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Revue d’histoire de Nîmes et du Gard, n° 32, mars 2017.


A la suite des contacts noués depuis l’été dernier avec la Société d’Histoire moderne et contemporaine de Nîmes et du Gard, nous venons de recevoir, au titre de l’échange de nos publications, la dernière livraison de sa revue annuelle, une copieuse publication de 186 pages.

Or cette Société savante porte le même nom que la nôtre, ce qui n’est pas tout à fait un hasard : elle a été créée en effet en 1983, dans la foulée de notre société compiégnoise datant de 1978, par un groupe d’historiens de Nîmes autour de notre collègue Anne-Marie Duport, que je connaissais bien à cette époque, dans le cadre du séminaire d’Albert Soboul à Paris I ; cela m’incite donc à penser qu’elle a pu s’inspirer de notre exemple. Ajoutons qu’Albert Soboul était lui-même Nîmois d’origine et que cette société compte parmi ses membres actifs Claude Mazauric, qui fut un proche et un disciple de l’historien des sans culottes parisiens, dont il s’est par ailleurs fait le biographe.

Cette découverte un peu fortuite de la Société de Nîmes, lors d’un récent séjour à Montpellier, m’avait incité à prendre contact, en même temps qu’avec la société de La Rochelle ayant une appellation similaire et dont le connaissais le responsable, Claudie Vallin, comme membre de la même commission que moi au CTHS. La Société de Nîmes a toutefois évolué de manière quelque peu différente, s’étant en quelque sorte institutionnalisée, puisqu’elle a acquis une vocation départementale et que son siège se trouve aux Archives du Gard. Comme l’explique le président Robert Chamboredon dans l’éditorial de la dernière livraison, le titre de la publication récemment modifié s’est élargi en « Revue d’histoire de Nîmes et du Gard », étendant son champ chronologique aux périodes antique et médiévale, très importantes dans ce département, comme en témoignent les récentes découvertes romaines spectaculaires d’Uzès.

De ce fait, malgré le maintien de sa dualité avec l’Académie de Nîmes, on peut estimer que la Société d’Histoire moderne et contemporaine de Nîmes et du Gard, revendiquant quelque 140 adhérents à jour de leurs cotisations, a conforté son statut de société savante à l’échelle d’une ville-préfecture dotée récemment d’une Université et d’un département méridional particulièrement riche historiquement.

Le sommaire de la dernière revue n° 32, datée de mars 2017 comporte 7 articles provenant d’autant de conférences proposées par la société en 2016 :

- L’école des mutilés de Nîmes (1915-1921), par Claude Mazauric.

- Henri Pitot, un constructeur qui a beaucoup œuvré dans le Gard, par Louis Gabard.

- La naissance de la Gendarmerie nationale dans le Gard (1791-1801), par Catherine Schmidt.

- Les Gardois et la Commune de Paris, 1871-1880, par Raymond Huard.

- Le sénéchal de Nîmes-Beaucaire au XIII° siècle, par Antoine Meissonnier.

- A propos de l’abbé Pialat, prêtre réfractaire en Cévennes, par Gérard Cholvy.

- La subdélégation du Vigan au XVIII° siècle, par Robert Chamboredon.

Par Jacques BERNET, le 17/04/2017




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