Les récentes mises à jour

  • 2017 : commémoration du 250ème anniversaire de la naissance de Saint-Just à Blérancourt, Decize et Soissons
  • L’Association pour la sauvegarde de la maison de Saint-Just à Blérancourt a tenu son assemblée générale annuelle dans l’hôtel-de-ville du lieu, le 17 juin 2017 à 10 H., sous la présidence d’Anne Quennedey. Elle a été l’occasion de présenter les manifestations de cette année 2017 marquant le 250ème anniversaire de la naissance du futur Conventionnel à Decize (Nièvre) en août 1767.

    L’après-midi, après le repas habituel au Griffon, les participants ont pu entendre une passionnante conférence de Catherine Gosselin et Louis Tuil, secrétaire de l’Association, sur le portrait de Saint-Just dit « Pastel Le Bas », le seul pour lequel il est certain que Saint-Just ait posé, à son arrivée à Paris à l’automne 1792 où il séjourna à l’hôtel des Etats-Unis. Cette œuvre maintenant conservée au musée Carnavalet à Paris, avait été rachetée à son auteure, une pastelliste méconnue, qui a pu être identifiée comme étant la fille du propriétaire de l’hôtel des Etats-Unis, par la veuve du Conventionnel Le Bas en février 1795 ; elle est restée dans la famille Lebas jusque sous le Second Empire, avant d’être rachetée par l’historien Hammel puis léguée au musée Carnavalet à la fin du XIX° siècle. L’enquête minutieuse de nos deux historiennes a donc levé le voile sur l’origine véritable du tableau et sur son tortueux parcours, tout en confortant son authenticité, parfois encore contestée.

    Une magnifique reproduction photographique de ce tableau emblématique présentée dans un encadrement ovale du style de l’époque, a pu être réalisée à l’initiative de l’Association de Sauvegarde de la maison de Saint-Just : présentée ce 17 juin par les conférencières, l’oeuvre sera exposée en permanence dans la maison de la rue de la Chouette, à partir du 25 août prochain, dans le cadre d’une double exposition temporaire consacrée à « Saint-Just vu par les artistes, 250 ans d’images et de légendes » et aux « Grandes dates de la Révolution française et la philatélie ».

    Attention l’inauguration initialement prévue le 13 juillet a été repoussée au 25 août, l’exposition se prolongeant jusqu’au 17 septembre 2017.

    En fin d’après-midi du 17 juin, a été inaugurée, avec la participation d’enfants du pays, un Arbre de la Liberté commémorant le 250ème anniversaire de la naissance de Saint Just, place du Général Leclerc, l’ancienne place du Marais où avait été planté en mai 1792 un premier Arbre de la Liberté par la Garde nationale de Blérancourt, en présence de son jeune commandant, le futur Conventionnel Saint-Just.

    Les commémorations se poursuivront par des manifestations culturelles prévues à Decize les 19-20 août pour se terminer par un colloque scientifique interdisciplinaire sur Saint-Just, qui se tiendra à Soissons les 2-3 décembre 2017.


    par Jacques BERNET, publié le 26/06/2017




  • Excursion du samedi 27 mai 2017 à Vic-sur-Aisne, 10 H 30 – 18 H
  • Cette sortie programmée en plein pont de l’Ascension était notre dernière manifestation de la saison 2016-2017. Elle a bénéficié d’un temps estival particulièrement chaud et a rencontré un vif succès, avec quelque 26 participants, d’autant que nous avons même dû refuser du monde.

    Le bourg de Vic-sur-Aisne, actuellement chef-lieu de canton du département de l’Aisne comptant quelque 1700 habitants, bénéficie d’un riche patrimoine naturel, historique et monumental, qui en fait un lieu attractif pour le tourisme, avec une halte fluviale sur l’Aisne et un camping très fréquentés l’été.

    Le village remonte au moins à l’époque gallo-romaine, comme l’atteste la borne milliaire datée de l’Empereur Marc Aurèle, conservée dans le parc du château : le vicus se situait alors sur la grande voie romaine Reims – Rouen. Sous les Carolingiens, la terre de Vic fut attribuée par Berthe, fille de Charlemagne, à la puissante abbaye Saint-Médard de Soissons, en 814, et un premier château y fut construit par Eudes, Comte de Paris, à partir de 889. Vic devint le siège d’une châtellenie dépendant de Pierrefonds, puis d’une Vicomté vassale de Soissons.

