Les récentes mises à jour

  • Parution d'un nouvel ouvrage



  • clermontacte.jpeg Etre en guerre 1914 1918 dans l'Oise
    Actes du colloque organisé par le collectif de sociétés d’histoire et d’archéologie de l'Oise, l’ONACVG, les archives départementales de l’Oise avec le soutien de la Mission centenaire et du Conseil départemental de l'Oise.

    SOMMAIRE

    Mot d'accueil - Claude Boulet

    Introduction - Jean-Yves Bonnard

    Après la bataille, de l'hécatombe à l'hommage (Régis Moreau et Pierre Tandé)

    Commiègne d'octobre 1914 à mars 1917 : l'état sanitaire vu à travers les hopitaux ( Patrice de Lattard)

    Nourrir les civils en région de Compiègne (Vincent Reig)

    Les apports des nouveaux délais de communication des archives dans l'étude démographique des civils de la zone occupée de l'Oise (Jean-Yves Bonnard)

    Le groupe de divisions de l'entrainement (Vincent Bartier)

    Chantilly, Beauvais, Compiègne, ou les tribulations de GDG (Denis Rolland)

    Délibérer pendant la grande guerre : l'exemple du conseil général de l'Oise (Eric Dancoisne)

    Les usines de l'Oise pendant la guerre (Robert Poitou)

    Les réfugiés belges ou français dans l'Oise et les isariens en exil (Mathilde Marguerit-Houte)

    La presse isarienne pendant la guerre (Françoise Rosenzweig)

    Le role du Kameradschaftsbund der 75e (Didier Guénaff)

    L'action des evêques de Beauvais, Noyon et Senlis pendant la guerre (Philippe Papet)

    Le carnet de guerre d'Henri Barbusse (Philippe Lambs)

    Les divertissements publics à Senlis pendant la guerre (Gilles Bodin)

    Les terrains d'aviation de clermontois avant et pendant la guerre (Jacques Calcine)

    Armand Dupuis pendant la guerre : lecture de son journal (Hermine Williams)

    Les prisonniers de guerre : ces soldats dont on parle peu (Emmanuel Bellanger)

    Charles Troufleau, né à Clermont, tombé sur le front d'Orient (Roger Puff)

    Conclusion - Jacques Bernet 2018, 216p.

    20.00€

  • Un jour historique pour la clairière de l’Armistice à Compiègne : la cérémonie franco-allemande du 10 novembre 2018.
  • Du 11 novembre à la clairière de l’Armistice dans la forêt de Compiègne, où j’avais été invité il y a quelques années avec une délégation de Huy, ville jumelée de Wallonie, j’avais gardé le souvenir désagréable d’une cérémonie interminable et compassée, très militarisée, dont l’archaïsme et le nationalisme avait d’ailleurs quelque peu surpris et choqué nos amis belges.

    A l’occasion du centenaire de l’armistice qui mit fin au cauchemar de la Grande Guerre sur le front occidental, la célébration avancée au 10 novembre après-midi a revêtu un aspect international bien différent, dont on espère vivement qu’il s’agit d’un tournant historique, tant pour le site du Mémorial de l’Armistice que pour la manière d’y commémorer le 11 novembre.

    Pour la première fois depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, la clairière des armistices du 11 novembre 1918 et du 25 juin 1940 a reçu en ce jour anniversaire du premier, la visite officielle d’un responsable allemand : la chancelière Angela Merkel y a été accueillie par le Président de la République Emmanuel Macron, au cours d’une cérémonie à la fois sobre et émouvante, où les deux chefs d’Etat et de gouvernement, après avoir passé en revue la brigade franco-allemande, embryon d’une future force armée européenne, ont dévoilé une plaque bilingue marquant par leur présence conjointe à ce centenaire le parachèvement de la réconciliation franco-allemande entamée par le général de Gaulle et le chancelier Adenauer à Reims en 1962, poursuivie à Verdun par les présidents Mitterrand puis Sarkozy et les chanceliers Kohl puis Schroeder. Ce texte de 2018 est apposé au pied de la dalle dite « sacrée » où figure l’inscription vengeresse rédigée en 1922 par le nationaliste suisse Binet-Valmer : « Ici le 11 novembre 1918 succomba le criminel orgueil de l’Empire allemand vaincu par les peuples libres qu’il prétendait asservir » ; une adresse violente d’un autre âge, fort heureusement révolu grâce au rapprochement des anciens ennemis dans le cadre de la construction européenne, garantie de la paix de notre continent sous le signe de la démocratie et de la prospérité.

