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Nouvelles contributions sur le centenaire de la Grande Guerre dans l’Oise


Le centenaire de 1914-1918 continue d’alimenter les recherches et d’enrichir les publications des sociétés savantes de l’Oise, à l’heure où nous venons de commémorer un épisode notable pour le département : sa première et éphémère libération en mars 1917, à la suite du retrait allemand sur la ligne Siegfried, du fait de l’opération Alberich conduite sous l’autorité du maréchal Hindenburg, nouveau commandant des armées allemandes du front ouest.

Cet événement a donné lieu à deux journées d’études le 18 mars dernier, à Noyon et à Coucy-le-Château, cette dernière ville enregistrant la perte irrémédiable de son célèbre donjon féodal, sacrifié aux impératifs de l’armée allemande en repli stratégique sur une ligne de front raccourcie. En attendant la publication des actes de ces deux intéressantes manifestations, signalons deux publications apportant de nouvelles contributions à l’histoire de la période.

Dans le n° 289 des Etudes Noyonnaises daté de mars 2017, la Société Historique, Archéologique de Scientifique de Noyon que préside notre confrère et ami Jean-Yves Bonnard propose cinq articles dont le fil conducteur est l’après-première guerre mondiale dans le Noyonnais. La famille Balny d’Avricourt, dont l’ascension est évoquée par Jean-Yves, y perdit son château, détruit par les Allemands en mars 1917. Dans l’immédiat après-guerre le Noyonnais en ruines connut des visites touristiques organisées par la Compagnie du Nord, décrites par Fabien Crinon. S’ouvrit alors le temps de la commémoration sous-tendue d’idéologie comme pour le monument aux morts de Ressons-sur-Matz, œuvre du sculpteur maurrassien Real Del Sarte, présentée par Jean-Yves Bonnard. Puis ce fut le temps de la reconstruction, vaste chantier ouvert aux architectes tel le Compiégnois Jean Stra, dont j’ai évoqué l’œuvre remarquable de Beaulieu-les-Fontaines et à Nampcel, occasion aussi de repenser l’urbanisme et les édifices publics, tel l’hôpital de Noyon, dont la reconstruction a été suivie par Laurent Cessin.

Le bulletin n° 141, daté de mars 2017, dernière livraison des Amis du Vieux Verneuil, revient quant à lui sur 1914 et les débuts de la Grande Guerre, avec la présentation du terrain d’aviation de Creil-Verneuil, qui fut établi au tout début du conflit. Grâce à la plume très informée du lieutenant-colonel Calcine, nous suivons les origines et l’essor de ce terrain d’aviation, qui fut amené à jouer un rôle de premier plan dès de la bataille de la Marne en septembre 1914, puis dans la défense de Paris pendant la Grande Guerre, avant de déboucher sur la mise en place de la grande base aérienne de défense de Creil, intimement liée au monde du renseignement.

Par Jacques BERNET, le 06/04/2017




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