    L’actuel château de Vic-sur-Aisne, dont la partie la plus ancienne est le donjon remontant aux XII°-XIII° siècles, très remanié au XV°, a été reconstruit à partir de la fin du XVI° par Jean Hotman, dont Mazarin récupéra les biens en 1636. A la mort du Cardinal en 1661, l’abbaye de Saint-Médard et ses dépendances, dont Vic, furent attribuées à la Maison de Savoie. A la fin du XVII° siècle, l’abbé de Pomponne ayant échangé l’abbaye de Saint-Maixent près de Poitiers avec Saint-Médard de Soissons, entreprit la construction du grand pavillon et des écuries à l’entrée du château de Vic, doté d’un jardin en terrasses avec potager. Vendu comme bien national sous la Révolution, le château de Vic-sur-Aisne fut racheté par un notaire de Soissons au nom de Jean-Baptiste Pierre Antoine Clouet, dont la fille Amélie épousa un noble alsacien, Antoine de Reiset, dignitaire du Premier Empire, qui prit possession des lieux en 1805 et y accueillit le ministre des finances de Napoléon C. Gaudin (1756-1841).

    Transformé au XIX° en jardin à l’anglaise, l’ancien parc du XVIII° siècle a été en partie reconstitué au début du XX° siècle, avec une partie boisée où se trouvent des sculptures, bancs et colonnade en pierre, ainsi qu’une belle allée de sculptures végétales donnant sur la terrasse du grand pavillon du XVIII°.

    Le domaine sert de nos jours d’écrin pour des cérémonies de mariage ou des festivités, dont les revenus ont permis la restauration et l’entretien des bâtiments. Grâce à l’amabilité de sa propriétaire actuelle, nous avons pu découvrir les salles ouvertes au public, le donjon, le parc et les dépendances.

    Notre visite a été complétée par un tour de ville sous la conduite de M. Bernard Ruelle, maire de Vic, qui nous a conduit de la mairie reconstruite après la Grande Guerre et agrémentée d’un parc public, jusqu’à la partie ancienne du bourg, au style rural typiquement soissonnais, autour des anciens fiefs, du moulin et des traces de l’enceinte médiévale du château.

    Nous avons ensuite déjeuné à l’hôtel du Lion d’Or, dernier rescapé des 17 auberges que comptait Vic-sur-Aisne, du temps de sa grande prospérité à l’époque moderne, due au foires commerciales et aux pèlerinages dont faisaient l’objet les reliques de Sainte Léocade, transférées depuis Tolède.

    Pendant la Grande Guerre, Vic-sur-Aisne s’est trouvé à l’arrière immédiat de la ligne de front de septembre 1914 à mars 1917, jusqu’au retrait allemand sur la ligne Hindenburg qui lui donna un court répit, car la commune subit des bombardements particulièrement destructeurs en mai 1918, au moment des dernières grandes offensives ennemies sur l’Oise et l’Aisne.

    De ce fait, Vic-sur-Aisne et ses alentours gardent de nombreux stigmates de cette douloureuse épreuve, qui imposa la reconstruction d’une grande partie du bourg, de la mairie aux halles en passant par le château, de nombreuses maisons et villas de son centre rénové.

    Une promenade en co-voiturage nous a conduit l’après-midi, sous la direction experte de notre ami Rémi Hébert et de membres de l’Association Soissonnais 14-18, sur l’ancienne zone du front au nord-est de Vic, où nous avons d’abord croisé l’émouvant monument des fusillés pour l’exemple de Vingré, rappelant un épisode douloureux survenu en décembre 1914, puis la monumentale Croix brisée édifiée dans un bosquet sur le plateau, en souvenir des combats meurtriers de ce secteur en 1914-1917.