    Le Président de la République ayant réservé son discours à la commémoration parisienne du lendemain matin, au pied de l’Arc de triomphe en présence de chefs d’Etat de toute la planète, la séquence mémorielle de Compiègne s’est clôturée par un beau symbole, avec l’interprétation des hymnes nationaux allemand et français par les chœurs de l’Armée française, suivis de l’hymne européen chanté par les enfants des écoles de Compiègne. Après quoi le Président et la Chancelière sont allés longuement saluer le nombreux public venu à cette belle cérémonie du centenaire largement tournée vers l’avenir.

    Cet anniversaire a été aussi l’occasion d’agrandir et de rénover le Mémorial de la clairière de Compiègne, dont la muséographie a été entièrement repensée, en replaçant le site et son histoire dans la pleine continuité du XX° siècle, où il a joué un rôle de premier plan. Ce nouveau Mémorial offre désormais aux visiteurs, au lendemain du centenaire de la fin de la Grande Guerre, une image plus conforme à l’histoire, à la fois lieu de mémoire des heurs et des malheurs de la Nation, mais aussi outil pédagogique pour mieux comprendre et apprécier les chemins tortueux de la paix retrouvée.


    par Jacques BERNET, publié le 14/11/2018




  • Colloque : 1918, finir la guerre dans l’Oise. Compiègne, 2-3 novembre 2018.
  • Le troisième colloque départemental organisé par le collectif des Sociétés historiques de l’Oise pour le centenaire de la Grande Guerre s’est tenu dans les salles Saint-Nicolas de Compiègne. Il a réuni un large public, qui a pu entendre 17 communications originales, introduites par Eric Dancoisne, Président de la Société Historique de Crépy et du Valois et conclues par Jacques Bernet, Président de la Société d’Histoire moderne et contemporaine de Compiègne. L’excellent accueil de la Ville de Compiègne, le concours du Département et de la mission Centenaire, l’investissement généreux des organisateurs et des conférenciers, qui ont su donner chacun le meilleur d’eux-mêmes, ont assuré le succès de cette manifestation prévue de longue date, incitant le collectif à envisager de nouvelles rencontres départementales dans les années à venir.

    Au terme de ces deux denses journées, nous avons pu amplement mesurer la place essentielle pour notre département de 1918, l’ultime année du Premier conflit mondial sur le front occidental.

    Renouant avec l’entrée en guerre et l’irrésistible ruée allemande ayant touché les deux-tiers de l’Oise à la fin de l’été 1914, puis laissé une soixantaine de communes du Nord-Est sous l’emprise ennemie d’octobre 1914 à mars 1917, l’année 1918 fut d’abord marquée par le retour fracassant sur notre sol de la guerre de mouvement, après trois années crispantes de guerre de positions. Libérée du front oriental par la paix de Brest-Litovsk, le Reich tenta de forcer la décision à l’ouest en lançant de puissantes offensives à partir du printemps 1918, imposant une nouvelle et redoutable invasion du nord-est de l’Oise, la menace de rupture du front au plus près de la capitale. Notre département redevint jusqu’à sa libération définitive, début septembre 1918, une zone de combats acharnés, que l’évolution des techniques de guerre, des avions aux chars de combat, rendit bien plus meurtriers et dévastateurs qu’en 1914.

    En témoignèrent les gros dégâts des bombardements terrestres et aériens ayant touché toutes les villes de l’Oise (Jean-Yves Bonnard), comme la situation précaire de zones proches des combats, tels le Valois (Régis Moreau et Pierre Tandé), le Senlisis évoqué par le village représentatif de Raray (Vincent Bartier et Morgan Hinard) ou le Clermontois, patrie du peintre combattant Claude Boulet remémoré par son neveu Claude et où, le 25 mars, le général Pershing s’engagea fermement à apporter le plein concours du corps expéditionnaire américain aux alliés (Emmanuel Bellanger). Une autre contribution moins volontaire à l’effort de guerre à l’arrière du front dans l’Oise et en Picardie fut celle de la main d’œuvre chinoise et indochinoise déportée en Europe, souvent chargée des tâches les plus rudes, exprimant l’engagement accru de l’Asie dans la Première guerre mondiale (Loan Vo Duy).

