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Disparition d’Alain PILOT [1946-2019]


Notre collègue et ami Alain PILOT, cousin du secrétaire général de notre Société d’Histoire Marc PILOT, est décédé le 17 janvier 2019 à Paris dans sa 73ème année des suites de la maladie de Parkinson. Un hommage émouvant lui a été rendu le vendredi 25 janvier à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, suivi de son inhumation dans le cimetière communal de Villejuif, lieu de son dernier domicile, en présence d’une assistance nombreuse.

Alain PILOT était né le 22 août 1946 à Compiègne, où son père technicien EDF et sa famille habitaient une maison dans le tout nouveau quartier de la Victoire. Il accomplit son cursus primaire et secondaire à l’école Saint-Germain, puis au cours complémentaire Hersan et au lycée Pierre d’Ailly, avant d’intégrer l’Ecole Normale de Beauvais, obtenant en 1964 un baccalauréat scientifique et son admission à l’Ecole Normale de Paris-Auteuil en formation PEGC. Il suivit parallèlement des études à la Faculté des Sciences de Paris 6-Jussieu, dans le nouveau site de la Halle aux Vins, obtenant un DEA de géophysique appliquée en 1969. Ayant brillamment réussi les concours du CAPES puis de l’Agrégation de Sciences de la vie et de la terre, Alain Pilot a enseigné cette spécialité dans des établissements de la capitale ou de sa proche banlieue : lycée Rodin, collège Robespierre à Ivry, lycées Gabriel Fauré puis Henri IV, où il exerça jusqu’en 2003. Des problèmes de santé l’ont conduit à solliciter et obtenir son détachement comme conseiller scientifique et chargé de mission auprès de l’Académie Française, au Service du Dictionnaire. Il participa très activement et efficacement à la rédaction des notices de sa spécialité, jusqu’à sa retraite en 2011.

Ayant fait la connaissance d’Alain Pilot au printemps 1968, dans le cadre d’activités militantes syndicales et politiques, à l’approche du cinquantenaire des événements de mai-juin, j’avais repris contact avec lui pour évoquer une période que nous avions vécue ensemble à Paris et lui-même pour une part à Compiègne. Il m’avait généreusement ouvert son très riche fonds de documentation en tracts, affiches, journaux et livres de cette époque, où j’ai pu puiser une partie du matériel que nous avons exposé à la bibliothèque Saint-Corneille de Compiègne, à l‘occasion du cinquantenaire des événements, en mai 2018.

A son épouse, à ses deux filles, à sa famille et à ses proches, notre Société présente ses sincères condoléances.

Par Jacques BERNET, le 12/02/2019




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