    Notre circuit s’est achevé sur le site impressionnant des ruines de l’ancienne ferme fortifiée médiévale de Gonfrécourt, située en rebord du plateau au-dessus de l’Aisne, qui a été autrefois la propriété de l’abbaye Saint-Médard de Soissons. Elle a été entièrement dévastée par les combats de la Grande Guerre et reconstruite plus loin sur le plateau. En contrebas des ruines des bâtiments, aujourd’hui largement envahies par la végétation, se trouvent d’anciennes carrières calcaires ayant servi de refuge et d’habitat durable à plusieurs régiments français, qui ont combattu dans ce secteur en 1914-1917. Les soldats ont laissé dans la pierre des traces émouvantes de leur passage et de leur séjour, témoignant de leurs souffrances, de leurs aspirations et de leur vie quotidienne. Ces sculptures de la Grande Guerre, allant des plus frustres inscriptions aux créations les plus sophistiquées, comme un impressionnant autel monumental, ont fait l’objet d’un répertoire systématique et d’un classement protecteur, heureusement renforcé par la clôture du site.

    Cette belle et chaude journée a été un franc succès, grâce au précieux concours bénévole des animateurs locaux, d’abord et avant tout notre ami Rémi Hébert, que nous tenons à remercier très vivement.


    par Jacques BERNET, publié le 02/06/2017




  • Samedi 16 septembre 2017 : Samedi 16 septembre 2017, Parc Songeons, de 09 H à 18 H
  • La Société d’Histoire tiendra son stand habituel dans le cadre du Forum des Associations de la Ville de Compiègne.





  • Samedi 14 octobre 2017 : Samedi 14 octobre 2017, 14 H 30, Bibliothèque Municipale Saint-Corneille de Compiègne, salle Le Chatelier
  • Assemblée générale annuelle de l’association, suivie d’une communication de Céline LAURENT-REIG, qui présentera : Marie Antoinette par ceux qui l’ont connue, anthologie d’Arthur CHEVALIER.





  • Françoise VINOT-BRACONNIER, Chauny, 1850-1930, Editions Sutton, Tours, 2016.
  • Née à Chauny, héritière d’une ancienne famille du cru, Françoise VINOT est restée très attachée à une ville, où elle a accompli toute sa carrière enseignante comme professeure agrégée d’histoire au lycée Gay Lussac et à laquelle elle a consacré l’essentiel de ses recherches historiques. Elle était de ce fait la mieux placée pour proposer et réaliser un riche volume sur Chauny dans la collection emblématique de cet éditeur régional, qui privilégie les images éclairées par des commentaires synthétiques bien ciblés. Elle a su ainsi bien mettre en valeur un riche corpus iconographique et documentaire accumulé depuis des décennies.

    Le livre de divise en trois grands chapitres, qui sont autant de temps forts de l’histoire spécifique et dramatique d’une cité laborieuse, passée d’une heureuse prospérité culminant à la Belle Epoque, à la catastrophe de la Grande Guerre, source de sa destruction totale, d’où elle n’a pu renaître que difficilement au prix d’appréciables transformations. Les images du Chauny d’avant 1914 s’avèrent ici d’autant plus précieuses, qu’elles correspondent à des monuments, des quartiers, des entreprises ou des activités ayant complètement disparu. En contrepartie, la reconstruction d’après 1918 a donné à la ville une nouvelle monumentalité et une touche de modernité marquée notamment par l’esprit Art Déco de l’entre deux guerres.

    Disposant de productions agricoles variées, d’une voie fluviale remarquable enrichie d’un beau réseau de canaux, dotée d’une bonne liaison ferroviaire à partir de 1850, Chauny a pleinement bénéficié de la première révolution industrielle, qui fit passer la commune de 5 154 habitants en 1845 à 10 696 en 1911. Les industries verrières et chimiques sont devenues sa spécialité, grâce notamment à l’implantation de la glacerie et de la soudière de la Cie Saint-Gobain, attirant de nombreux ouvriers, d’où le développement de nouveaux quartiers d’habitation et la (re)construction d’édifices publics comme l’Hôtel-de-Ville, l’hôpital, la gare, les écoles…A la prospérité économique s’ajoutait la vitalité de la vie associative et festive, musicale et sportive, dont témoignent maints clichés suggestifs.