    Après une année 1917 marquée par la grave crise de confiance ayant touché les militaires comme les civils, l’échec des tentatives de paix et les premiers succès des révolutions à l’est, l’année 1918 demeura celle des épreuves, avec les gros ravages de la grippe espagnole dans une population affaiblie (Nadia Kebbach), mais aussi des incertitudes : détresse exprimée dans les correspondances conservées à Crépy–en-Valois (Eric Dancoisne), résignation et refuge spirituel comme à Senlis ou à Compiègne (Philippe Papet, Laurent Roussel), contestation de la guerre par le réveil du mouvement social (Vincent Reig) et du courant pacifiste autour d’Henri Barbusse (Philippe Lamps), ce dont la presse locale ne se fit guère l’écho (Françoise Rosenzweig).

    L’espoir longtemps différé de sortir enfin du cauchemar se dessina au tournant de l’été et l’automne 1918, avec le lent et inexorable repli des Allemands, la fin de l’occupation et des bombardements, autorisant un retour très progressif des réfugiés civils, qui découvraient des champs de ruines et de désolation. Les événements se précipitèrent fin octobre, avec la crise intérieure de l’Allemagne, ses alliés contraints de rendre les armes, faisant craindre l’effondrement du front et la révolution comme en Russie en 1917.

    Bien qu’elles aient suscité les plus vifs débats du colloque, peu de choses nouvelles, à vrai dire, ont été apportées sur les circonstances mêmes de l’armistice signé fortuitement dans une clairière de la forêt de Compiègne le 11 novembre : fallait-il prolonger le massacre pour mieux éreinter l’ennemi comme l’auraient souhaité Pétain ou Pershing contre Foch, avec des calculs géopolitiques différents ? (Magalie Domain, s’appuyant sur le témoignage du général Mordacq, Didier Dumay et Michel Dichard). La situation du pays ne permettait pas aux plénipotentiaires allemands de refuser des conditions les mettant hors d’état de reprendre les armes. L’armistice du 11 novembre traduisit l’effondrement du Reich de Guillaume II et de facto la victoire des alliés.

    Une victoire bien amère, vécue surtout comme un immense soulagement pour les contemporains épuisés, comme l’exprima l’opinion privée plus que publique à Senlis (Gilles Bodin), d’autant que si la France et ses alliés parvinrent à gagner la guerre, peut-on dire qu’ils réussirent la paix ? Les traités négociés dans leur désunion, avec la poursuite de la guerre sur les fronts orientaux, ont débouché sur de nouveaux déséquilibres de l’Europe et du monde, source de frustrations et d’orages, ayant leur part de responsabilité, vingt ans après la Der des Ders, dans le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.

    Rien ne l’exprime mieux, à notre sens, que le Mémorial de la clairière de Compiègne, qu’en toute rigueur historique on devrait appeler « des armistices » et non du seul victorieux de 1918, qu’Hitler prétendit effacer en ce même lieu symbolique en juin 1940. Ce second armistice certes bien moins glorieux a été longtemps totalement occulté sur le site, par une étrange politique de l’autruche : il a fallu attendre 1992, pour qu’il en fût fait mention et l’on peut se réjouir que la nouvelle muséographie très réussie de 2018, et qui aura été pour la première fois présentée officiellement à un responsable politique allemand pour le centenaire du 11 novemvre, aille dans le sens d’une authentique prise en compte de l’évolution du XX° siècle. Un siècle marqué par les deux guerres mondiales, l’émergence et la chute des totalitarismes, enfants monstrueux de la Grande Guerre et de sa brutalisation, la réconciliation franco-allemande et la construction de l’Europe, engageant enfin notre vieux continent, sinon l’ensemble du monde, sur la voie d’une paix durable, sous le signe de la démocratie et de la prospérité.

