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Du collège de Compiègne au lycée Pierre d’Ailly (1571-2011)


Du collège de Compiègne au lycée Pierre d’Ailly (1571-2011),

journées d’études des 14 et 15 janvier 2011 au lycée Pierre d’Ailly de Compiègne.

Le 40e anniversaire de l’installation du lycée Pierre d’Ailly, en ses locaux actuels dans le quartier des Avenues, a été mis à profit pour organiser dans l’établissement cette manifestation à la fois historique et commémorative, précédée d’une conférence sur le Cardinal Pierre d’Ailly et accompagnée d’une exposition fort suggestive, d’après les collections des lycée et collèges ou de prêts de l’Association des anciens élèves. L’ensemble a été organisé par le lycée et notre consoeur la Société Historique, dont le vice-Président Éric Georgin, enseignant dans l’établissement, a été la cheville ouvrière, tandis que notre société d’histoire moderne et contemporaine a apporté son concours par les communications de deux de ses membres et en y conviant ses adhérents.

Le colloque proprement dit a été décliné en trois thèmes intitulés : un patrimoine, des institutions des hommes. Le Président de la Société Historique, Éric Blanchegorge, a évoqué l’histoire et l’évolution des bâtiments, depuis le collège royal jusqu’au lycée républicain, tandis que Juliette Lenoir a présenté les fonds provenant du collège, qui sont conservés dans les bibliothèques de Compiègne dont elle a la charge. Adjoint à l’urbanisme, Michel Foubert a longuement retracé la gestation de la propriété des Comtes de Foy où devait s’installer progressivement le lycée après la Seconde guerre mondiale. Boris Noguès, chargé de recherches en histoire de l’Éducation à l’INRP a retracé les premiers siècle du collège, des séculiers aux jésuites, mettant en évidence les atouts du modèle congréganiste en son temps ; j’ai moi-même suivi les aléas de l’établissement après la suppression des jésuites en 1762, dont les Bénédictins de Saint Corneille prirent le relais après une calamiteuse parenthèse séculière, puis se trouvèrent confrontés à l’épreuve de la Révolution, qui ne déboucha que sur un modeste collège municipal dans le cadre de l’Université impériale. Yves Verneuil a ensuite étudié le profil et le parcours de douze principaux du collège de Compiègne entre 1848 et 1914, tandis qu’Eric Georgin retraçait l’histoire et les activités de l’Association des Anciens élèves du collège puis du lycée, créée en 1873, qui atteignit son apogée en effectifs et en rayonnement dans l’entre-deux guerres.

Enfin, les quatre dernières communications ont été l’occasion de brosser les portraits croisés de quelques figures remarquables de l’établissement au XXe siècle : l’abbé Jean Jérôme (1914-1994), aumônier de 1945 à 1970, présenté par son fervent disciple Philippe Monart ; Serge Jouhet (1912-1986), mythique professeur de philosophie de 1941 à 1973, évoqué par son ancien élève et collègue Jean-François Prévost ; l’écrivain Roger Judrin (1909-2000), sous lequel Benoit Le Roux a dévoilé le professeur de lettres original au lycée, où il enseigna jusqu’en 1970 ; Stéphane Courtois a retracé le singulier parcours de l’historienne Annie Kriegel (1926-1995), qui professa aussi quelque temps à Compiègne.

N.B. L’ensemble des communications de cette journée, complété par d’autres contributions en rapport avec le sujet, devrait faire l’objet d’une prochaine publication spécifique de la Société Historique de Compiègne. Nous proposons cependant en avant-première, dans la rubrique « articles » du site Internet de la Société d’Histoire moderne et contemporaine de Compiègne, le texte de notre communication intitulée : « Le collège de Compiègne, de la fin des jésuites à Napoléon (1762-1808).

Par Jacques BERNET, le 22/01/2011




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