    Chauny subit de plein fouet le choc de l’invasion allemande de 1914 et devait rester plus de deux ans sous le joug de l’occupant, qui y installa une kommandantur et en fit une ville hôpital à proximité immédiate du front ; de la cité « germanisée » nous trouvons de très beaux clichés originaux tant des conquérants en représentation que de la population occupée et asservie. Mais la catastrophe majeure survint en mars 1917, avec l’opération Alberich et le repli allemand sur la ligne Hindenburg, qui conduisit l’occupant à organiser l’évacuation complète de la ville, bientôt suivie de la destruction systématique de l’ensemble de ses bâtiments, laissant un terrible champ de ruines à la brève « reconquête » française, car le secteur resta un champ de bataille lors des contre-offensives allemandes de 1918.

    La renaissance de Chauny s’avéra longue et difficile, le retour progressif de ses habitants s’opérant dans un paysage apocalyptique et dans des conditions de logement provisoire longtemps précaires. Dans les années 1920-1930, pas moins de 18 architectes travaillèrent à la reconstruction des édifices publics religieux ou civils, comme les églises Saint-Martin et Notre Dame, l’hôtel-de-Ville, les halles, la gare, les écoles, l’hôpital, mais aussi des immeubles du centre-ville, des villas et des usines de la périphérie industrielle. Comme à Tergnier, et plus encore qu’à Soissons, Reims ou Saint-Quentin, c’est une ville entièrement nouvelle qui s’est affirmée, marquée par l’urbanisme, l’architecture et le style décoratif de la reconstruction de l’entre-deux guerres, combinant l’éclectisme, le régionalisme et la modernité d’esprit Art Déco. De ce nouveau Chauny, le remarquable livre de notre amie Françoise VINOT nous offre aussi une belle série d’images particulièrement significatives.

    par Jacques BERNET, publié le 20/05/2017




  • Une élite parisienne les familles de la grande bourgeoisie juive (1870-1939) Cyril Grange CNRS éditions
  • C'est le premier tome d'une étude qui doit se prolonger après la Seconde Guerre mondiale. Il ne s'agit pas d'une étude historique mais d'un ouvrage de sociologie pure et dure concernant un milieu particulier, celui des Juifs qui s'installent à Paris à la fin du XVII° siècle, venus d'horizons géographiques divers et voués à des activités bancaires et financières, avant de les diversifier au long du XIX° siècle.

    Deux faits peuvent expliquer cette immigration. Le premier correspond à la condition des Juifs en Europe : impossibilité de posséder la terre, autorisation de séjour temporaire, obligation de résidence dans certaines zones ou certains quartiers, toutes contraintes qui pesaient lourd sur l'activité des Juifs. Le deuxième fait, c'est la mise en œuvre de l'émancipation des Juifs en France de 1787 à 1791, poursuivie sous l'Empire.

    A la fin de l'Ancien Régime, l'on compte 800 Juifs à Paris, 2 900 en 1809, 9 000 en 1840, 18 000 en 1853, 30 000 en 1870, 42 000 à la fin du XIX° siècle, en raison notamment de l'arrivée de Juifs alsaciens et lorrains après la guerre de 1870-1871. S'y ajoute après la Première Guerre mondiale l'afflux de Juifs venus d'Europe centrale et orientale pour des raisons politiques ou économiques.

    Cette population juive est hétérogène dans ses origines géographiques et l'éventail de positions sociales de ses membres. Ce qui fait l'unité du groupe, c'est l'importance des liens familiaux, comme le rappelle Hannah Arendt. Ces solidarités familiales permettent la survie du groupe.

    L'ouvrage étudie ainsi des dynasties bien connues, à l'exception de celle des Rothschild, jadis analysée par Jean Bouvier en 1960. De 1780 à 1870, arrivent ainsi à Paris, tous venus de l'Est de la France, les Fould, les Worms, les Halphen, d'Allemagne, les Koeniswarter, les Stern, les Calmann-Lévy, d'Autriche les Reinach, de Russie, les Guinzburg, les Poliakov etc...

    Exclus dans leur pays d'origine des activités liées à la terre, ces Juifs étrangers se sont spécialisés dans la banque et la finance et apportèrent en France leur savoir-faire au moment où la mise en œuvre de la révolution industrielle exige des capitaux alors que les grandes banques ne sont pas encore nées.