    Au lendemain de l’hécatombe, les plaies de la guerre restaient à vif (Calixte Madej pour le monument de Crisolles, Cécile Pétigny sur la peinture des ruines du Noyonnais). Le centenaire de la Grande Guerre en a ravivé la mémoire, nécessairement et heureusement plus apaisée, non pour effacer et oublier les douleurs ni se complaire dans ses horreurs, mais bien plutôt en sachant prendre suffisamment de hauteur pour en tirer les leçons et mesurer les bienfaits de la paix retrouvée.


    par Jacques BERNET, publié le 12/11/2018




  • Assemblée générale ordinaire annuelle de la Société d’Histoire de Compiègne, 20 octobre 2018
  • La 42ème assemblée générale annuelle de la Société d’Histoire moderne et contemporaine de Compiègne s’est tenue dans la salle Le Chatelier de la BM Saint-Corneille de Compiègne, samedi 20 octobre 2018 à 15 H 30, en présence de 24 membres, sous la présidence de Jacques BERNET.

    La séance s’est ouverte par un hommage à nos trop nombreux membres disparus la saison dernière, Claude GRIMAL, Jean Paul MEURET, Françoise MARTINS et tout récemment Martine FOURNIER, Jean MEYSSONNIER.

    Le président a présenté le rapport moral de la saison 2017-2018, marquée par le 40ème anniversaire de notre Société, que nous avons célébré en mai dernier. Nous avons proposé au public 6 conférences, 2 excursions et une journée d’études le 19 mai consacrée au 50ème anniversaire des événements de mai-juin 1968. Outre la publication de deux livraisons de nos Annales Historiques Compiégnoises, répondant à une demande municipale, nous avons apporté notre plein concours à la réalisation de l’ouvrage Compiègne, Images de la Grande Guerre, coordonné par notre secrétaire général Marc PILOT. Par ailleurs la société a vu ses recherches et ses vœux déboucher sur l’inauguration, le 7 septembre 2018, du rond point Gaston et Jean Stra, rendant hommage à ces deux architectes du cru.

    Le trésorier Jean POLAK a présenté le rapport financier pour la même période [voir le document joint]. Les deux rapports ont été adoptés par l’unanimité des présents, après débats.

    Le Président a rappelé les perspectives de la prochaine saison d’activités, avec l’échéance proche du colloque des 2-3 novembre 2018 à Compiègne, 1918, finir la guerre dans l’Oise, marquant le centenaire de l’armistice de 1918 signé dans la célèbre clairière de la forêt de Compiègne.

    L’actuel bureau de la Société a été reconduit dans son intégralité, en attendant un plein renouvellement lors d’une assemblée générale exceptionnelle d’ores et déjà programmée en janvier 2019.

    L’AG avait été précédée à 14 H 30 d’une séance commune avec la Société Historique de Compiègne consacrée à la présentation du livre Compiègne, Images de la Grande Guerre par Marc Pilot et les autres auteurs présents, un ouvrage collectif qui rencontre un franc succès depuis sa sortie en juin 2018.

    Le Président Jacques BERNET

    Présents : Alain JM BERNARD, Jacques BERNET, Monique BESSE, Bertrand BRASSENS, Hervé GUDERBEKE, Margaux GUILBERT, Frédéric GUYON, Rémi HEBERT, Morgan HINARD, Claude HODIN, Céline LAURENT-REIG, Danielle LEFEBVRE, Thérèse LIGNON, Alain MARCHOIS, Henri MARTINS, Christian et Janine MAX, Monique MERCIER, Simone MEYSSONNIER, Marc PILOT, Didier PLACET, Jean POLAK, Vincent REIG, Antoine TORRENS.

    Bilan des comptes de la Société d’Histoire moderne et contemporaine de Compiègne, arrêté au 12 octobre 2018

    Recettes :

    Cotisations 1 400 E

    Abonnements 2 305.05 E.

    Ventes revues en librairie 2 075.20 E.

    Subventions

    - CD Oise : 2018 420)

    - Ville de Compiègne 646) 2 366 E.

    - Ville de Compiègne centenaire 1300)

    Divers

    - Remboursement repas 148 )

    - Excursion Blérancourt 220 )

    - Intérêt Caisse d’Epargne 16.91) 384.91 E.

