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Disparition de Jean LIEVEAUX [1934-2016]


Notre collègue et ami Jean LIEVEAUX est décédé le 28 octobre 2016 à Compiègne, des suites d’une longue maladie, qu’il avait apprise au lendemain de la disparition de son épouse Claudine, et qu’il combattait courageusement depuis l’été 2015.

La famille paternelle de Jean Liéveaux était originaire de Montigny-Lengrain dans l’Aisne, village situé à proximité de Vic-sur-Aisne. Jean avait consacré des recherches généalogiques approfondies à sa famille, remontant à son ancêtre paysan Louis Liéveaux (1748-1827), dont il avait retracé le parcours emblématique de l’Ancien Régime à la Restauration, en décrivant minutieusement son environnement économique, social et mental très représentatif des mutations du monde rural en cette période charnière de notre histoire. Cette belle étude avait été publiée dans le n° 16 de notre revue, en 1981 sous le titre « Louis Liéveaux, un paysan de Montigny-Lengrain sous l’Ancien Régime et la Révolution ». Pour une livraison précédente, il avait déjà écrit un article pionnier et remarqué sur les grèves de moissonneurs dans l’Aisne en 1791, un sujet qui sera développé par Jean-Marc Moriceau. Jean Liéveaux était alors professeur certifié d’histoire-géographie au lycée d’Avion dans le Pas-de-Calais, depuis plusieurs années. Il avait été nommé en Artois, après avoir conduit tout son cursus universitaire à Paris-Sorbonne et accompli son service militaire en Algérie, comme les événements l’imposèrent à cette génération. Dans son établissement artésien, il avait rencontré son épouse Claudine, professeure de lettres, et le couple avait eu deux enfants, Fanny et Sylvain.

Très attaché à l’Aisne et la Picardie, où il avait d’ailleurs conservé sa maison familiale, attiré aussi par la richesse patrimoniale et culturelle de la ville de Compiègne, il avait finalement obtenu en 1984 sa mutation au lycée Pierre d’Ailly, où il acheva sa longue et fructueuse carrière d’enseignant jusqu’à sa retraite, quelque dix ans plus tard, ayant été un collègue ouvert et bienveillant, apprécié de tous pour sa courtoisie et sa disponibilité.

Il avait adhéré à notre Société d’Histoire de Compiègne dès l’automne 1979 et en demeura un très fidèle adhérent, jusqu’à ce que ses problèmes de santé l’empêchent de poursuivre ses engagements. Il a été aussi un précieux collaborateur de notre revue, surtout en ses débuts, et il en était resté un fidèle lecteur, toujours attentif et bienveillant, jusqu’à sa trop précoce disparition.

A ses enfants Fanny et Sylvain, à sa famille et à ses proches, notre société présente ses sincères condoléances.

Par Jacques BERNET, le 05/01/2017




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