    La puissance et la prospérité des grandes familles juives parisiennes au XIX° siècle reposent sur un taux de natalité particulièrement élevé, qui permet à ces petits groupes familiaux de créer un réseau international à la fois dense et efficace tout en pratiquant une sorte d'endogamie. A mi-parcours du siècle, les chefs de file de cette population spécifique se tournent vers l'industrie et le grand commerce. Encore très pratiquants dans la première moitié du XIX° siècle, ce groupe social s'intègre à l'aristocratie, se lance dans la politique, les activités sociales souvent caritatives et le mécénat culturel. Leur influence décline entre les deux guerres : leur dynamisme démographique a beaucoup diminué, la Première Guerre mondiale et les troubles qui l'ont suivie ont restreint leurs ressources et surtout les conditions politiques nouvelles ne leur permirent plus de disposer du réseau international qui avait fait leur force.

    par Françoise LECLERE-ROSENZWEIG, publié le 20/05/2017




  • Première circulation du public sur la nouvelle voie du Train touristique du Beauvaisis de Crévecoeur à Saint-Omer-en-Chaussée
  • Dimanche 14 mai 2017, le nouveau petit train touristique du Beauvaisis, qui doit d’ici quelques années relier les gares de Crévecoeur-le-Grand et de Saint-Omer-en-Chaussée, sur une nouvelle voie ferrée métrique de 12 km, a franchi une nouvelle étape, avec la première circulation d’un convoi de voyageurs, sur un premier tronçon de 1, 6 km entre Crévecoeur et le nouveau passage à niveau construit en août 2016 sur la RD 149 en direction de Beauvais.

    Cette première circulation du public vient d’être autorisée par la Préfecture, après vérification de la sécurité de la voie. Elle était réservée aux nombreux donateurs ayant contribué à la renaissance du rail sur cet itinéraire abandonné depuis plus de 25 ans par la SNCF. Le « train des donateurs » a ainsi réuni plus d’une centaine de personnes venues surtout de l’Oise et du Val d’Oise. Tous ont pu apprécier les progrès du chantier, en gare de Crévecoeur, où un nouveau quai de départ a été aménagé, et sur la nouvelle voie accédant au plateau, au prix d’une longue montée en courbe bien tracée et soigneusement posée, croisant au passage la RD 151 vers Froissy, qui franchit la ligne par un ancien pont routier.

    Notre convoi inaugural était constitué de trois voitures historiques des anciens tramways ruraux des Deux Sèvres, fort bien restaurées, tractées par « Lulu », une belle locomotive à vapeur de l’ancien réseau à voie métrique des Côtes-du-Nord numérotée 030T et datée de 1908, qui devrait assurer le service du petit train du Beauvaisis, chaque second dimanche du mois de mai à septembre 2017.

    Fruit de l’engagement et du travail des bénévoles qui animent le MTVS, tant en son site originel de Butry (Val d’Oise) qu’à Crévecoeur, cette belle réalisation d’un premier tronçon de voie, certes modeste mais prometteur, permet de lancer, trois ans après sa création, la première saison estivale du petit train touristique du Beauvaisis, qui connaîtra ses temps forts le jeudi 25 mai de l’Ascension, le dimanche 11 juin et lors des journées du Patrimoine des samedi 16 et dimanche 17 septembre 2017, où la ligne sera officiellement inaugurée.

    Après quoi l’Association poursuivra activement les travaux engagés, en achevant la reconstruction d’un hangar ferroviaire en gare de Crévecoeur et en poursuivant la pose de la voie métrique en direction de Saint-Omer, dans un premier temps jusqu’à l’ancienne halte de Rotangy, 1, 6 km plus loin, où un évitement permettra de replacer les machines en tête du convoi de retour. Il sera aussi nécessaire de doter le passage à niveau de la RD 149 de barrières automatiques, une grosse opération largement prise en charge par les collectivités locales. Pour le reste l’Association compte toujours sur la générosité de ses fidèles donateurs.