    Edition

    - Vente d’ouvrages du fonds 337 E

    TOTAL des RECETTES 8 868.16 E.

    Solde de l’exercice précédent 5 524.33 E

    TOTAL GENERAL à reporter 14 392.49 E 14 392.49

    Dépenses :

    Imprimerie 5 507.10 E.

    Excursions 285, 50 E.

    Cotisations

    Fédération Paris : 50 E.)

    Collectif Oise 14-18 : 475 E.) 525 E.

    Frais d’organisation manifestations

    Repas du 40ème anniversaire 250 E)

    Déplacements centenaire 200 E.) 450 E.

    Frais d’administration 229.75 E.

    Assurances 174.20 E.

    Edition (remboursement livres) 284.60 E.

    Frais d’envoi PTT 1 330.50 E.

    TOTAL des DEPENSES 8 786, 66 E. 8 786.66 E

    SOLDE DISPONIBLE 5 605. 83 E.

    - Livret Caisse d’Epargne 5 229.49 E. 5605.83 E.

    - Compte BNP 376.34 E

    Fait et arrêté, à Compiègne, le 12 /10/ 2018, Approuvé par l’AG du 20/10/2018 à l’unanimité.

    Le trésorier Jean POLAK.


    par Jacques BERNET, publié le 31/10/2018




  • Disparition de Jean MEYSSONNIER [1929-2018]
  • Notre sociétaire Jean Meyssonnier est décédé le 12 septembre 2018 à l’hôpital de Noyon, à près de 89 ans et a été incinéré dans l’intimité familiale à Saint-Sauveur.

    Il était né à Manosque (Hautes-Alpes) le 29 septembre 1929, mais passa son enfance et son adolescence à Alger, où avaient été mutés en 1936 ses parents enseignants au lycée français de Salonique. Son père mobilisé en 1940, Capitaine de Tirailleurs Algériens, fut tué en juin sur la Loire à Beaugency. Elève au lycée Bugeaud, Jean intégra l’Ecole supérieure d’électricité (aujourd’hui Centrale-Supélec) dont il fut diplômé en 1954. Il obtint son premier emploi à l’EGA (Electricité et Gaz d’Algérie) et se maria avec Simone, professeure à Alger, en 1955. En 1956, prévoyant l’indépendance de l’Algérie, ils quittèrent le pays en pleine guerre pour s’installer à Montbelliard (Doubs), où Jean fut ingénieur chez Peugeot. Deux enfants naquirent, François et Pierre. En 1964, Jean fut embauché chez Colgate-Palmolive à Compiègne, où il termina sa carrière et la famille s’installa à Lacroix-Saint-Ouen en 1975. Jean s’engagea comme Président des conseils de parents d’élèves de l’Oise, dans le Parti Socialiste et aux élections municipales de Lacroix-Saint-Ouen.

    Passionné d’histoire, il était l’un des plus anciens membres de notre société, à laquelle il avait adhéré dès 1978, avec Simone, professeure de sciences économiques et sociales aux lycées Mireille Grenet puis Pierre d’Ailly de Compiègne et à l’UTC. Il a été longtemps très assidu à nos conférences et fidèle lecteur de notre revue, tant que sa santé le lui permit.

    A son épouse Simone, à ses fils François et Pierre, à sa famille et à ses proches, notre société présente ses sincères condoléances.


