Accueil -> Articles -> Lecture d'un article


Disparition de Jacqueline CAHEN (1945-2015)


Cette année 2015 aura été particulièrement cruelle pour notre Société et ses proches : après la disparition de Bertrand Le Chevalier, Robert Bernet et Yvette Hoguet, nous déplorons le décès subit, à son domicile, le 3 novembre dernier, de notre collègue et amie de longue date, Jacqueline Cahen, à l’âge de 70 ans. Ses obsèques religieuses seront célébrées au cimetière de Montparnasse à Paris, lundi 9 novembre à 11 H 45.

Née à Paris en juillet 1945, elle avait été admise à l’ENS de Fontenay-aux-Roses et était devenue professeure certifiée d’histoire-géographie, après ses études en Sorbonne. Elle avait commencé sa carrière enseignante à Compiègne en 1971 au lycée Pierre d’Ailly, puis à la cité scolaire Mireille Grenet, avant d’obtenir sa mutation au lycée de Montreuil-sous-Bois, en Seine Saint-Denis, où elle exerça l’essentiel de sa longue carrière jusqu’à sa retraite en 2005. Personnalité très chaleureuse et généreuse, fortement engagée dans l’action politique et syndicale, elle conduisit également une recherche de longue haleine sur l’histoire du mouvement ouvrier français, plus particulièrement sur les modalités de l’introduction de la pensée de Marx dans le socialisme et et le syndicalisme en France, dans la seconde moitié du XIX° siècle, sujet de la thèse qu’elle a préparée à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes à Paris, sous la direction de Jacques Julliard.

L’ayant bien connue à l’époque où nous étions étudiants à la Sorbonne, j’eus le grand plaisir de la retrouver quand je fus nommé au lycée Pierre d’Ailly de Compiègne à la rentrée de septembre 1972. A la fondation de notre Société d'Histoire en 1977, elle fut tout naturellement une de nos premières adhérentes et malgré son départ en région parisienne, elle en resta longtemps membre et surtout une fidèle lectrice de notre revue, nous apportant toujours ses précieux conseils et maintes suggestions pour notre activité.

Nous déplorons vivement la disparition trop précoce d’une collègue remarquable, à la fois d’une belle culture historique et d’une grande modestie, toujours dévouée au service des autres, de ses proches, de ses collègues et de ses élèves, et surtout d’une amie très fidèle, dont la douce présence et le souvenir lumineux resteront pour toujours gravés dans nos coeurs.

Par Le président, Jacques BERNET. , le 08/11/2015




>Revenir à la liste des articles<