    On peut prendre contact avec le Musée des Tramways et des Chemins de der Secondaires (MTVS) en son site de Butry : Adresse postale : Mairie de Butry-sur-Oise (95430) ; Tel : 01 34 73 04 40 : Courriel : accueil@musee-mtvs.com


    par Jacques BERNET, publié le 20/05/2017




  • Notre nouveau numéro des AHC est disponible

  •  
    145-146 Les civils dans la Grande Guerre Compiègne-Oise-Picardie

    - La vie culturelle, spirituelle et sportive à Compiègne autour de la Grande Guerre (1913-1920)

    - La question du ravitaillement et de l'alimentation dans le Compiègnois (1914-1918)

    - Les conséquences du repli allemand de 1917 dans l'Oise

    - Les juridictions picardes pendant la Première guerre mondiale


    N°145-146, Printemps 2017

    10€ + port 2€
    145-146


  • Un témoignage sur notre collègue Jean Liéveaux
  • Nous recevons de Madame Monique Houguenague, institutrice honoraire qui a été élève de Jean Liéveaux au lycée d’Avion dans les années 1960, cet intéressant et émouvant témoignage :

    « Mr Liéveaux un professeur que l'on ne peut oublier.

    J'ai été élève en 1ère M' au lycée Condorcet annexe d'Avion (Pas de Calais), de septembre 1962 à juin 1964.

    Mon professeur d'histoire durant ces deux années a été Mr Liéveaux. J'aimais déjà l'Histoire, mais enseignée par Mr Liéveaux : ce fut un régal. Les cours étaient très clairs car très structurés par un plan. Il me suffisait d'écouter le cours et je l'avais déjà mémorisé. Le contenu des cours faisait aussi référence à de grands historiens et à leurs visions de l'Histoire : c'était nouveau pour moi. Mr Liéveaux nous donnait des sujets où il fallait, non pas débiter le cours d'histoire mais construire une réflexion. Durant toute ma scolarité, ce fut l'unique fois. En terminale philo, ce fut l'histoire exercice de mémoire et en propédeutique à Lille, j'ai surtout le souvenir d'une prof ''parisienne'' aigrie d'être en exil sur le campus boueux d'Annapes et qui n'accordait que du mépris à ses élèves .

    Mr Liéveaux était aussi un professeur attentif à ses élèves, qu'il considérait comme des êtres humains. Quand il voyait ou apprenait qu'un de ses élèves avait un problème, il ne manquait pas de proposer son aide. En Juin 1964, il m'a demandé de rester après le cours. Il m'a expliqué son étonnement de voir qu'aucun de ses collègues n'avait fait référence dans leurs appréciations sur mon bulletin scolaire à ma longue absence pour cause de maladie. Il avait préparé son appréciation, il me l'a lue : « Un succès serait certain sans une longue absence pour cause de maladie... » et m'a demandé si ça me convenait!!! Bien évidemment que cela me convenait, au cas où je devrais aller à l'oral de rattrapage. Je n'ai pas eu besoin d'aller à l'oral de rattrapage, mais le fait de savoir qu'il y avait déjà cette appréciation sur mon bulletin a eu pour effet immédiat de diminuer mon angoisse d'échec, donc de reprendre du dynamisme pour affronter les épreuves du bac (première partie à l'époque)

    Pour poursuivre mes études, j'ai occupé des postes de surveillante et de septembre 1967 à juin 1968, j'ai été nommée au lycée d'Avion et j'y ai retrouvé Mr Liéveaux et Mme Liéveaux. Nous avons vécu Mai 68 dans le même établissement. Je me souviens des AG au lycée, des manifs et des discussions que nous avons pu avoir à ce moment là. Nous n'étions pas toujours d'accord mais il était surtout curieux de connaître mon avis.

    Dans ma vie d'institutrice, j'ai toujours veillé à entretenir l'humain dans ma relation avec mes élèves. Merci Mr Liéveaux pour cette belle transmission.

    Avril 2017 »

    par Monique Houguenague, publié le 28/04/2017




  • Disparition de Madeleine d’HERSIGNERIES (1939-2016)
  • Nous apprenons tardivement et avec une grande tristesse la disparition de notre fidèle sociétaire, ancienne collègue et amie Madeleine d’Hersigneries, décédée à Compiègne dans sa 77ème année en septembre 2016, des suites d’une longue maladie.

    Madeleine a accompli une belle carrière d’institutrice puis de professeure des écoles, qu’elle avait commencée à Carlepont et qu’elle poursuivit pour l’essentiel à Verberie, bourg où elle fut successivement adjointe puis directrice de l’école élémentaire. Ayant rencontré Gérard d’Hersigneries à son retour du Maroc, elle l’épousa en 1966. Le couple s’est alors installé à Verberie, où ils ont été tous deux enseignants, mais aussi de zélés promoteurs des œuvres scolaires et d’actifs militants syndicaux, jusqu’à la retraite de Gérard en 1989. Ils se sont ensuite retirés à Compiègne, où Gérard est décédé en février 2013 sans sa 80ème année, après avoir lutté courageusement contre la maladie de Parkinson, avec le soutien constant de Madeleine.