    par Jacques BERNET, publié le 09/10/2018




  • Mémoires de la Fédération de Paris et d‘Ile de France, - Tome 69, 2018, 244 p., 25 €.
  • Dans ce riche volume de varia, nous nous réjouissons de la publication de la belle contribution de notre sociétaire et ami Morgan HINARD, membre du bureau de la Société d’Histoire moderne et conteporaine de Compiègne : Construction seigneuriale et affirmation d’une identité nobiliaire : l’exemple des seigneurs et de la seigneurie de Raray (XV°-XVII° siècles). L’histoire rurale francilienne est aussi illustrée par des articles de Michèle JAFFRET sur les fermes royales dans le Grand Parc de Versailles (1700-1789) et d’Yves PERILLON sur une grande école d’ingénieurs, l’AgroParis Tech de Grignon, établie par Charles X en 1826, qui devrait quitter son site historique pour le plateau de Saclay en 2019. Cette livraison commémore également le connétable Anne de Montmorency à l’occasion du 450ème anniversaire de sa disparition (André DUCHESNE), les morts de la Grande Guerre à Montesson (Catherine LECOMTE) et le cardinal Lustiger, auquel un colloque a été consacré dix ans après sa mort en 2007 (Benoit PELLISTRANDI). Eragny dans le Val d’Oise a été marquée au XVIII° siècle par la présence de Bernardin de Saint-Pierre, l’auteur de Paul et Virginie, évoqué par Odile CAFFIN-CARCY ; Hubert DEMORY nous fait découvrir le Parisien Adolphe DUMAS, poète et auteur dramatique moins connu que son homonyme et contemporain Alexandre, ainsi que le téléphone en 1890. Catherine LECOMTE présente les médailles frappées à la gloire de Louis XIV et Antoine MAES décrit le lutrin de l’église Saint-Martin-du-cloître à Paris, œuvre méconnue de Jean-Baptiste Tuby en 1716 ; une fine étude de Jérôme POZZI concerne enfin les relations du général de Gaulle avec les parlementaires parisiens (1958- 1969).

    La diversité et la richesse des recherches menées sur l’histoire parisienne et francilienne caractérisent ce nouveau volume de la Fédération intégralement consacré aux périodes moderne et contemporaine.


    par Jacques BERNET, publié le 04/10/2018




  • Les Yeux fardés, Lluis Llach, 380 pages, 8,90e, Babel, mai 2017
  • Lluís Llach est un chanteur espagnol né le 7 mai 1948 à Gérone. Il est une des figures de proue du combat pour la culture catalane contre le franquisme. Les Yeux fardés est son premier roman. Roman obligatoirement militant, mais aussi très touchant. Il nous raconte l’histoire d’amour de deux jeunes garçons à Barcelone pendant la guerre civile espagnole. L’histoire monte en puissance au fil des pages et on s’attache de plus en plus à ses personnages, depuis leurs émois d’abord adolescents pleins d’espérance avec la proclamation de la nouvelle république jusqu’à la violence de leur amour face à la cruauté de la guerre, de la défaite et de la dictature. La petite comme la grande histoire y est narrée sans compromis ni concessions. L’auteur impartial pointe les défauts des deux camps républicain et franquiste et magnifie la résistance des êtres qui ne renoncent à rien pour aimer, être libre ou simplement vivre.

    par Céline Laurent-Reig, publié le 12/09/2018




  • Train touristique du Beauvaisis : La nouvelle voie métrique atteint la halte de Rotangy
  • Cet été 2018 aura été particulièrement laborieux et efficace pour l’équipe de bénévoles de l’Association MTVS qui reconstruit en voie métrique l’ancienne ligne de chemin de fer entre Crévecoeur-le-Grand et Saint-Omer-en-Chaussée, soit 12 km du ci-devant itinéraire à voie normale Beauvais-Amiens, abandonné depuis 1990.

    1, 7 km de ligne avaient été posés et homologués, ouverts aux public, entre la gare de Crévecoeur et le PN de la RD 149 en 2017. La pose de voie a été activement poursuivie en 2018 sur environ 1, 5 km jusqu’à l’ancienne halte du village de Rotangy atteinte et dépassée le 5 septembre. L’équipe de bénévoles doit mettre en place dans les semaines qui viennent l’évitement de Rotangy, qui permettra de stationner les trains et de remettre la locomotive en tête du convoi venu de Crévecoeur pour le trajet de retour.

    L’achèvement de ces travaux représente une première étape décisive pour la résurrection de cette ligne désormais à vocation touristique et historique. Lorsque ce nouveau tronçon sera parachevé et officiellement homologué, le train du Beauvaisis pourra connaître une première véritable exploitation touristique sur plus de 3 km (6 km aller-retour), soit un bon quart de l’itinéraire prévu. Il disposera de deux gares à Crévecoeur et à Rotangy, entre lesquelles circuleront les trains vapeur ou diesel sur un trajet bucolique en partie boisé, comportant une rampe escaladant le plateau jusqu’au PN de la RD 149 puis l’amorce de la descente vers la vallée du Thérain, avec le franchissement sous un pont de deux routes en viaduc et de trois PN, croisant 2 chemins ruraux et la départementale Beauvais-Crévecoeur.

