abbaye de Clairvaux, devenue maison centrale ou la cristallerie royale de Bayel, ayant récemment cessé son activité.

    La création en 2018 par notre collègue et ami Fabrice PERRON, jeune historien lui-même issu du milieu viticole, de la Société Historique de Bar-sur-Aube et du Pays Baralbin [SHBPB) participe pleinement à cette volonté de mise en valeur d’un passé pour une part méconnu et d’un patrimoine de grand intérêt, comme l’illustre la première livraison de ses Annales comportant quatre belles études inédites et un document original sur l’histoire environnementale, économique, militaire et scolaire de Bar-sur-Aube et de son territoire. Nous souhaitons une pleine réussite à nos amis de Bar-sur-Aube, avec lesquels nous garderons d’étroits contacts par l’échange d’informations et de publications.


    par Jacques BERNET, publié le 19/03/2019




  • Notre nouveau numéro des AHC est disponible

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    151-152 Education Oise-Compiègne

    - La société d'agriculture de Compiègne et l'enseignement agricole dans l'Oise (1839-1870)

    - La dénomination des établissements scolaires de COmpiègne, XIXe-XXe siècles

    - La loi Debré et l'enseignement privé en Picardie

    - Une fondation scolaire seigneuriale rurale au XVIIIe siècle : l'école de Versigny

    - Education et pédagogie au collège de Compiègne sous la monarchie de Juillet (1830-1848)


    N°151-152, Automne 2018

    10€ + port 2€
    151-152


  • Parution d'un nouvel ouvrage



  • clermontacte.jpeg Etre en guerre 1914 1918 dans l'Oise
    Actes du colloque organisé par le collectif de sociétés d’histoire et d’archéologie de l'Oise, l’ONACVG, les archives départementales de l’Oise avec le soutien de la Mission centenaire et du Conseil départemental de l'Oise.

    SOMMAIRE

    Mot d'accueil - Claude Boulet

    Introduction - Jean-Yves Bonnard

    Après la bataille, de l'hécatombe à l'hommage (Régis Moreau et Pierre Tandé)

    Commiègne d'octobre 1914 à mars 1917 : l'état sanitaire vu à travers les hopitaux ( Patrice de Lattard)

    Nourrir les civils en région de Compiègne (Vincent Reig)

    Les apports des nouveaux délais de communication des archives dans l'étude démographique des civils de la zone occupée de l'Oise (Jean-Yves Bonnard)

    Le groupe de divisions de l'entrainement (Vincent Bartier)

    Chantilly, Beauvais, Compiègne, ou les tribulations de GDG (Denis Rolland)

    Délibérer pendant la grande guerre : l'exemple du conseil général de l'Oise (Eric Dancoisne)

    Les usines de l'Oise pendant la guerre (Robert Poitou)

    Les réfugiés belges ou français dans l'Oise et les isariens en exil (Mathilde Marguerit-Houte)

    La presse isarienne pendant la guerre (Françoise Rosenzweig)

    Le role du Kameradschaftsbund der 75e (Didier Guénaff)

    L'action des evêques de Beauvais, Noyon et Senlis pendant la guerre (Philippe Papet)

    Le carnet de guerre d'Henri Barbusse (Philippe Lambs)

    Les divertissements publics à Senlis pendant la guerre (Gilles Bodin)

    Les terrains d'aviation de clermontois avant et pendant la guerre (Jacques Calcine)

    Armand Dupuis pendant la guerre : lecture de son journal (Hermine Williams)

    Les prisonniers de guerre : ces soldats dont on parle peu (Emmanuel Bellanger)

    Charles Troufleau, né à Clermont, tombé sur le front d'Orient (Roger Puff)

    Conclusion - Jacques Bernet 2018, 216p.

    20.00€