    Gérard et Madeleine avaient adhéré en 2003 à notre Société d’Histoire, dont ils ont été des fidèles, assidus à nos séances et lecteurs de notre revue, tant la santé le leur a permis. Férus d’histoire, ils ont aussi suivi les conférences de l’Université dans la Ville, plus particulièrement celles de Luc Watrin sur l’Egyptologie. Membres de l’Association des Amis de la Commune de Paris, ils avaient également fait un grand voyage en Nouvelle Calédonie, sur les traces de Louise Michel et des Communards déportés dans la décennie 1870. Avant de nous quitter, Madeleine avait pu passer un dernier été dans la maison familiale du Lubéron qu’elle affectionnait tout particulièrement.

    A sa famille et à ses proches, notre Société présente ses sincères condoléances.


    par Jacques BERNET, publié le 24/04/2017




  • Samedi 22 avril 2017 à 14 H 30, bibliothèque municipale Saint-Corneille, salle Le Chatelier, Michelle SAPORI, a présenté son livre : Rougeville, de Marie-Antoinete à Alexandre Dumas, le vrai chevalier de Maison-Rouge.
  • Auteure remarquée d’une biographie de Rose Bertin, couturière de Marie-Antoinette, publiée en 2010, Michelle Sapori récidive avec ce portrait d’une figure singulière de la Contre-Révolution, dont la vie romanesque inspira Alexandre Dumas écrire Le Chevalier de Maison- Rouge en 1848.

    Né sur la grand’place d’Arras en 1761 d’une famille de riches de riches commerçants de la capitale de l’Artois, Alexandre Gonsse était fils d’un fermier général des Etats d’Artois, qui acheta la seigneurie de Rougeville, que le jeune roturier put accoler à son nom, pour faire croire à son accession à la noblesse. Il conforta cette aspiration par la carrière des armes, s’engageant à 15 ans, deux ans avant La Fayette, dans la guerre d’Indépendance américaine, où ses exploits d’aide de camp des généraux Lee puis Washington lui valurent d’être décoré de l’ordre de Cincinnatus et de se voir attribuer une propriété près de New-York, en 1783.

    Républicain aux Etats-Unis, Rougeville fut à son retour en France un fervent monarchiste, entrant grâce à l’appui du prince de Soubise, dans la Maison du Comte de Provence, le futur Louis XVIII. Il était présent à Versailles lors des journées d’octobre 1789 qui imposèrent le retour du Roi et de la famille royale à Paris, que notre personnage suivit aux Tuileries. Il fut alors décoré par Louis XVI de l’ordre de Saint-Louis. Rougeville joua un rôle de premier plan dans la garde rapprochée de la famille royale, notamment lors de la journée du 20 juin 1792 où il protégea Marie-Antoinette, quand Louis XVI acculé par la foule dans l’embrasement d’une fenêtre dut coiffer le bonnet phrygien et boire à la santé de la nation. En juillet, il fit le coup de feu aux Champs Elysées avec les Royalistes contre les Fédérés brestois et marseillais. Arrivé trop tard lors de l’insurrection du 10 août 1792, qui conduisit à la chute de la monarchie et à la réclusion de la famille royale au Temple, Rougeville fut alors de tous les complots pour tenter de sauver le Roi puis la Reine de la guillotine.

    Il faillit réussir le 28 août 1793, en organisant la conspiration des œillets, qui par l’achat de gardiens de la Conciergerie aurait dû permettre l’évasion de la Reine. Démasqué et traqué, il se réfugia un temps dans les carrières de Montmartre, avant d’être incarcéré lui-même à la Conciergerie, mais échappa à la guillotine grâce au 9 thermidor. Libéré au printemps 1797 après la victoires des modérés aux élections de l’an V, il appartenait au courant royaliste radical des « Fils Légitimes » dont le projet de restauration monarchique fut déjoué par le coup d’état directorial du 18 fructidor an V (septembre 1797). De la fin du Directoire au Consulat, Rougeville resta un conspirateur royaliste très surveillé par la police de Fouché. Lors de l’affaire Cadoudal en 1804, il fut arrêté avec Moreau et Pichegru, interrogé par Réal, qui obtint son exil à Reims sous haute surveillance.