    Passé sous le pont en briques de Rotangy resté dans son jus, à proximité d’une ancienne chapelle, on découvre les premières maisons de ce village à l’habitat rural typique de l’Oise normande, en briques et torchis, sa charmante église en briques surmontée d’un haut clocher. A la sortie de la commune la ligne franchit la route en viaduc avant d’atteindre le village de Blicourt.

    Si les trains de travaux et d’essai ont pu déjà franchir sans encombre la voie nouvelle dans son intégralité, il faudra attendre 2019 pour l’ouverture au public de la ligne Crévecoeur-Rotangy, qui sera néanmoins présentée aux visiteurs lors des journées européennes du patrimoine des 15 et 16 septembre prochains.


    par Jacques BERNET, publié le 12/09/2018




  • Inauguration du rond point Gaston et Jean STRA à Compiègne, Vendredi 7 septembre 2018.
  • Une sympathique cérémonie s’est déroulée vendredi 7 septembre 2018 en fin d’après-midi au Petit Margny, quartier de Compiègne situé de l’autre côté de la voie ferrée, près du Grand Margny, en présence des autorités et des résidents.

    Sur la proposition qu’avait faite notre Société d’Histoire moderne et contemporaine, le conseil municipal de Compiègne a décidé de baptiser le rond point de l’avenue Alphonse Chovet, situé à l’angle des rues Boyenval et d’Alsace-Lorraine, du nom des architectes compiégnois père et fils Gaston et Jean Stra, dont le nom est intimement lié à l’histoire de ce quartier spécifique, qui a gardé tout son charme de la Belle Epoque. Né du lotissement en 1897 du terrain Dumars en 69 lots, son urbanisation avait été confiée à l’architecte Gaston Stra, qui en établit la voirie et édifia une grande partie des maisons et villas entre 1905 et 1914, dont la magnifique « Villa Blanche » du 42 avenue A. Chovet, chef-d’œuvre de l’Art Nouveau. Il habita avec sa famille au 13 avenue Alphonse Chovet. Son fils Jean, qui prit sa succession après son décès en octobre 1914, compléta son œuvre dans le quartier ; architecte municipal du grand Margny, il y construisit des écoles, un bureau de poste et des maisons. Architecte des reconstructions d’après la Première et la Seconde Guerre mondiale à Compiègne et dans le Compiégnois, Jean Stra a aussi dressé les plans des immeubles de l’entrée de la rue d’Amiens côté Margny.

    Ce lieu était donc particulièrement adapté pour rappeler la mémoire de ces deux éminents architectes, qui pendant 70 ans, de 1886 à 1956, ont fortement contribué par leur talent artistique et leur savoir faire professionnel à l’embellissement de Compiègne et de son agglomération. C’est pourquoi les maires de Compiègne et de Margny s’étaient associés pour présider cette inauguration de la plaque portant leurs noms. La préservation et l’embellissement de ce quartier paisible resté si authentique, devraient s’opérer dans le cadre plus large d’une restructuration de l’ensemble du quartier de la gare situé à cheval sur les communes de Margny et Compiègne, dans un vaste projet commun à l’échelle de l’intercommunalité de l’ARC.


    par Jacques BERNET, publié le 12/09/2018




  • Disparition de Martine FOURNIER [1948-2018] secrétaire adjointe de la Société d’Histoire de Compiègne
  • C’est avec une grande douleur que nous avons appris la brutale et bien trop précoce disparition, dans sa 71ème année, de notre dévouée secrétaire adjointe Martine FOURNIER, collègue et amie proche de plus de 30 ans, des suites d’une cruelle et foudroyante maladie, mercredi 5 septembre à Compiègne.

    Originaire d’Arras, elle avait fait ses études à l’Université d’Amiens et accompli toute sa carrière de professeure certifiée d’histoire-géographie dans l’Oise, tour à tour dans les collèges Bonsecours de Senlis et Michelet de Creil, au lycée Jules Urhy de Creil et enfin au Lycée Pierre d’Ailly de Compiègne, où elle exerça jusqu’en 2008, date de sa retraite. Enseignante de grande qualité, très écoutée et estimée, sa grande bienveillance faisait l’unanimité auprès de ses élèves et de ses collègues ; son engagement pédagogique, son dévouement sans faille lui valurent le grade de chevalier dans l’ordre des Palmes Académiques.

    Depuis son arrivée à Compiègne, Martine a été une fidèle adhérente de notre société, lui apportant d’emblée son concours actif, comme membre du bureau, depuis près de vingt ans secrétaire adjointe de l’association. A ce titre elle a été très précieuse pour le maintien de nos bonnes relations avec le lycée Pierre d’Ailly, qui a longtemps accueilli nos séances. Elle était toujours partante et particulièrement efficace pour accomplir les tâches matérielles les plus humbles, si nécessaires au fonctionnement courant d’une association, nous apportant aussi régulièrement son concours aux tâches de représentation. Elle était devenue une collaboratrice irremplaçable, en même temps qu’une amie très chère, toujours chaleureuse, authentique, lumineuse et stimulante. Son sourire, sa gentillesse, sa tolérance nous manquent terriblement. Elle laisse un grand vide auprès de sa famille, de ses proches et de ses nombreux amis.

    A son compagnon René, à sa famille et à ses proches, notre société tient à exprimer ses plus vives et sincères condoléances.

    La cérémonie d’obsèques de Martine sera célébrée le mardi 11 septembre 2018 à 10 H 30 dans l’église Saint-Paul-des Sablons de Compiègne, suivie de l’inhumation dans le caveau de famille au cimetière d’Arras dans l’après-midi.

    Les fleurs et les plaques seront remplacées par des dons au profit d’une association de chiens d’aveugles. Condoléances sur www.pffontaine.fr

    par Jacques BERNET, publié le 06/09/2018




  • Julien SAPORI, Marcher ou mourir. Les troupes italiennes en Russie, 1941-1943, Ed. Sutton, Tours, 2018, 330 p., 23 €.
  • Notre ami Julien Sapori nous propose dans ce copieux livre le passionnant récit et l’analyse lucide d’un épisode dramatique de la Seconde Guerre mondiale, forcément plus méconnu en France qu’en Italie : la participation d’un contingent allant jusqu’à 230 000 soldats italiens aux côtés de leurs alliés allemands sur le front russe de juillet 1941 à février 1943. Vassal d’Hitler, Mussolini n’avait pu s’abstenir de se joindre, avec des contingents roumains et hongrois, à cette prétendue croisade anti-bolchévik. D’abord présentée comme une promenade militaire aux côtés de la Wehrmacht jusqu’alors invaincue, la guerre contre l'URSS s’est transformée en une épouvantable tragédie devant Stalingrad, après les massives contre-attaques soviétiques de décembre 1942. Les soldats italiens en déroute furent alors contraints à une terrible retraite à pied, dans le froid et la faim, qui fit en moins de deux mois plus de 90 000 morts et disparus tués au combat, tandis que 10 000 seulement des 85 000 prisonniers de guerre revinrent des camps soviétiques après 1945.

    L’auteur se fait aussi largement l’écho des débats historiographiques et des controverses politiques ayant suivi ce traumatisme national, qui a donné lieu à la publication de nombreux témoignages des survivants et à des oeuvres littéraires de qualité ayant perpétué de manière souvent émouvante le souvenir de ces soldats transalpins, certes placés du « mauvais côté », mais aussi victimes égarées dans un conflit qui les dépassait, dont Julien Sapori nous restitue bien la complexité et les enjeux nationaux comme européens.


    par Jacques BERNET, publié le 02/09/2018




  • Notre nouveau numéro des AHC est disponible

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    149-150 Les années 1960 Oise-Compiègne

    - Le député-maire Jean Legendre (1906-1994)

    - Michel Woimant (1932-2016)

    - L'année 1968 dans la presse de l'Oise

    - Affiches et slogans de mai-juin 68 à Compiègne

    - Mai 68 dans les lycées de Compiègne

    - Mai 1968 : Paris-Beauvais


    N°149-150, Printemps 2018

    10€ + port 2€
    149-150