    En 1814, lors de la campagne de France qui se termina par la chute de l’Empire, Rougeville ayant pris trop ouvertement le parti des « alliés » ennemis de Napoléon, en guidant les cosaques dans les forêts de Champagne, il fut arrêté et fusillé à Reims comme traître à la patrie, juste avant l’investissement de la ville par la coalition et les royalistes.

    Cette vie aventureuse a inspiré Alexandre Dumas dans Le chevalier de Maison-Rouge ou la baronne Orczy dans le Mouron Rouge en 1908, mais aussi le cinéma, du muet au parlant, avec le feuilleton télévisuel événement de Claude Barma en 1963, où Jean Desailly incarna le chevalier de Maison-Rouge, en attendant la sortie d’une comédie musicale de Didier Barbelivien : « Marie-Antoinette et le chevalier de Maison-Rouge ».

    Succédant à G. Lenôtre qui tenta d’écrire en 1894 la vie du vrai Chevalier de Maison-Rouge, Michelle Sapori a su, grâce à son travail minutieux d’historienne, lever un peu plus le voile sur l’itinéraire singulier de ce personnage hors du commun.


    par Jacques BERNET, publié le 24/04/2017




  • Parution d'un nouvel ouvrage



  • IMG_0423.JPG Entrer en guerre dans l’Oise, 1914-1918
    Actes du colloque organisé par le collectif de sociétés d’histoire et d’archéologie de l'Oise,

    l’ONACVG et les archives départementales de l’Oise.

    avec le soutien de la Mission Centenaire, du Conseil général de l’Oise et de la Ville de Senlis

    Senlis, 26 et 27 septembre 2014

    SOMMAIRE

    Discours de Pascale LOISELEUR, maire de Senlis

    Discours d’Alain BLANCHARD, vice-président du Conseil Général de l’Oise

    Le colloque à Senlis, entre enjeux historiographiques et réalités locales (Philippe PAPET)

    Le département de l’Oise à la fin de la Belle Epoque (Jacques BERNET)

    L’entrée en guerre vue par la presse isarienne (Françoise LECLERE-ROSENZWEIG)

    Marcel Boulanger, un dandy à la guerre (Philippe LAMPS)

    D’Annunzio à Chantilly (Jean-Paul BESSE)

    Le comité clermontois des Dames françaises (Claude BOULET)

    Les « Scottish women of Royaumont » (Marie-France WEINER)

    L’incendie de Senlis en 1914, un événement médiatique (Gilles BODIN)

    Creil et Senlis « villes martyres » de l’invasion allemande : relecture d’un imaginaire (Mathilde MARGUERIT-HOUTE)

    Les exactions allemandes lors de l’invasion de l’Oise en 1914 (Marc PILOT)

    Faire face à la guerre : analyse du journal de Gustave Chopinet, maire de Crépy-en-Valois (30 août-31 décembre 1914) (Eric DANCOISNE)

    La cathédrale de Senlis à l’épreuve des bombardements de 1914 : bilan patrimonial et cicatrisation d’un monument (Mathieu LEJEUNE)

    L’occupation des troupes allemandes à Clermont (Emmanuel BELLANGER)

    Les hôpitaux militaires à Clermont-de-l’Oise au début de la Grande Guerre (Guy ISAMBART)

    Les six frères Bouchet (Caroline BITSCH).

    De la guerre de mouvement à la guerre de position : entrer d’une guerre à l’autre (Jean-Yves BONNARD)

    Index des noms de personnes.

    Index des noms de lieux.

    Cette publication de 183 pages, abondamment illustrée, est vendue au prix public de 25 E. (20 E. pour les membres de la Société et les abonnés à la revue + frais de port éventuels). A commander au siège de la Société d’Histoire de Compiègne, 82 bis rue de Paris - 60200 COMPIEGNE - Tel. : 03 44 20 26 52 - Courriel : jbernet@wanadoo.fr. 2015, 183p.

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